‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 3)Chapitre 18 sur 176 · VII. Ciuchona scrobiculata · texte numérisé non relu

VII. Ciuchona scrobiculata

(Weddell, Hist.nat. Quinq., pag. 42, tab. VII.)

C. à feuilles oblongues ou lancéolées, aiguës des deux côtés, luisantes en dessus, glabres en dessous, scrobiculées; dents du calice triangulaires, aiguës ; capsules lancéolées, deux ou trois fois plus longues que larges.

Var. a genuina, feuilles oblongues.

(C. scrobiculata , Humb. et Bonp., Plant, équin.; — DC., Prod., IV, 352. — C. purpurea, Laub., III, 6. — C. micrantka, Lind., Fl. méd. 412, n° 829.)

Var. P Delondriana, feuilles sublancéolées plus petites que dans le type.

( C . Delondriana, Wedd., Ann. sc. nat., 3e sér. X, 7.)

Hab. Les vallées subandines du P^ror, entre le 4e et le 19e lat. aust., à la môme auteur que le C. Condamnée. ,à Jaen, Cuzco, Carabaya, etc.

Quinquina scrobiculata. — Les deux variétés de cette espèce donnent, d’après Pereira, des écorces différentes.

A. Quinquina scrobiculata genuina (2). — Les écorces jeunes ont l’aspect des quinquinas de Loxa : elles sont roulées un peu différemment les unes des autres ; leur surface extérieure est pourvue d’une croûte plus ou moins rugueuse, offrant toutes les teintes depuis le blanc jusqu’au noir. La surface du liber, souvent dénudée par la chute de petites plaques du périderme, présente une couleur rouge-brun plus ou moins foncé. Ce liber, bienqu’assez compacte et se cassant assez net, montre toujours de nombreuses fibres, très-visibles à l’œil. C’est le quinquina de Loxa rouge-marron de M. Guibourt. Les écorces plus âgées et plates sont un des Calisayas légers du commerce. Elles sont un peu moins denses que le Calisaya vrai ; la surface extérieure , d’un brun obscur, est marquée de quelques impressions transversales

(1) Phœbus, loc. cit.

(2) Quinquina scrobiculata ( Wedd., Hist. Quinq., pag. 44, tab. XXVIII) . — Quinquina rouge de Cuzco (Del. etBouch., pag. 27, pl. XIII, lig. 5-7); un des Calisayas légers du commerce (Guib., loc. cit., pag. 138). — Quinquina de Loxa rouge-marron (Guib., loc. cit., pag. 104). — Vulgo Cascarilla colorada de Cuzco et Cascarilla colorada de Santa Anna.

RUBIACÉES. — CINCHONA NITIDÀ.

très-légères et de cavités remplies d’une matière fongueuse ou de verrues irrégulières, ou encore de sillons digitaux analogues à ceux des Calisaya, mais moins profonds et séparés par des crêtes moins saillantes ; la surface interne, à grain fin et droit, est d’un jaune orangé; la fracture transversale, plus ou moins celluleuse à l’extérieur, présente, à la partie interne, des fibres longues et flexibles. La saveur est amère et astringente.

Ces quinquinas arrivent mêlés au Calisaya.

Richesse en alcaloïdes . — D’après MM. Delondre et Bouchardat, cette écorce donne 4 grammes de sulfate de quinine et 12 de sulfate de cinchonine par kilogramme; les écorces roulées seulement de G à 8 grammes de cinchonine.

Examen microscopique. — Voir plus haut, pag. 123.

B. Quinquina scrobiculata , p Dclondriana. (1) — Cette écorce, qui a la couleur du Calisaya, s’en distingue par sa surface extérieure beaucoup plus unie et par la longueur de ses fibres Elle est moins amère. D’autre part, elle est plus épaisse et plus dense que le quinquina précédent.

VIH. Cinchona amygtlalifolia.

CWedd., Ann. sc. nat., X, pag. 6 ; Hist. nat. Quinq., 45, pl. VI.)

C. à feuilles lancéolées, subacurninées, atténuées à la base, luisantes à la face supérieure ; dents du calice triangulaires aiguës ; capsule lancéolée, trois à quatre fois plus longue que large, pubescente.

Habite les bois élevés et le sommet des montagnes de la Bolivie.

Quinquina amygdaufolia (2). — Cette écorce n’est nullement estimée des indigènes, et elle n’arrive qu’accidentellement dans le commerce. Nous renvoyons pour sa description à l’ouvrage de M. Weddell.

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