DICOTYLÉDONES CAL1CIFL0RES
^ris jaunâtre. Son principal caractère réside dans son odeur, qui est une des plus suaves que je connaisse, et presque semblable à celle de la racine d’angélique. Elle n’est pas entièrement soluble dans l’alcool rectifié, môme à l’aide de l’ébullition.
VI. Taramaque ordinaire, OU baume focot. Cette S01’te CSt en masses jaunâtres ou rougeâtres, formées par l’agglomération de petites larmes molles et transparentes, et mêlées des débris d’une écorce jaune, très-mince, à libres apparentes très-serrées, droites et parallèles. Cette résine est amère, inodore en masse, donne une poudre blanchâtre lorsqu’on l’écrase, et exhale alors une odeur analogue à la précédente; mais moins suave, faible et disparaissant bientôt.
Il existe une dernière résine, verte, molle, gluante, nommée
tacainaque de l’île Bourbon, baume vert OU baume Marie, produite parle Calophyllum tacamahaca , Willd. Elle sera décrite à la famille des guttifères.
Pomet et Lemery supposent que l’arbre à l’écorce de Winter ou à la cannelle blanche, qu’ils confondent ensemble et qu’ils confondent aussi avec un arbre de Madagascar nommé Fimpi, fournit la résine alouchi. Du reste, ils ne donnent aucune description de cette résine. Pomet dit seulement que la résine alouchi ne peut être confondue avec le bdellium ni avec la résine de lierre, parce qu’elle est mollasse, de différentes couleurs et fort vilaine.
En 1822, M. Bonastre a fait l’analyse d’une résine alouchi qui se trouvait en fragments de 4 à 32 grammes, mais qui provenait d’une masse cylindrique de 3 à 4 centimètres de diamètre, laquelle s’était desséchée après avoir été moulée et enfermée, à l’état mou, dans une grande feuille de dicotylédone. Celte résine est d’un gris noirâtre, terne, presque opaque, à cassure sub-luisante, et offre dans son intérieur des parties lamelleuses blanchâtres, qui la font paraître marbrée. Elle possède une odeur forte et agréable, analogue à celle des résines d ’lcica, dont sa composition la rapproche également; car elle est formée de :
Résine alouchi.
Résine soluble dans l’alcool froid
— cristallisable, insoluble dans l’alcool froid.
Huile volatile
Extrait amer
Acide libre, sel ammoniacal
Impuretés
Perte
TÉRÉBINTHACÉES.
CARAGNE.
Je ne mets pas en doute que cette résine n’appartienne à un Icica, et je ne suis pas éloigné de penser que son nom ne soit une altération du nom Aracouchini, que porte à Cayenne Y Icica araeouchini d’Aublet ; de sorte que je la suppose produite par cet arbre.
Je possède dans mon droguier deux résines semblables pour la forme à la résine alouchi de M. Bonastre. Elles sont toutes deux noirâtres, opaques, avec des larmes blanchâtres entremêlées, et sont formées en cylindres de 4 centimètres de diamètre ; mais l’une est enveloppée d’une feuille de canne d’Inde, et l’autre d’une écorce fibreuse, qui lui sert d’étui. Toutes deux ont une odeur distincte, différente de la résine de M. Bonastre, de sorte que ce sont encore deux espèces différentes de résines d’arbres burséracés.
I Résine caraçne.
Suivant Monardès (1), on apporte de la partie intérieure du continent d’Amérique et des environs de Carthagène, ou du Nom. de-Jésus, une résine de la couleur de la tacamaque, nommée Cavanna chez les Indiens et par les Espagnols. Celte résine aune odeur de tacamaque, mais plus forte; elle est brillante, oléagineuse et tenace; elle a été apportée pour la première fois vers l’année 1560. Tout ce qu’on a ajouté depuis à l’histoire de la caragne, c’est de l’attribuer à un arbre du Mexique nommé par Hernandez Arbor insanité , Caragna nuncupata, et de dire qu’elle nous est apportée en masses enveloppées dans des feuilles de roseau. [Celte caragne primitive n’est autre chose que YElemi en pains, produite par Y Icica curana. II. B. K.] Mais la résine caragne qu’on connaît depuis longtemps dans les droguiers est une substance différente, qui, suivant le docteur Hancock, serait produite par un autre arbre térébinthacé, qui est Y Aniba guianensis d’Aublet ( Cedrola longifolia , AVilld).
La description la plus précise qui ait été donnée jusqu’ici de la résine caragne est celle de la Pharmacopée de Wirtemberg : résine tenace, ductile comme de la poix lorsqu’elle est récente, devenant dure et fragile en vieillissant. Elle est d’un vert noirâtre, d’une saveur amère et d’une odeur forte et agréable, principalement lorsqu’on la brûle. On l’apporte de la Nouvelle-Espagne, sous forme de morceaux cylindriques enveloppés dans des feuilles de roseau.
N’ayant pas reçu d’échantillon authentique de résine caragne, je ne puis que décrire ceux qui sont en ma possession.
(1) Monardès, chap. 3.
DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
A. Le premier est en morceaux de la grosseur d’une noix, diversement comprimés à leur surface, durs, mais paraissant avoir été d’une certaine mollesse. Cette résine est d’un noir grisâtre, opaque, à cassure terne, couverte dans les sillons de la surface d'une poussière fauve. Elle présente, lorsqu’on l’écrase, une odeur mixte de tacamaque et de résine de pin. Elle se fond facilement au feu et se dissout complètement dans l’alcool.
B. Le second échantillon constitue une masse du poids de 500 grammes environ, un peu aplatie et paraissant avoir été enveloppée dans une feuille dont l’impression ressemble à celle d’une feuille de maïs. Elle est d’un vert noir, opaque, à cassure grenue et brillante, et elle offre une odeur mixte d'élémi et de résine de pin; je ne serais pas étonné quand ce produit seraitartificiel.
C. La troisième résigne caragne que je possède est en larmes grosses comme des fèves, plus ou moins, et elle est généralement aplatie, comme a pu le faire une résine molle qui serait tombée sur un corps dur. La surface des larmes est inégale, souvent plissée, brillante et d’un vert noir foncé. Elles sont très-fragiles, et leur cassure est inégale, mais très-brillante et vitreuse, et les parcelles qui s’en détachent paraissent transparentes. L’odeur de la résine est forte, analogue à celle des résines tacamaques, mais beaucoup moins agréable. Elle se ramollit en partie sous la dent et présente une saveur résineuse peu marquée, ni âcre ni amère. Elle forme avec l’alcool une teinture rougeâtre et laisse un résidu composé de deux sortes de parties : 1° un peu de matière terreuse accidentelle; 2° une substance pulvérulente, d’un vert foncé, qu’on doit considérer comme la matière colorante de la résine. Celte matière verte est insoluble dans l’alcool bouillant; elle fond imparfaitement à l’aide de la chaleur, en dégageant une fumée blanche aromatique; elle finit par brûler sans flamme, et laisse une cendre grise, faisant effervescence avec les acides.
JD. Résine caragne «l’Amboine. Rumphius, dans son fier barium ambonense, décrit une espèce de canarium ( Canari um sylvestre, DC.) dont la partie inférieure du tronc produit une grande quantité d’une résine noirâtre, liquide, mais non visqueuse, et devenant fragile. Cette résine, que Rumphius dit être presque semblable à la caragne d’Amérique, est arrivée en 1813, en même temps que le dammar sélan. Elle ressemble en effet beaucoup à la résine caragne ; mais sa couleur est moins foncée, d'un fauve verdâtre, et elle est translucide sur les bords. Elle se pulvérise entre les dents, et ne présente qu’un goût peu sensible. Elle a une odeur analogue à toutes les résines de ce genre, moins
TÉRÉBINTI1ACÉES. — BOIS DE CITRON.
forte que celle de lacaragne, dont elle peut être regardée comme une espèce inférieure.
Je possède un nombre assez considérable d’autres résines de lérébinthacées, dont les suivantes m’ont été communiquées avec leur nom.
Résine curucay de la Colombie (1). Résine fauve, translucide, d’une odeur très-forte et peu agréable.
Résine île samlaraque Cnatimala (2).
Copal »le Santo (3).
Résine eacicariia de la côte de Terre-Ferme, employée contre les affections du foie, donnée par M. Aug. Delondre. Résine grise, ayant aggloméré un grand nombre de petites larmes blanches et opaques, et beaucoup d’impuretés. Cette résine, par son odeur, se rapproche de la tacamaque angélique.
Rois de citron des ébénistes.
On donne dans le commerce le nom de bois de citron à plusieurs bois de couleur jaune et d'odeur analogue à celle du citron, mais qui n’ont aucun rapport avec le bois de citronnier, lequel est blanc et inodore.
C’est ainsi que déjà, en traitant des laurinées (4), j’ai décrit le bois de licari de Cayenne, qui porte aussi les noms de bois de rose mâle et de bois de citron de Cayenne , et, à son occasion, j’ai mentionné un autre bois de Cayenne nommé bois de rose femelle et bois de cèdre blanc, lequel me paraît dû à l’un des lcica d’Aublet, soit peut-être à son Aniba guianensis, qui porte également à Cayenne le nom de bois de cèdre.
Quoique les bois de citron dont je dois traiter en ce moment soient bien pl us anciennement employés que les deux précédents, et qu’ils soient l'objet d’un commerce considérable, ils sont encore moins connus sous le rapport de leur origine; ayant été attribués, tantôt àl ’Erithalis fruticosa,L. (rubiacées), tantôt aux amyris sylvalica ou toxifcra, L., qui ne paraissent pas pouvoir les produire, à cause de leur peu d’élévation et du petit volume de leur tige. Un seul arbre, parmi ceux dont l’espèce est déterminée, pourrait être supposé en produire un : c’est le Zantiioxylum emarginatum de Swartz, que Sloanc a défini : Lnuro affinis arbor, terebentln folio alato, ligno odorato candido, flore albo ; mais on ignore si cet arbre croît à Saint-Domingue, d’où nous arrivent les bois en question.
Le premier de ces bois est celui que Pomet et Lemerv ont décrit SOUS les noms de bois «le citron, bois de jasmin et bois «le chandelle, et ce sont ces noms mêmes, donnés aussi à YEritkcilis fructicosa , qui ont fait supposer que cet arbrisseau devait produire le bois de ci-
(1) Journ. phurm., t. XVI, p. 136.
(2) Joum. pharm., t. XX, p. 524.
(3) Journ. pharm., t. XX, p. 523.
(4) Goibourt, Drogues, 6e édition, t. Il, p. 397.
DICOTYLEDONES CALICIFLORES.
tron. Ce bois porte aussi, clans le commerce, le nom d’hispanille, parce qu’il vient surtout de l’ancienne partie espagnole de l'île de Saint- Domingue, qui a porté elle- même, pendant longtemps, le nom d'Hispaniola. Il arrive sous la forme de madriers équarris et privés d’aubier, longs de 2 à 4 mètres, larges de 33 à 50 centimètres, épais de 16 à 22 centimètres, et d'un poids considérable. Il est assez tendre et facile à travailler, susceptible d’un beau poli satiné, et fait de fort beaux meubles. Il est d’un jaune pâle et d’une odeur persistante, mixte et très-agréable, de citron et de mélilot. Je lui trouve une saveur rance due sans doute à l’altération de l’huile qu’il contient. Sa coupe, perpendiculaire à l’axe, présente des lignes circulaires nombreuses, régulièrement espacées, et des lignes radiaires très-serrées, très-apparentes, non continues, et longuement amincies à leurs extrémités. Les points ligneux sont dispersés également partout, sur les lignes radiaires comme dans leur intervalle (l).
En 1846, il est arrivé en France une partie de bois d’hispani Ile de Porto-Rico, et j’en possède depuis longtemps une bûche apportée de Cayenne. Cette bûche est cylindrique, épaisse de 15 centimètres, pourvue d’une écorce grise peu épaisse, assez compacte, amère et non aromatique. L’aubier est épais de 2 centimètres. Le canal médullaire existe encore au centre.
Petit bois «le citron. Ce bois arrive en poutres carrées de 1 i à 19 centimètres d’épaisseur; il est dur et plus pesant que le précédent, d’un jaune plus prononcé, avec des veines concentriques plus marquées et des restes d’aubier blanc sur les angles. 11 a une odeur analogue à celle de l’hispanille, mais beaucoup plus faible et disparaissant à l’air. Lorsqu’on le râpe, cette odeur devient plus sensible, peu agréable et acquiert quelque chose de l’odeur des bêles fauves.
Ce bois constitue certainement une espèce différente du précédent. Je ne sais si c’est lui que Nicholson a décrit sous le nom de bois de chandelle (2).
« Bois «le chandelle. Taouia et alacocily. On en distingue de deux sortes, le blanc et le noir. Le premier est un arbre de moyenne grandeur. Son tronc ne s’élève guère au-dessus de 12 à 15 pieds; son diamètre est tout au plus de 3 à 4 pouces ; son écorce est lisse et d’un brun cendré; son bois jaunâtre, dur, odorant, résineux, pesant. Ses feuilles sont pointues, en forme de lance, fermes, odorantes, sans dentelure, paraissant percées lorsqu’on les regarde au soleil, luisantes, disposées par trois à l’extrémité des branches, qui sont toujours terminées par une impaire (feuilles pinnées, à 3 folioles, dont une impaire). Les fleurs sont petites, blanches, et produisent de petites baies noires d’un goût aromatique et de très-bonne odeur. On fait avec le bois de
(1) Les Anglais nomment le bois d’hispanille satin-wood ; mais ils distinguent deux bois satinés, l’un de Saint-Domingue et l’autre de l’Inde. Ce dernier est produit par le chloroxy/um swietenia, de la famille des cédrelées. En France, c’est principalement le bois de Féroles [ferolia guianensis d’Aublet) qui porte le nom de bois satiné. 11 est d’un rouge jaunâtre veiné de rouge, et susceptible d’un beau poli satiné.
(<() Nicholson, Histoire de Saint-Domingue, page 167.
RHAMNEES.
cet arbre des flambeaux pour s’éclairer la nuit : c’est de là que lui vient son nom. »
La description qui précède convient très-bien à un amyris. Q
Bois «le citron «In Mexique.
Ce bois porte au Mexique le nom de Lignaloe ou linalué (bois d’aloès); trompépar ce nom, il y a plusieurs années, un négociant françaisen rapporta une assez quantité grandeà Bordeaux et fut fortdésappoinléqu’on ne voulût pas le lui acheter au prix de 18 ou 20 francs le kilogramme. Ce bois aurait cependant une certaine valeur pour la parfumerie. 11 est blanc à l’intérieur, avec des veines longitudinales très-irrégulières, légèrement brunâtres. 11 est très-léger, poreux et pourvu d’une trèsforte odeur de citron. Il contient une si grande quantité d’essence, qu’on dirait qu’il en a été imprégné par immersion, et que cette essence se condense par gouttelettes, contre le vase qui le renferme, et pénètre entièrement la carte de l’étiquette.
Ce bois a été attribué à un amyris (1). yL
Bois «le €îonxalo-Alvès.
Ce bois, qui est un des plus beaux que l'on puisse employer pour l’ébénisterie, est confondu en France avec le courbaril, dont il porte le
Inom dans le commerce. Il vient de Rio-Janeiro et est produit par un arbre de la tribu des anacardiées, nommé Aslronium fraxini folium. 11 vient en bûches ou en gros madriers carrés. 11 est très-dur, compacte, susceptible d’un beau poli, et présente, sur un fond qui varie du rouge de feu au rouge foncé, de larges veines noires du plus bel effet. Il exbale une légère odeur désagréable lorsqu’on le râpe, et est astringent au goût.
Ce bois porte en Angleterre le nom de bois de zèbre, et dans plusieurs contrées de l’Amérique celui de gateado, ce qui veut dire bois de chat, toujours à cause de sa rayure noire que l’on a comparée à celle du zèbre, du chat ou du tigre. Indépendamment de celui qui vient du Brésil, j’en ai de fort beaux échantillons venus de la Nouvelle-Grenade et de la Vero-Cruz. Le Brésil en fournit d’ailleurs plusieurs qualités, qui doivent être produites par plusieurs espèces d 'astronium.
FAMILLE DES RÜAMNÉES.
Arbres ou arbrisseaux, à feuilles simples et alternes, très-rarement opposées, accompagnées de 2 si ipn les caduques ou persistantes, et épineuses. Les fleurs sont petites, hermaphrodites ou unisexuées, pourvues d’un calice gamosépale, plus ou moins tubuleux par la partie inférieure, où il adhère plus ou moins avec l’ovaire; le limbe est évasé, à 4 ou 5 lobes valvaires. La corolle est formée de 4 ou 5 pétales très-petits,
(I) Ensayo para la materia medica mexicana. Puebla, 1832.
DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
souvent voûtés. Les étamines sont en même nombre que les pétales, placées devant eu\r, insérées à leur base et souvent renfermées dans la I concavité du limbe. L’ovaire est tantôt libre, tantôt demi-infère, quelquefois complètement adhérent, à 2, 3 ou 4 loges contenant chacune 1 ovule dressé. Les styles sont en nombre égal aux loges de l’ovaire, mais soudés entre eux et terminés par autant de stigmates soudés ou distincts. Le fruit est charnu et indéhiscent, contenant ordinairement 3 nucules, ou sec et s’ouvrant en 3 coques. La graine est dressée et contient dans un endosperme charnu, qui est quelquefois très-mince, un embryon homotrope, à cotylédons planes et appliqués.
La famille des rhamnées, depuis qu’on en a séparé les sfaphyliers, les fusains et les houx, pour en former les familles des célaslnnées et des illicinées, ne se recommande plus guère à nous que par les genres Ziziphus et Rhamnus, qui nous fournissent les jujubes et les baies de nerprun.
Jujubier et Jujubes.
Ziziphus vulgaris, Lam. ; Rhamnus ziziphus , L. (fi g. 721). Le jujubier est un arbrisseau très-ramcux qui s’élève à la hauteur de 5 à
7 mètres. Ses rameaux sont garnis d’aiguillons géminés, dont l’un est droit et l’autre recourbé. I Ses feuilles sont alternes, lisses, très-fermes, ovales-allongées, légèrement dentées, avec trois nervures longitudinales. Les fleurs sont très-petites , jaunâtres , réunies en paquet dans l’aisselle des feuilles. Elles sont formées d’un calice à 5 divisions ouvertes et caduques ; d’une corolle à 5 pétales très-petits, alternes avec les divisions du calice; de 5 étamines opposées aux pétales et d’un ovaire biloculaire surmonté de 2 styles. Le fruit est un drupe ovoïde ou elliptique, du volume d’une grosse olive, recouvert d’une peau rouge, lisse, coriace, et renfermant une pulpe jaunâtre, douce, sucrée, assez agréable lorsque le fruit est récent. Au centre se trouve un noyau osseux, allongé, surmonté d’une pointe ligneuse, et divisé intérieurement en deux loges dont l’une est ordinairement oblitérée. La loge développée contient une amande huileuse. Ce noyau n’est d’aucun usage; on le rejette lorsqu’on emploie les jujubes. Le