‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 3)Chapitre 49 sur 176 · OMBELLIFÈRES. — FENOUIL · texte numérisé non relu

OMBELLIFÈRES. — FENOUIL

trop sur un seul article, je ine bornerai à comparer les dires de quatre auteurs principaux avec le résultat de mes propres observations.

Dioscoride, dans sa Matière médicale, s’est beaucoup étendu sur les propriétés d’une plante nommée pàpaôpcv ; mais, la supposant sans doute très-connue de ceux à qui il s’adressait, il n’en a donné aucune description, de sorte que ce n’est que par la comparaison de son texte avec ceux de Pline et de Galien, que l’on voit que le Marathrum doit être un fenouil.

Dans le chapitre suivant, Dioscoride traite d’une autre plante nommée liTiTop.âpaôpov ( hippomur a thrum ), qui est un grand Marathrum sauvage, mais portant un fruit semblable à celui du Cachrys. Quelques auteurs ont cru voir dans cette plante le fenouil sauvage, lequel croît naturellement en France et en Allemagne; mais il est probable qu’il s’agit ici, en effet, d’une espèce de Cachrys.

Enfin, dans le même chapitre,

Dioscoride mentionne une autre espèce à' Hippomurathrum à feuilles longues, menues et étroites et à semence pareille à celle de la coriandre, ronde, Acre et odorante. Cette plante possède les propriétés du Marathrum, mais dans un moindre degré. Il est difficile de supposer que celte plante puisse être un fenouil. Voilà véritablement tout ce qu’on peut tirer de Dioscoride.

G. Bauhin, dans son Pinax, mentionne sept espèces de fenouil.

Page 1