‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de Paris (volume 5)Chapitre 53 sur 121 · L. Quinquina de Californie · texte numérisé non relu

L. Quinquina de Californie

J'ai reçu sous ce nom, de M. Reichel, quelques fragments d’un quinquina qui présente d’assez grands rapports avec les deux précédents. Le liber est dur, compacte, gorgé de suc, d’une couleur lie de vin ; la croûte est d’un gris cendré à sa surface, très dure et d’un rouge brun foncé à l’intéricur , très rugueuse ou profondément crevassée, presque semblable à celle du cinchona acutifolia, Un fragment présente le sin gulier caractère de fortes nervures longitudinales qu’on serait tenté de comparer à celles qui descendent le long des tiges et des racines de chiococca , si elles n'étaient tout à fait superficielles et uniquement formées de tissu cellulaire externe, tandis que celles des chiococca ont un centre ligneux. Le quinquina de la Californie à une saveur des plus astripgentes , finissant par devenir faiblement amère.

LI, Quinquina de l'ile Bourbon.

Cette écorce m'a été donnée par Laubert. Elle est bien roulée, couverte d’un épiderme gris noirâtre, un peu cendré par places, très

RUBIACÉES . 4167 rugueux et fissuré à la manière des quinquinas gris. Le liber est mince, gorgé de suc à l'extérieur, dur, compacte , d’un rouge brun foncé; il présente une saveur astringente, non amère, aromatique. Ce quinquinà offre de très grands rapports avec le précédent. Je ne sais s’il faut l'attribuer au #ussænda landia des îles Maurice , dont l'écorce y porte le nom de quinquina indigène.

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