PRONONCÉ PAR M. BUIGNET. XVII
de fixer un litre moyen que le Codex de 1866 a admis comme titre normal ; les essais analytiques qu’il a pratiqués en vue de constater la cinchonine dans le sulfate de quinine du commerce , et ceux qu’il a publiés en commun avec M. Bussy relativement à la constatation de la quinidine dans le môme sel.
Indépendamment des travaux qui précèdent et qui représentent en partie les mémoires originaux de M. Guibourt, il en est un grand nombre d’autres auxquels il s’est livré comme rapporteur des compagnies savantes auxquelles il appartenait.
M. Guibourt était, en effet, membre de la Société de pharmacie depuis 1818, et cinq ans plus tard, en 1823, il avait été nommé membre de l’Académie de médecine. Celte dernière nomination l’avait beaucoup flatté. Quoique jeune encore, il avait déjà publié plus de quatre-vingts mémoires sur les diverses branches des connaissances pharmaceutiques. Il aurait donc pu regarder celte distinction comme une récompense des services rendus ; il préféra y voir un encouragement pour ceux qu’il pouvait rendre encore. En acceptant le fardeau du travail académique, il eut à cœur de se montrer reconnaissant envers les sciences auxquelles il devait sa renommée, et de leur rendre une partie des secours qu’il en avait reçus. Aussi se montrait-il très-assidu aux séances. Il y paraissait toujours prêt aa travail, acceptant les missions les plus laborieuses par leurs détails, et donnant à chacun l’exemple d’une louable émulation.
Il serait hors de propos d’énumérer ici les nombreux rapports que M. Guibourt a lus devant l’Académie sur des sujets relatifs à la pharmacie, à la chimie, à l’histoire naturelle, à la médecine légale. Ces rapports, dans lesquels il donne de nouvelles preuves de l’étendue de ses connaissances et de la netteté de son esprit, ont tous le grand mérite de porter la lumière dans les questions soumises à son examen.
Plus simples et plus pratiques dans leur allure, les séances de la Société de pharmacie étaient encore pour M. Guibourt un nouveau genre de délassement et de plaisir. 11 s’y trouvait comme en famille, environné de collègues qui avaient pour lui, pour l’autorité de son âge et de son expérience les égards et la déférence qu'il méritait à tant de titres. C’est là surtout qu’il déployait un zèle et une activité à toute épreuve. Très-attaché à la Société, il voulait qu’elle eût la primeur des découvertes qu’il lui était donné de faire. Et ce n’était pas seulement par égard pour elle qu’il tenait ainsi à lui soumettre les résultats de son observation; c’était, comme il le dit dans un de ses mémoires,
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