‹ Histoire naturelle des drogues simples ou cours d'histoire naturelle professé a l'Ecole de Pharmacie de Paris (volume 4)Chapitre 36 sur 85 · LXII. Quiiiiiuiita caraïbe · texte numérisé non relu

LXII. Quiiiiiuiita caraïbe

Exostemma carihaium (fig. 286). Arbuste de 3 ou 4 mètres d’élévation , trouvé à la Jamaïque , à Cuba , h Saint-Domingue et à la Guadeloupe; ses rameaux sont d’un brun pourpre et parsemés de points cendrés; son bois est d’un jaune foncé, très dur, et a reçu par dérision le nom de tendre en gomme. D’après Rlurray, l’écorce sèche du tronc est en fragments un peu convexes, .d’une ligne et demie d’épaisseur, composée d’un épiderme profondément gercé, jaunâtre, spongieux et friable, et d’un liber plus pesant , dur, fibreux, d’un brun verdâtre. L’écorce des branches est également brune et couverte d’un épiderme mince , grisâtre , recouvert de lichens.

,Ie n’ai que doux faibles échantillons de quinquina caraïbe dont je

17/4 DICOTYMÎDONES CALICIFUtr.ES.

sois certain : run in’a été donné anciennement par AI. Cap, et l'antre

par Pelletier.

L’échantillon (A) donné par .M. Cap, se compose de fragments d’écorces plates qui n’offrent que des restes d’une croûte blanche, quelquefois épaisse de 2 h 5 millimètres, dure et profondément; crevassée, mais ordinairement mince et offrant à sa surface une quantité considérable de petits cryptogames noirs et tuberculeux , entre autres le verrucariu tmpicu Ach. Le liber est épais de 2 millimètres, formé de fibres plates qui se séparent facilement les unes des autres par ]iluques minces. Sa couleur naturelle paraît être le jaune foncé , mais par la dessiccation ou par l’action jirolongéede l’air, la phipart des morceaux ont pris une teinte rouge ou brune noirâtre ; l’amortumc en est très forte et désagréable , la salive est colüi ôe en jaune orangé ; la poudre ressemble à celle du quinquina jaune.

Cette écorce, malgré son caractère fibreux, est très pesante, et semble avoir été |)lot!gée dans une dissolution saline et séchée ensuite; d’autant plus qu’elle offre à la loupe, et même à la simple vue, des points brillants dont plusieurs ont une forme cristalline bien prononcée. Pour m’assurer si ce caractère n’était pas effectivement accidentel , j’ai lavé une écorce dans de l’eau froide, qui n’a offert ensuite aucun indice de chlorure ou de sulfate ; je pense donc que les cristaux doivent être attribués à quelque principe inhérent à l’écorce.

L’échantillon (11) donné par Pelletier est en écorces plus jeunes que les précédentes, très minces, cintrées ou à demi roulées, couvertes d’un épiderme blanc jaimàtrc; leur texture est très fine; leur cassure est nette, non fibreuse, d'un jaune orangé foncé ; la surface interne est très unie et d’un brun noirâtre. La saveur et la coloration de la salive sont semblables à cellcs-du premier échantillon.

Page 1