XLIX. Guinquina à feuilles aiguës, de Ruiz
Cinchona acutifolia R. P.; cascarilla acutifolia Weddell. Arbre haut de 8 mètres, dont le tronc est solitaire, épais de 60 centimètres, surmonté d’une tête peu touffue, étalée. L'écorce est mince, d’un brun obseur, rude, variée de taches blanches, astringente, médiocrement amère. Les feuilles sont assez grandes, pétiolées, ovales-lancéolées , glabres en dessus, à nervures velues en dessous. La ‘panicule est trichotome, velue; les fleurs sont sous-sessiles, accompagnées de bractées subulées ; le calice est à 5 divisions aiguës ; la corolle est assez grande, à odeur de fleur d’orariger, blanche , glabre au dehors, à tube un peu anguleux et dilaté au milieu , à limbe ouvert, velu sur le bord, à divisions lancéolées. Les étamines sont incluses; le style est très court; la capsule est longue de 3 centimètres, un peu comprimée , pubescente.
On trouve l'écorce du cénchona acutifolix dans la collection de M. Delessert (lettre A), et au Musée britannique, n° 45 des écorces. Elle est très mince, compacte, fibreuse, d'un rouge prononcé, couverte d’un épiderme gris cendré, rugueux, fissuré à la manière des quinquinas officinaux , enfin parsemé de petites taches blanches dues à une graphidée. Je pense que c’est elle également qui se trouve au Musée britannique, sous le nom de quina azahar macho de Jaen, n° 15, et sous celui de cascarilla azahar humbra de Jaen, n° 18.