OS
M. Pallas a aussi déterminé la nature du dépôt boueux des eaux de Saint-Amand, dont l'usage en bains est recommandé contre diverses maladies chroniques. Il en a retiré de la silice, de l'oxyde de fer, des carbonates de chaux et de magnésie, une matière extractive d'une odeur alliacée, et une assez forte proportion d'une matière végéto-animale. Quant au soufre, qu'il pense devoir y exister à l'état de corps simple, il est possible qu'il s'y trouve en effet, sous cet état, en petite quantité ; mais l'expérience sur laquelle M. Pallas se fonde pour l'admettre n'est pas concluante, par la raison que l'eau de Saint-Amand contient une forte proportion de sulfates, que ces sels doivent exister aussi dans les boues, et que le résultat de leur calcination avec la matière organique a dû produire des sulfures décomposables parles acides.
Saint-Galmier (Loire), petite ville à 13 kilomètres de Montbrison. On trouve au bas d'un des faubourgs une fontaine minérale nommée Fonforte, dont l'eau est froide, acidulé et calcaire. L'analyse en a été faite par O. Henry (2) qui en a retiré :
gram.
Acide carbonique libre (plus d'un litre) 2,0^2
Bicarbonate de chaux. )-,.■,, , . ao^
— de magnésie [ celui de chaux domine. 1 ,037
— de soude anhydre 0,238
— de strontiane 0,007
— de fer
— de manganèse
A reporter 1,291
(1) Journal de pharm., t. IX, p. 101 .
(2; O. Henry, Bulletin de l'Académie de médecine, t. III, p. 882.
DE L'EAU
gramm .
Report 1,291
Sulfate de chaux anhydre 0,180
— de soude anhydre 0,079
Chlorure de sodium 0,-ilG
Nitrate de magnésie 0,060
Phosphate soluble traces.
Silice et alumine 0,036
Matière organique non azotée 0,02 i
Deux nouvelles sources (source Centrale et source Durret) ont donné à M. Bouis (1) :
Source centrale. Source Durret.
Résidu insoluble 0,018 0,030
Bicarbonate de chaux 0,899 1,080
— de magnésie 0,473 0,736
— de soude 0,368 0,604
— de protoxyde de fer 0,037 0,108
Chlorure de sodium 0,081 0,1 55
Sulfate de chaux 0,052 0,070
Matières organiques traces. traces.
Saint-Nectaire (Puy-de-Dôme), grand village situé au pied du mont Dore, à 18 kilomètres du village du même nom, et à peu près à égale distance de Clermont et d'Issoire. Ses eaux minérales, situées à 2 kilomètres du village, ont été connues des Romains; mais elles étaient tout à fait tombées dans l'oubli, lorsque, en 1812, on découvrit de nouveau la source principale, qui s'était obstruée d'elle-même en empâtant d'une croûte calcaire des débris qui la recouvraient. Dès lors ces eaux ont fixé l'attention du gouvernement, et il n'est pas douteux qu'elles ne forment plus tard un établissement susceptible d'être visité par un grand nombre de malades.
Indépendamment de cette source, nommée la Grande-Source ou le Gros-Bouillon, dont la température est de 40 degrés centigrades, on en trouve d'autres qui ne s'élèvent qu'à 36, 34 et 24 degrés, mais qui, d'après Berlhier, contiennent les mêmes principes, au nombre desquels dominent l'acide cabonique et le carbonate de soude : ces eaux, supérieures à celles du Mont- Dore, et tout à fait analogues à celles de Vichy, peuvent donc être employées aux mêmes usages que ces dernières. Voici, au reste, les résultats de l'analyse qu'en a faite M. Lefort :
(t) Bouis, Bullelin de l'Académie de méd. Paris, 183C-C4, t. XXIX, p. 1061.
EAUX MINÉRALES
Acide carbonique libre
Oxygène et azote
Chlorure de sodium
Iodure de sodium
Bicarbonate de soude
— de potasse . . .-
— de chaux
— de magnésie
— de protoxyde de fer.
Sulfate de soude
— de strontiane
Arséniate de soude
Phosphate de soude
Alumine
Silice
Matière organique bitumi -
neuse
Source du mont Cornador.
grain.
0,9464 indét.
2,1464 traces.
2,0001 0,06*6 0,6480 0,4384 0,0122 0,1309 0,0070 traces.
traces.
Source chaude Boette
grain.
indét.
2,7633 traces.
Source tempérée Mandou.
gram.
1,2946 indét.
2,4921 traces.
0,06590 0,6842 0,4745 0,0226 0,1401 0,0070 traces.
0,4681 0,0115 0,1609 0,0070 traces.
traces, traces.
Saint-Pardoux, hameau de la commune de Theneuille, à 13 kilomètres sud-est de Bourbon-l'Archambault. On y trouve une source d'eau froide pétillante, et d'un goût aigrelet fort agréable, qui sert de boisson principale aux malades de Bourbon-l'Archambault. Les analyses qui en ont été faites par M. Saladin et par M. Henry offrent, quant aux carbonates dissous, une différence assez considérable, qui peut s'expliquer par cette circonstance, qui se représente très-souvent, que M. Saladin a opéré sur de l'eau prise à la source, et Henry sur de l'eau transportée à Paris. Voici les deux analyses :
Saladin.
Acide carbonique libre 2,534
Carbonate de chaux 0,065
— de magnésie »
— de soude 0,075
Sulfate de soude »
— de chaux »
Chlorure de sodium 0,085
— de magnésium »
Silicate de chaux »
— d'alumine »
Silice 0,028
Oxyde de fer 0,145
Matière organique »
O. Henry .
plus d'un litre.