‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 2)Chapitre 129 sur 162 · C.uibourt, Drogues, 6e édition. T. IV. — àl · texte numérisé non relu

C.uibourt, Drogues, 6e édition. T. IV. — àl

LES ENTOZOAIRES.

la douve et \edistorne lancéolé, qui se trouvent tous deux dans le foie : le Distoma heterophies , de l’intestin ;le Fascicularia ocularis, Moq., et le Festucaria lentis, Moq., qu’on a rencontrés dans l’œil; enfin le Thecosoma hematobium , Moq., découvert dans la veine porte. Nous ne parlerons que des deux premiers.

Douve hépatique ( Distoma hepaticum). Cet helminthe a le corps ovale-oblong, aplati comme une feuille, plus large en avant où il se rétrécit en une sorte de cou, qui porte à son extrémité la bouche entourée d'une sorte de cupule. La ventouse ventrale se trouve un peu en arrière de la bouche, et entre les deux ventouses l'orifice des organes sexuels. Ses dimensions sont de 18 à 31 mil. de long sur A à 13, u de large (fiy. 986).

Ce ver est parasite des ruminants : on le trouve aussi chez le cheval, l’âne et le cochon, et quelques autres animaux encore : rarement chez l’homme, où il vit généralement dans les conduits et la vésicule biliaires, quelquefois aussi dans l’inLestin.

Diatome lancéolé ( Distoma lanceolatum) . Ce distome, plus petit que le précédent, est lancéolé; trois ou quatre fois plus long que large, demi-transparent ; lisse. La ventouse buccalcest plusgrande que dans l’espèce précédente. 11 vit à peu près dans les mêmes conditions que la douve. A cause de ses moindres dimensions il peu! pénétrer plus avant dans les canaux biliaires.

3° TURBEl.LARIÉS. .

Les lurbellariés sont des vers dont le corps est mou, déprimé, sans divisions annulaires, dépourvus d’appendices latéraux quelconques et de ventouses. Ces animaux se lientd’unc manièreassezinlimeaux sangsues ; quelques-uns d’entre euxonl une bouche et un anus distincts et situés aux deux extrémités du corps ; mais, chez d’autres, l’orifice anal se trouve vers le milieu de la face ventrale, et il en est beaucoup chez lesquels la cavité digestive ne communique à l’extérieur que par une ouverture unique. Le canal alimentaire est souvent garni de prolongements latéraux plus ou moins ramifiés : la circulation s’opère à l’aide d’un système de vaisseaux très-analogues à ceux des sangsues. Chez la plupart on n’a pas reconnu de système nerveux; mais, chez d’autres, il se compose de deux cordons longitudinaux terminés antérieurement par une pa ire de ganglions sous-œsophagiens. La plupart sont androgynes. Ils ne sont pas parasites comme les véritables vers intestinaux; on les trouve dans la mer et dans les eaux douces, où ils rampent à la manière des limaces. Ouïes divise en planaires , cérébratules et mémertes.

CESTOIDES.

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