III. Ouiixiuiua rtc l.oxa rouge lihrcux du roi rt’Egiiagiic
,1c nomme ainsi un quiiKpiina que j’ai dû à l’obligeance de Lodiberl; il provenait de la pharmacie du roi d’Espagne à àladrid , cl en avait clé lapporlé par M. Bertrand. Il consiste en un faisceau long de 35 centimètres, composé d’écorces roulées isolément et tonies semblables; il esl finement rugueux à l’extérieur cl d’un gris foncé; il n’offre pas de fissures transversales ])rofondes , cl présente souvent des stries longitudinales causées par la dessiccation. Il esl frè.s léger, très fibreux , d'une couleur de rouille vive el foncée, ou même presque , à l’inlérienr. 11 est aride sous la dent, peu astringent , mais finit par développer une amertume assez manjuée. Ce quinquina est semblable à celui flonl |)arlc Bergen (p. 310, note ûlj, qui fut jiris par les Anglais sur un galion espagnol , et qui était renfermé dans une cai.ssc doublée en ferblanc, portant celle suscription : l’ottr la faniitle royale. J’en ai depuis trouvé chez un droguiste à Paris, mais il est fort rare. Ce qui le distingue du loxa ordinaire, c’est sa texture éminemment fibreuse et son peu d’astringence au goût. Peut-être a-t-il été plus amer; mais il est
(I) Il est même lrè,s pâle ou presque blanc lorsque l’ccorcc est récente ; mais clic devient toujours h l’air d’un rüU[;c très luononec. Colle coloration n’est lias particulière à ce (piinquina ; loulc.s les autres especes à liber rouge la présentent plus ou moins. On remarque d’ailleurs le môme pliénomène sur les bois de teinture , cl l’on peut dire , en general , (pic la coloration des bois cl des ccorccs est duc à l’action de Pair sur un principe iirimitivcmcnt incolore
10(i lUCOTVLÉOÜKliS CALICIFLÜKES.
facile de concevoir qu’une écorce aussi légère puisse ])erdre ses propriétés à la longue. Maintenant ce quinquina est plus remarquable par le choix et l’uniformité des écorces que par sa qualité ; je ne puis rien dire de son origine. Il existe au Musée britannique sous le nom de quina estoposa (filandreux) de Loxa.