‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou, Cours d'histoire naturelle professé à l'École de pharmacie de ParisChapitre 96 sur 194 · Fer arséniurê nickélifère de Schladming, en Styrie · texte numérisé non relu

Fer arséniurê nickélifère de Schladming, en Styrie

Arsenic 60,41

Soufre 5,20

Fer 13,49

Nickel ' 13,37

Cobalt.. 5,10

• 2. Fer arséniurê argentifère d'Andreasberg, par Klaprotb.

Arsenic 35

Antimoine 4

Fer 44,23

Argent 12,75

Fer sulfo arséniurê.

Pyrite arsenicale ou mispickel. — Substance possédant l'éclat métallique et la couleur blanche de l'étain, très-dure et rayant l'acier; faisant feu au briquet, par conséquent. La cassure en est granulaire et peu brillante; sa pesanteur spécifique =6,127. A la flamme d'une bougie, elle dégage une fumée épaisse, arsenicale; au chalumeau, elle se fond en un globule noir; chauffée dans un tube fermé, elle forme un sublimé de sulfure d'arsenic'; dissoute par l'acide nitrique, elle forme une liqueur brunâtre qui précipite en bleu foncé par le cyanure ferro-potassique. Trois analyses ont donné

Stromeyer. Chevreul. Thomson.

Soufre 21,08 20,13 19,60

Arsenic 42,88 43,42 45,74

Fer 36,04 34,91 33,98

L'analyse de Thomson répond presque à Fe2 As2 S2, laquelle donne

Soufre 19,63

Arsenic 46,01

Fer 34,36

~b(J FAMILLE DU FER.

d'où l'on peut conclure que la composition du fer sulfo-arséniuré doit être FeS2 -f FcAs2.

Le fer sulfo-arséniuré a pour forme primitive un prisme droit rhomboïdal de 111° 12' et 68° 48'. Les formes secondaires sont peu variées; on y observe des octaèdres cunéiformes ou des prismes à sommets dièdres. Les cristaux sont généralement petits et striés. On le trouve tantôt disséminé dans les roches primitives, tantôt dans les filons métalliques et principalement dans ceux d'étain.

Fer oxydé.

Le fer est susceptible de deux principaux degrés d'oxydation : le protoxyde ou oxure ferreux (FeO) se produit quand on dissout le fer dans de l'acide sulfurique ou chlorhydrique étendu d'eau, et à l'abri du contact de l'air. Il est blanc à l'état d'hydrate ; mais l'action de l'air le fait passer rapidement au vert, au noir et au rouge, et cette facile oxygénation suffit pour nous faire connaître que le protoxyde ne peut pas se trouver dans la nature.

Le second degré d'oxydation (sesquioxyde de fer ou oxure ferrique) est rouge; il est formé de Fe01,s ou de Fe203. On sait aussi que ces deux oxydes peuvent se combiner en plusieurs proportions; mais que celle qui se produit le plus ordinairement est un oxyde noir, nommé autrefois œthiops martial, formé de FeO j Fe203, véritable ferrite de fer. Cet oxyde intermédiaire existe dans la nature, et a été nommé, par Haûy, feroxydulé. Le sesquioxyde, qui existe aussi, a reçu le nom de fer oliyiste, c'e^t-àdire plus pauvre en métal, ou de fer oxydé.

Enfin ce même fer oxydé existe à l'état d'hydrate, de sorte que nous avons trois espèces d'oxydes de fer à examiner : le fer oxydulé, le fer oxydé et le fer oxydé hydraté ou hydroxydé.

Fer oxydulé.

Oxyde d'un gris noirâtre joint à l'éclat métallique, donnant une poudre noire. Il est cassant et cède facilement à la percussion ; il pèse de 4,7 à 5,09 ; il est très-attirable à l'aimant et fait souvent lui-même l'office d'aimant. Il est très-difficilement fusible au chalumeau; il colore le borax en vert bouteille, au feu de réduction/

Le feroxydulé a pour forme primitive l'octaèdre régulier, et ses formes les plus habituelles sont l'octaèdre primitif, Yoctaèdre cunéiforme, V octaèdre émarginé, c'est-à-dire dont toutes K's arêtes sont remplacées par une facette; enfin le dodécaèdre rhemboîdal

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