FAUSSE ANGUSTURE
aofragpuse M von l'écorce.
Nulle.
Orangée; moitié moins foncée.
Paraît très faiblement rougle.
Rien.
Grand trouble.
Trouble qu’un excès d'acide nitrique ne fait pas disparailre.
Précipité blanc.
Trouble.
Couleur vert - bouteille ; trouble léger. |
Trouble léger, qui n’augmente pas par l'acide chlorhydrique ; la liqueur prend un aspect verdâtre.
Précipité blanc extrêmement abondant.
Rien.
Une petite quantité donne une couleur vert-bouteille ; une grande quantité , une çouleur orangée foncée avec une teinte verdâtre ; la liqueur.
reste transparente. L’ acide, nitrique ajouté peu à peu rétablit la couleur vert - bouteille, puis celle de l’infusion.
En petite quantité, couleur vert - bouteille transparente ;| en plus grande quantité, cou-
cide nitrique rétablit d’abord la couleur vert-bouteille, puis la couleur de l’infusion , mais affaiblie.
En petite quantité, couleur
liqueur rouge transparente.
Rien.
RUTACÉES. 513
La teinture de tournesol, le sulfate de fer, le cvanure ferroso-potassique, aidé de l’acide chlorhydrique, ct les alcalis, offrent les meilleurs moyens pour distinguer la véritable angusture de la fausse.
On emploie au Brésil, comme fébrifuges et comme succédanées des quinquinas et de l’angusture , les écorces de plusieurs arbres ou arbrisseaux de la tribu des diosmées : tels sont le éicorea febrifuga St-Hil., dit tres folhas brancas ; V'esenbeckia febrifuga Mart., nommé fres folhas vermelhas, larangeira do mato, quina et angostura ; V'hortia brasiliana Vell., dit quira do Campo , etc. J'ai dit précédemment (p. 175) que j'avais reçu d'Allemagne , sous le nom d’esenbeckia febrifuga, une écorce tellement semblable à celle des exostemma, qu'il me paraît bien difficile qu’il n’y ait pas eu confusion entre elles.
Écorce de Clavalier jaune ou d’Épineux jaune des Antilles,
Zanthozylum clava-Herculis L., zanthoxylum caribæum Lamk. ; tribu des zanthoxylées.
Cette écorce a plusieurs traits de ressemblance avec la véritable angusture; elle est mince, pourvue d’une odeur semblable, et elle offre une saveur amère très désagréable, qui laisse une impression d’âcreté au bout de la langue et qui porte à la salivation. Elle s’en distingue facilement cependant, parce qu’elle est d’un jaune serin et qu’elle colore la salive en jaune ; enfin elle est formée à l’intérieur de lames fibreuses qui l’empêchent de casser net.
L’écorce de clavalier jaune a été analysée par MM. Chevallier et G. Pelletan, qui en ont retiré le principe amer et colorant à l’état cristallisé, et l’ont nommé zanthopicrite. L'écorce est fébrifuge et tinctoriale, mais peu usitée.
On a longtemps confondu avec l'espèce précédente le zanthozylum fraxineum W., qui croît dans Amérique septentrionale. Si les caractères botaniques ont permis cette confusion , ceux de l'écorce auraient suffi pour distinguer les deux arbres. L’écorce du zanthozylum fraxineum est formée d’un épiderme gris, ridé transversalement par la dessiccation , et d’un liber presque blanc , d’une saveur faiblement mucilagineuse d’abord , qui se termine par une forte âcreté et qui excite la salivation. Les Américains nomment l'arbre {0oth-ache tree (arbre au mal de dent), et prickly ask, ou frêne épineux.
La plupart des autres espèces de zanthoxylum , et principalement celles qui appartenaient au genre fagara L., à présent réuni au premier, sont pourvues, dans toutes leurs parties, d'un goût de poivre aromatique et brälant, qui les fait servir d'épice dans les différents pays où elles croissent. Les plus connues sont : le fagara d’Avicenne, dont