IX. Quinquina de Jaen ou de Loxa, ligneux, rougeûtre
Quinqguina rouge de Jaen ou de Loxa. Je possède depuis longtemps un échantillon de ce quinquina, trouvé dans du quinquina de Loxa ; mais je n’en ai fait aucune mention jusqu'ici, de même que je passe encore aujourd’hui sous silence plusieurs autres écorces distinctes que je n'ai encore retrouvées nulle part; de sorte que je ne saurais qu’en dire. Celui dont je parle ici se trouve au Musée britannique sous le nom de cascarilla colorada de Jaen, es buena species, nova, inedita (n 20 des écorces); également au n° 38 de la collection des bois, sous le nom de cascarilla colorada de Loxa. On le trouve aussi chez M. Delessert sous l’indication suivante : Lettre R, cascarilla colorada de Loja, de la provincia de Jaen ; cinchona conglomerata Yax. F'accord des échantillons et le facies si remarquable de cette écorce en fait une espèce distincte, dont voici les caractères qui ne peuvent être énoncés que très imparfaitement.
Épiderme gris foncé, uniforme, très adhérent, avec des fissures apparentes, nombreuses en tous sens et très rapprochées. Liber uniformément fibreux, rougeâtre ou brunâtre foncé , se divisant facilement
sous la dent; saveur très astringente, puis amère, avec un goût de famée.
Nota. Cette écorce non altérée par son ancienneté, et ayant une couleur plus vive à l’intérieur, serait peut-être rangée parmi les quinquinas rouges.
RUPRIACÉES. 145 Examen chimique des Quinquinas gris,
Jusqu'à l'analyse de ces quinquinas par Pelletier et M. Caventou , nous n'avions rien de complet sur leur composition : on trouvait , à la vérité, dans les Ann. de chim., t. XVI, p. 172, une analyse de Bartholdi (ct non Berthollet) qu’on peut supposer avoir été faite sur un quinquina gris; mais les résultats en étaient assez extraordinaires pour qu'il fût permis de les révoquer en doute. Plus tard , M. Armand Séguin à fait des essais sur plus de 600 échantillons de quinquinas ; mais on en tire peu de lumière pour les sortes qui nous occupent , ce chimiste n'ayant publié que les résultats généraux de son travail. Un des plus remarquables cependant, qui se trouve confirmé par les travaux qui Ont suivi, c’est que le principe fébrifuge du quinquina n’est pas astringent, ne précipite pas la gélatine, et précipite au contraire l'infusion de tan (Ann. de chim., t. XCT, p. 276).
On peut puiser des connaissances plus positives dans les expériences de Vauquelin sur dix-sept échantillons de quinquina, au nombre desquels il s’en trouve des gris. Voici le tableau des résultats que ce grand chimiste a obtenus en essayant le macéré de ces quinquinas par divers réactifs. Je placerai au-dessous ceux que m'ont donnés plusieurs des quinquinas gris que j'ai distingués. A l'exemple de Vauquelin, jai opéré en faisant macérer, pendant vingt-quatre heures, une partie de quinquina pulvérisé dans 16 parties d’eau.
NES CALICIFLORES.
OTYLEDO