I.X. licorco «l’Asinonicli
('incliona rosea.ll. l’. ; lasionema 7'osea Don. Arbre d’une grande élévation , très touQ’u , devenant fort beau au temps de sa floraison. Les fleurs sont roses, petites, â tube légèrement renflé et recourbé; le limbe est très ouvert, à .ô dents obtuses, un peu velues sur le bord. I.’écorce se trouve chez M. Delessert (lettre G) et au Musée britannique, II” 8 des écorces. Elle est mince , dure, compacte, cassante, d’une couleur de chocolat à l’intérieur ; couverte d’un épiderme gri-
DICOT Y I,É DO N LS C ALKU Ll.O U L S.
sâlre el uni. Elle ne présenle qu’une saveur peu marquée. D’après Ruiz, cette écorce est peu amère , mais très astringente. Elle est nulle sous le rapport médical.
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Exostemma floribundum Roem. et Schult. Arbre de 10 à 13 mètres, découvert en 17A2 , par Dosportes, à Saint-Domingue. 11 croît également sur les montagnes des autres Antilles ; et comme dans ces îles le sommet des montagnes se nomme l’écorce en a pris le nom de
quinquina piton (1).
A. Cette écorce , telle que je l’ai trouvée anciennement dans le commerce, est roulée, cylindrique, grosse comme le doigt, recouverte d’un épiderme variable : tantôt cet épiderme est d’un gris foncé, très mince , ridé longitudinalement ; tantôt il est recouvert de plaques cryptogamiques , blanches et tuberculeuses , et marquées de légères fissures transversales; d’autres fois, enfin, il est épais, fongueux, crevassé , blanchâtre à l’extérieur, jaunâtre à l’intérieur. Dans tous les cas l’écorce elle-même est mince , légère , très fibreuse , sans ténacité , facile à déchirer ou à fendre dans le sens de sa longueur. Sa cassure est d’un gris jaunâtre , mais sa surface interne est d’une couleur plus ou moins noire , entremêlée de
Fig. 286.
fibres blanches longitudinales ; son odeur, quoique faible , est nauséeuse ; sa saveur est exces-
(1) Exostemma floribundum (lig.
286). Feuilles courtement petiolées, toutes glabres, très ouvertes, longues de i't à 16 centimètres , elliptiques lancéolées ; stipules oblongues , obtuses , engainantes ; panicule terminale très étendue , à rameaux glabres , comprimés -, calice à dents subulées très petites.
Corolle glabre. Tube long de 27 centimètres ; limbe à 8 divisions longues et linéaires. Filets et style capillaires , aussi longs que les divisions du limbe ; stigmate ové , indivis. Capsule obovée ,
RUmAf,ÉF,S. 173
sivenient amère et désagréable ; elle donne une poudre d’un brun terne; elle possède une propriété vomilive.
B. Je dois à M. Robinet un autre écbanlillon de quinquina piton dont les caractères physiques sont assez différents de ceux qui viennent d’être exposés, et qui paraît être celui dont il est question dans le Journal de pharmacie, t. II, p. 508. Ce quinquina se compose de deux sortes d’écorces. Les unes , qui ont appartenu aux rameaux supérieurs de l’arbre , sont presque aussi minces que du papier et néanmoins très larges , ayant une surface presque unie ou faiblement chagrinée , d’un gris sombre et un peu rougeâtre; la surface intérieure est brunâtre, unie , et offre la même apparence fdn euse que la précédente. La poudre est d’un brun pâle ou blanchâtre ; du reste cette écorce jouit des mêmes propriétés chimiques et médicales que la précédente.
C. Les secondes écorces de l’échantillon de RI. Robinet paraissent avoir appartenu au tronc de l’arbre, sont épaisses de 2 ou 3 inilliraètres, et sont recouvertes d’un épiderme jaunâtre , peu épais, un peu spongieux et friable. Le liber est compacte , offre une cassure fibreuse à l’intérieur, mais donne sous la scie une coupe polie et orangée. La surface intérieure est striée, jaunâtre et noirâtre par places. Toutes ces écorces paraissent avoir une grande tendance h la moisissure, et il est rare que l’intérieur n’en offre pas des traces plus ou moins évidentes.
Le quinquina piton donne, par la macération dans l’eau, un liquide rouge très foncé , très amer, ne rougissant pas le tournesol , et paraissant plutôt alcalin qu’acide. Fourcroy en a fait le sujet d’une fort belle analyse que l’on trouve dans les Annales de chimie , t. VIII, p. 113. Pelletier et RI. Caventou l’ont aussi soumis à quelques essais, dans la vue d’y cliercher la quinine ou la cinchonine , qu’ils n’y ont pas rencontrées.