‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 5)Chapitre 16 sur 121 · IV. Quinquina de Loxa jaune fibreux · texte numérisé non relu

IV. Quinquina de Loxa jaune fibreux

Quinquina jaune de La Condamine. Ce quinquina est presque le seul que l’on trouve aujourd’hui dans le commerce français, comme quinquina de Loxa. Je l’ai décrit pour la première fois, en 1826, mais en l’assimilant à tort au cascarilla delgada de Ruïz, et en le supposant produit, en conséquence, par le cénchona hirsuta de la Flore du Pérou. Voici très exactement les caractères qu'il m'a présentés : écorce peu rugueuse à l'extérieur, avec de petites fissures transversales ; elle est généralement recouverte d’une légère couche blanchâtre, moins argentée que celle du quinquina brun compacte de Loxa, et qui lui donne une couleur d'un gris clair assez uniforme : elle est donc ainsi généralement moins rugueuse et moins brune que le quinquina brun compacte de Loxa. Elle est remarquable par sa finesse , étant souvent très mince et roulée sur elle-même , à la manière de la cannelle de Ceylan , même lorsqu'elle provient de branches d’un fort diamètre. Elle a une texture libreuse, mais très fine, et sa surface interne est presque aussi unie que celle de la cannelle, Dans les écorces qui n’ont pas souffert, cette surface est d’une couleur rougeâtre assez vive, tandis que la substance même de l'écorce, nouvellement mise à nu, paraît jaune ou presque blanche. La saveur de l'écorce est astringente et amère, et l’odeur en est assez marquée.

Cette écorce n’est pas toujours aussi mince que je viens de le dire, et lorsqu'elle provient du trenc, elle peut acquérir 5 millimètres d’épaisseur et l'apparence du quinquina calisaya ; mais sa surface à peine rugueuse et souvent ridée longitudinalement , la finesse de sa texture et sa surface interne presque lisse, la font toujours facilement reconnaître.

J'ai trouvé mélangées dans ce quinquina trois autres écorces dont la plus abondante était du quinquina blanc de Loxa. Xes deux autres étaient du quinquina jaune du roi d'Espagne et du quinquina de Lima blanc.

Ce quinquina, tel qu’il existe aujourd’hui dans le commerce, ne diffère de celui que je viens de décrire que par une plus grande uniformité dans la longueur, le petit diamètre et le roulage de ses tubes ; au contraire, par une plus grande variation dans sa couleur externe , qui est tantôt blanche, d’autres fois presque noire ; enfin par son mélange habituel avec une certaine quantité de quinquina blanc de Jaen.

RUBJIACÉES. 107 Je citerai, comme variété, un quinquina acheté à Londres en 1843, composé en partie d’écorces d’une grande finesse, presque toutes noires à l'extérieur ; et en partie de longs tubes roulés, parfaitement cylindriques, de la grosseur du doigt et plus, uniformément rugueux et d’un gris foncé à la surface. Tous ces quinquinas se ressemblent du reste par leur structure finement et uniformément fibreuse et par leur couleur interne jaunâtre, qui n'acquiert pas à l'air la teinte rouge manifeste des quinquinas de Loxa précédemment décrits. J'ai trouvé dans les collections un certain nombre d'échantillons &e ce quinquina qui ne me laissent aucun doute sur son origine. 1. Loja fina de ma petite collection de Loxa (1). 2. Quina selectissima de Loja; cinchona uritusinga Pav. (Collect. Delessert, lettre N). 3. Quiebro de Loja, amarilla de Loja, cinchona macrocalyx Pav. ( Delessert, lettre T).

h. Cascarilla quiebro de Loxa (Musée britannique, bois n° 25).

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