PAR LA DESSICCATION. * ^‘U1 ••• -4 G , 0 ? S
| Ammoniaque 0,.'i2o
/ Suif solide (stéarine) ,
Suif liquide [ê/aï æ)
Cholestérine
par l'éther J ,1,li!e acide combinée à l’ammo-
niaque r to,uuu
Huile volatile.
Une trace d’un acide soluble
dans l’eau ?
Cholestérine ,
Huile acide combinée à l’ammo- j
niaque j
rtR l alcool / Hmle volatile, f
Chlorhydrates d’ammoniaque, de (
potasse et de chaux \
Acide indéterminé en partie sa- !
turé par les mêmes bases J
Chlorhydrates d’ammoniaque, de
potasse et de chaux
Acide indéterminé en partie saturé par les mêmes bases?
Gélatine
par l eau ^ Matière trèj-carbonée, très-solu- S 19,000
bie dans l’eau, insoluble dans '
l’alcool
Sel calcaire soluble, à acide combustible
| Phosphate de chaux
PAR l’ammoniaque. . j AJhummo. . . . . .
^ Pnosphate de chaux j 12,000
Fibrine
Carbonate de chaux
nÉSIDü I Phosphate de chaux i 2 750
Poils mêlés au musc
fc-'Ne 0,05
[Geigcr cl Riemann (1) ont donné l’analyse suivante du musc :
; Gmelin, Ilandbuch der C hernie. II, 410, d’après Alp. Milne-Edwards, op. cit ., p. 3 1 .
LES MAMMIFÈRES
Graisse non saponifiable G1
Cholestérine, contenant de la graisse précédente 4,0
Résine amère particulière 5,0
Extrait alcoolique, acide lactique libre et sels 7,5
Extrait aqueux, matière particulière combinée avec de la potasse et de l’ammoniaque, et sels solubles dans l’eau. 36,5
Résine sableuse insoluble 0,4
Eau et ammoniaque dégagés de l’acide lactique 45,5
La résine a l’odeur de musc. L’extrail aqueux est formé surtout de l’acide que Büchner a appelé l'acide du musc cl qui se présente sous la forme d’une poudre pulvérulente, brune, inodore, insoluble lorsqu’elle est isolée, mais dont les combinaisons avec la potasse et l’ammoniaque peuvent se dissoudre dans l’eau. |
<(Le musc étant d’un très-haut prix, les marchands ont intérêt à ce qu’il augmente de poids, plutôt que d’en perdre. Ils le conservent donc alternativement dans des lieux humides, el dans des vases hermétiquement bouchés, qui retiennentl’humidité dont il s’est chargé. Mais on conçoit que le musc, placé dans de pareilles circonstances, éprouve bientôt une altération qui porte surtout sur les principes azotés, et que l’ammoniaque, qui est un des produits de cette altération, étant forcée de rester dans la masse, réagit à son tour sur le suif, et le convertit en partie en graisse acide, formant avec elle une combinaison semblable au gras des cadavres. Tous les muscs n’offrent pas cette altération au même degré, mais ils la présentent cependant, el les médecins doivent compter employer, non le musc naturel, mais bien celui qui a été ainsi altéré. Nous ne croyons pas que cette connaissance doive les éloigner d’employer un médicament énergique dans plusieurs circonstances; car l’altération dont nous parlons ne porte que sur l’albumine, la gélatine et la fibrine, substances inertes, et les remplace en partie par de l’ammoniaque réduite à l’état savonneux, dont l’eflet, d’ailleurs, a dû entrer de tout temps dans les propriétés médicales qui ont été reconnues au musc. Nous pensons que l’autre produit de la décomposition des matières azotées -ci- dessus nommées est la matière très-carbonée et non azotée précédemment décrite : celte matière est probablement inerte comme celles qui lui ont donné naissance, et ne doit rien changer aux propriétés du musc (1). »
Le musc est un puissant tonique et excitant. Les parfumeurs aussi en font un très -grand usage (2). -f
(t) Journ. de pharm ., t. VI, p. 105.
(2) Voyez S. Piesse, des odeurs, de* parfums et des cosmétiques. Traduit de l’anglais par 0. Reveil. Paris, 1865.
Ô Les RUMINANTS A CORNES OSSEUSES ET CADUQUES lie Composent
qu un seul genre, qui est celui des cerfs. Ces animaux sont en général remarquables par l’clégance de leurs formes et la rapidité de leur course. Les mâles ont la tête armée de cornes rameuses nommées bois, qui tombent et se renouvellent chaque année. Les femelles ensont dépourvues, excepté dans la seule espèce du renne.
Le mode de formation et de renouvellement de ces cornes est très-simple. A un certain âge, ordinairement lorsque le jeune animal cesse de teler sa mère, il se forme, de chaque côté de l’os frontal, une proéminence légère recouverte de peau, et où un grand nombre de vaisseaux se répandent, car on y sent une vive chaleur. Bientôt cette proéminence s’accroît, en soulevant avec elie la peau qui la recouvre; mais, quelques mois plus tard, il se forme àJa base du prolongement osseux un cercle de tubercules qui, en grossissant, comprime les vaisseaux nourriciers et les oblitère. D’abord la peau se dessèche et se déchire en lambeaux ; le bois mis à nu se détache â son tour de la base et tombe. Une petite hémorrhagie suit ordinairement, mais après vingt-quatre heures les vaisseaux qui répandaient le sang sont fermés, une mince pellicule recouvre toute la plaie, et la production d’un nouveau bois commence immédialemenf. Ce nouveau bois acquiert généralement de plus grandes dimensions que celui auquel il succède, et le nombre des branches est aussi plus considérable; mais sa durée n’est pas plus grande, et il se renouvelle toujours chaque année.
On peut diviser les cerfs en deux tribus, suivant que les divisions de leur bois sont rondes ou aplaties. Trois espèces seulement les ont aplaties:
c’est Y élan, le renne et le daim. Tous les autres , parmi lesquels se trouvent les vrais cerfs et les chevreuils, ont les bois arrondis.
L’élan ( Cervus vices, L.) est le plus grand des animaux de ce genre; il égale presque la taille du cheval. Il manque de dents canines et de mufle; ses bois s’écartent de la tète et forment deux grandes lames aplaties et profondément dentelées (fig. 812), dont le poids s’élève quelquefois à 25 kilogrammes. Pour supporter un tel poids, l’élan a reçu un cou plus court et plus robuste que
LES MAMMIFÈRES
les autres cerfs, et qui lui donne un air beaucoup moins élancé, moins noble et môme disgracieux. Il a les jambes élevées, surtout celles de devant, ce qui le force à les écarter ou à se mettre à genoux lorsqu’il veut paître à terre. Son poil est grossier et cassant; celui de la nuque et du garrot est beaucoup plus long et forme une épaisse crinière, et l’animal porte sous la gorge une proéminence ou pendeloque couverte de longs poils noirs.
L’élan habile les forêts marécageuses dans le nord des deux continents. Il est très-sauvage et paisible, à moins qu’il ne soit irrité; alors sa force le rend très-dangereux. Comme il lui arrive quelquefois de tomber en fuyant les chasseurs, et qu’alors on a cru voir qu’il s’introduisait le bout du pied gauche dans l’oreille, on en a conclu qu’il était sujet à des attaques d’épilepsie dont il se délivrait par ce moyen, et par suite que le sabot de ce pieu gauche, pris à l’intérieur, était efficace pour guérir l’homme de cette terrible maladie. L’origine des propriétés médicales d’un grand nombre de substances autrefois usitées n’est souvent pas mieux fondée.
On trouve encore dans le commerce le sabot de l’élan, avec le bas du pied de derrière de l’animal, réduit aux deux grands doigts moyens ongulés, accompagnés par derrière et de chaque côté d’un doigt beaucoup plus court qui ne posait pas à terre, ainsi que cela a lieu dans toute la famille des ruminants. Le poil des doigts est assez court et roussâtre; les ongles sont noirs, de
la nature de la corne, et celui du côté intérieur est constamment plus allongé que l’autre.
Le renne ( Cervus ta randus , L.) manque de dents canines et de mufle. La femelle, ainsi que le mâle, porte des bois ramifiés dont les andouillers et les empaumures sont palmés Ifig. 813). Il est à peu près de la taille du cerf : mais il est plus trapu, pourvu de jambes plus fortes et plus courtes, et son poil laineux, qui est brun foncé au commencement de l’année, devient presque blanc aux jours caniculaires. Il habite les contrées glacées des deux continents et constitue la principale richesse des Lapons, auxquels il sert de
Fie;. 813. — Bois de renne.