HÉMIPTÈRES. — CIGALES
t>es, et comprend la punaise «le» lits, un des insectes les plus incommodes pour l’homme et l’un de ceux pour lequel il éprouve le plus de répulsion. Il est dépourvu d’ailes, a le corps mou, orbiculaire et très-aplati ; le corselet très-élargi, la tête tort petite, pourvue de deux antennes brusquement terminées en forme de soie et d’un suçoir à trois articles distincts (fig. 895).
La seconde famille prend le nom de uydrocorises, ou de punaises (Veau. Ils ont les antennes très-courtes et cachées sous les yeux, et les pieds antérieurs souvent élargis, recourbés en avant en forme de pince, et leur ser- Fig. sos. - punaise des üts. vant à saisir d’autres insectes dont ils se nourrissent : tels sont les nèpes (fig. 896) et les ranatas.
Le sous-ordre des uomoptères se compose d’insectes qui vivent exclusivement du suc des végétaux. Leurs ailes antérieures sont
Fig. 896. — Nèpe.
tantôt coriaces, tantôt membraneuses et semblables aux inférieures. Enfin les femelles ont en général une tarière à l’aide de laquelle elles percent l’épiderme des végétaux pour y loger leurs œufs. On les divise en trois familles : les cicaduires (cigales et fulgores, fig. 897), les ophidiens et les gallinsectes.
Les cigales, qui forment le type de la première famille, sont pourvues de trois yeux lisses et ont six articles aux antennes ; leurs élytres sont transparents et veinés, et les mâles portent, de ciaque côté de la base de l’abdomen, un organe particulier à aide duquel ils produisent une espèce de chant monotone. Ces insectes se tiennent sur les arbres ; les femelles ont une tarière
LES INSECTES
avec laquelle elles percent les petites branches de bois mort pour y déposer leurs œuls. Les jeunes larves quittent celte retraite pour s’enfoncer en terre où elles vivent en suçant les racines, et se changent en nymphes après être restées engourdies pendant l’hiver. Ces nymphes ont des rudiments d’ailes et les pattes de
Fig. 897. — Pulgore porte-chandelle.
devant très-développées, afin de pouvoir ouvrir la terre pour revenir au jour et monter sur les arbres, où elles se dépouillent de leur enveloppe et prennent des ailes. Un insecte de ce genre, nommé la cigale de l’orne, vit en Italie sur 1 ornier, ou frêne à la manne, et en fait exsuder le suc sucré par les blessures qu’il fait à son écorce. Mais on a eu tort de supposer que le produit de cette exsudation constituait la manne du commerce, dont les larmes ou masses sont évidemment trop volumineuses pour avoir une pareille origine, et qui sont d’ailleurs certainement le produit d’incisions faites à la main (t. II, p. 576).
La famille des apqidiens se distingue de la première famille par les tarses, qui n’ont que deux articles, et par les antennes fililormes, plus longues que la tôle, composées de 6 à 1 1 articles. Ce sont de très-petits insectes,' dont le corps est mou et les élytres presque semblables aux ailes. Us vivent sur les plantes et pullulent prodigieusement. On y trouve d’abord les psylies ou faux pucerons, qui ont 10 ou 11 articles aux antennes, dont les deux sexes ont des ailes et qui peuvent sauter; viennent, après, les pucerons proprement dits, qui ont les antennes fort longues et composées de 7 articles, et deux cornes ou deux mamelons à l'extré-