Kino brun yiolacé
Lh0. Kino celluileux du Mexique,
L1. Kino noir, à poussière verdâtre. Voir pour ces quatre sorles , qui ne se présentent que très accidentellement dans le commerce, le Mémoire cité.
L2. Kino de 1a Colomhie. En 1835, un droguiste de Paris me consulta sur l'achat d’une quantité assez considérable d’un suc desséché qui ayait été apporté de Colgmbie comme étant du sangdragon , mais que sa solubilité dans l’eau et sa saveur astringente faisaient facilement distinguer de cette substance. Trouyant à ce suc desséché toutes les propriétés du kino de l’Inde, je copseillai au droguiste de l'acheter et de le vendre comme kino. J’ignorais cependant l’origine précise de cette substance lorsque, quelques années plus tard, un négociant fran- Çais (M. Anthoine) en rapporta une nouvelle quantité complétement identique à la première , et m’assura que la totalité avait été préparée par lui-même dans un établissement situé près de la rivière d’Arco, à l’ouest du golfe Triste, dans la Colombie: il me dit avoir obtenu cette matière en faisant des incisions à l'écorce des mangliers ou palétuviers (æhizophora mangle) qui sont très communs sur toute cette côte , et
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en faisant concentrer au soleil le suc rouge et très abondant qui en découle, Cette origine me paraît donc tout à fait certaine.
Ce kino est sous la forme de pains aplatis, du poids de 4000 à 1500 grammes , et qui gardent à l'extérieur l'empreinte d’une feuille de palmier ou de canne d’Inde. Il est recouvert d’une poussière rouge qui lui donne l'aspect d’un sangdragon commun ; il se divise très facilement en fragments irréguliers , à cassure brune , brillante et inégale. Les fragments sont transparents sur les bords et d’un rouge un peu jaunâtre, La saveur est très astringente et amère; la poudre est d’un rouge orangé. Ce kino présente en masse une odeur faible et indéfinissable, mais qui peut le faire reconnaître ; il est en grande partie soluble dans l’eau froide, plus soluble encore dans l’eau bouillante qui se trouble en refroidissant, presque complétement soluble dans l’alcool. Tous les solutés sont d’une belle couleur rouge.
Le kino de la Colombie étant dissous par infusion dans l’eau, concentré en consistance sirupeuse et desséché à l’étuve sur des assiettes , fournit un extrait d’un rouge très foncé, brillant et fragile, qui ne se distingue du véritable kino de l’Inde que par l'absence des cannelures parallèles que l’on observe sur un certain nombre de fragments de celui-ci.