‹ Histoire naturelle des drogues simples ou cours d'histoire naturelle professé a l'Ecole de Pharmacie de Paris (volume 4)Chapitre 64 sur 85 · Gaiiiliir eiibique noiràti-e. Voirie âlémoire cité · texte numérisé non relu

Gaiiiliir eiibique noiràti-e. Voirie âlémoire cité

23. «aimbir cubique amylacé. Ce gambir cst en petits pains cubiques ou presquecubiques, de 15 millimètres de côté environ, et du volume de 2s‘'-, 3 à h grammes. J’en ai deux échantillons qui dilTôrent un peu par leur couleur extérieure, l’un étant d’un brun terne et un peu jaunâtre, et l’autre d’un brun rougeâtre foncé et un peu luisant ; mais tous les deux sont à l’intérieur d’un fauve rougeâtre , terne et terreux , et lorsqu’on les délaye dans l’eau pour les examiner au microscope , ils paraissent également composés d'aiguilles d’acide cachutique et d’une grande quantité de granules de fécule de sagou, très reconnaissables à leur forme ovoïde , elliptique ou elliptique allongée, souvent coupée par un plan perpendiculaire à l’axe, et à leur substance dense et compacte. Le hile , qui est très apparent sur un des côtés de l’ellipse et près d’une extrémité, est toujours très dilaté et déchiré par la cuisson. Il n’est pas douteux que ce gambir ne soit celui que Hunter dit être falsifié , dans l’île du prince de Galles, avec la fécule de sagou. Planche, qui a le premier signalé la présence de ce gambir dans le commerce, a constaté qu’il laisse , lorsqu’on |e traite par l’eau froide, un résidu insoluble, en

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grande partie amylacé, formant les 55 centièmes de son poids. [Journ. de pliarm., t. I, p. 212.)

2ll. Trochisques de ganibir anijiacc. M. Pereira décrit , SOUS Ic nom de amylaceous lozenge cjmnhir, un gambir mélangé de fécule de sagou et mis sous forme de petites tablettes rondes ou de trochisques, ayant environ 8 millim. de diamètre, 5 millim. d’épaisseur, plats en dessous, un peu convexes en dessus. Ces trochisques sont d’un blanc un peu jaune verdâtre ; iis ont une apparence terreuse et se réduisent facilement en poudre. Examinés au microscope , ils paraissent formés d’une multitude de granules de fécule de sagou mêlés à des cristaux d’acide cachutique. Ils sont donc en réalité de même nature que le gambir précédent, et peuvent être considérés comme le produit d’une falsification ou d’une imitation d’une sorte de gambir naturel. Il n’en est pas de même des sui tes suivantes , qui sont des compositions pharmaceutiques dont, à la vérité, le gambir forme toujours la base, mais qui contiennent des substances tei’ieuses et aromatiques, et qui sont destinées, soit à fortilier l’estomac, soit h parfumer l’haleine.

Clusius a décrit, sous le nom de üri gata gamher, une composition de ce genre , qui avait la forme de pastilles plates de la grandeur d’une noix vomique, d’un rouge pâle en dessus, blanchâtres à l’intérieur, et d’un goût un peu amer, joint à une certaine âcreté {Exotic., lib. II, cap. 15). En voici trois autres sortes :

25. Gambir aroaialiqiie cylindrique. Gambir Cylindrique , Pereira. Ce gambir est en pains circulaires ou un peu elliptiques , de 28 à 31 millimètres de diamètre , sur 7 à 9 millimètres de hauteur, 11 est plat sur une des faces et un peu bombé sur l’autre. J’en possède un seul pain que je dois à l’obligeance de M. Pereira. La face bombée présente l’empreinte d’un réseau carré formé par une toile sur laquelle le pain a dû être posé. La surface plane offre une impression semblable, mais moins apparente , et qui consiste principalement en lignes serrées et parallèles sans réseau transversal bien distinct. Quant à la tranche circulaire formant l’épaisseur du pain , elle offre des stries linéaires perpendiculaires et très serrées. Ce pain est de couleur nankin un peu rougeâtre et un peu foncée à l’extérieur, et d’un jaune blanchâtre et un peu verdâtre à l’intérieur, avec des taches tout à fait blanche.s. Il a une apparence terreuse et se pulvérise très facilement. Il est graveleux sous la dent et possède une faible saveur astringente, accompagnée d’un goût ambré-musqué. Enfin, examiné au microscope, il n’offre aucun cristal entier d’acide cachutique ni aucun granule d’amidon; il par,iît formé principalement de particules trainsparentes et anguleuses mélangées de parties plus grosses et à arêtes tranchantes qui doivent être du quarz. L’acide nitrique ajouté â la matière la dissout en

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grande partie en faisant effervescence çà et là et laisse le quarz. Ces caractères me confirment dans l’opinion que ce gambir est une préparation analogue aux confections àns anciennes pharmacopées, principalement composées de substances astringentes et aromatiques, jointes à des matières bolaires et siliceuses finement pulvérisées.

26. Cata samïtra dn daiioa. J’ai vu SOUS CO iiom , daiis les collections du Muséum d’histoire naturelle de Paris, iiiie composition analogue à la précédente , mais beaucoup plus aromatique. Elle est sous forme de trocliisques ronds et tout à fait plats, ayant de 30 h 50 millimètres de diamètre sur 5 millimètres d’épaisseur à la circonférence , et 3 millimètres seulement au centre , la surface des pains étant un peu concave. Ces trochisques sont comme couverts d’une croûte peu éjiaisse d’un jaune brun ; mais l’intérieur est d’un blanc rosé , d’une apparence terreuse et un peu schisteuse. La saveur en est amère et très aromatique (ambrée-musquée). Les poudres employées à cette confection étaient d’ailleurs assez grossières , car la loupe y fait découvrir des parties qu’on dirait appartenir à du safran , du girofle , des semences de paniciim QU iVéieusine, etc. Je n’ai pu soumettre ce gambir à aucun autre essai.

27. ftamhi»- circulaire t'statapù. SmoJl circular moultcd (jamhiv , Pereira. Je ne connais ce gambir que par la courte description qu’en a donnée M. Pereira. Il est sous forme de petites pastilles piano-convexes, ayant environ 13 millimètres do diamètre à la base. La face inférieure est plane et unie ; mais la surface supérieure est convexe , un peu déprimée au sommet, avec une empreinte rayonnée tout autour. Ce gambir est friable et terreux ; M. Pereira ne fait pas mention de sa qualité aromatique, mais je doute à peine qu’il en soit pourvu comme les précédents.

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