FER HYDRATÉ, FER HYDROXYDÉ
tifs et intermédiaires et souvent dans les mêmes gisements que le fer oxydulé. 11 forme des assises étendues comme à Gellivara en Laponie, àllacolumi au Brésil, à la côte de Coromandel ; ou des amas et des filons puissants comme en Suède, à l’ile d’Elbe, à Framont dans les Vosges. Il est rare qu’il soit absolument pur. Il est presque toujours mêlé de fer oxydulé, surtout en Suède. La variété spéculaire se trouve dans les terrains volcaniques, ainsi que je l’ai dit. On trouve la pierre hématite plus particulièrement à la.Voulte (Ardèche), à Mouslier dans la Taranlaise, à Gomor en Hongrie, à Framont et à l’ile d’Elbe, mélangé avec le fer oligiste. Sa dureté, jointe â la douceur de son toucher, la fait employer, sous le nom de fcrret d'Espayne, comme pierre à polir, pour les métaux. Les autres variétés servent à l’extraction du fer.
Fer hydraté, Fer liydroxydé.
Substance d’apparence lithoïde, de couleur de bistre ou brunnoirâtre, mais donnant toujours une poudre jaunâtre ou fauve ; non attirable à l’aimant, mais le devenant un peu par l’action de la flamme d’une bougie ; donnant de l’eau à la calcination dans la proportion de 13 à 15 pour 100. Le reste est du peroxyde de fer souvent mélangé d’un peu d’oxyde de manganèse et de silice. Celle substance est donc un hydrate de fer dans lequel 2 molécules d’oxyde de fer sont combinées à 3 molécules d’eau, ce qui
donne :
Oxyde de fer . 85,56
. Eau . 1 4,44
Quelques échantillons cependant, d’un rouge plus vif,- n’ont offert que 0,11 d’eau et semblent former un hydrate particulier ne contenant que 1 molécule de peroxyde et 1 molécule d’eau.
Le fer hydraté se présente quelquefois sous forme de cube, d’octaèdre ou de dodécaèdre; mais comme ces formes sont celles du fer bisulfuré qui peut se changer en hydrate par une modification épigénique, il est plus que probable que ces formes n’appartiennent pas en propre à l’hydrate d’oxyde de fer, comme elles appartiennent au fer sulfuré, au plomb sulfuré, etc. Je pense même que le fer hydraté concrétionné, nommé hématite brune, à cause de sa ressemblance de forme avec la vraie pierre hématite, emprunte cette forme mamelonnée et radiée au fer sulfuré Cet hydrate se distingue d’ailleurs facilement de la véritable hématite par sa couleur brunâtre, sa poudre jaunâtre, et par l’eau qu’elle fournit quand on la chaude en vase clos. Les autres formes sous lesquelles se présente le fer hydraté sont :
I» Le fer hydraté massif, en masses plus ou moins considérables,
tantôt pleines et compactes, mais souvent aussi caverneuses et cloisonnées dans leur intérieur.
2° Le fer hydraté géodique, nommé vulgairement œlite ou pierre d’aigle, sur l’opinion que les aigles en portent dans leur nid pour faciliter la ponte. Ce sont des masses peu volumineuses, globuliformes ou prismatoïdes, creuses à l’intérieur, et qui contiennent souvent un noyau mobile de la môme substance. On les portait autrefois en amulette, pour écarter les voleurs et favoriser l’accouchement.
3° Le fer hydraté pisiforme ou oolitique ; en globules sph'éroïdaux de la grosseur d’un pois à celle d’un grain de millet. Tantôt ces grains sont libres et isolés, comme s’ils avaient été roulés par l’eau; tantôt ils sont réunis à l’aide d’un ciment argileux.
Le fer hydraté est un des minerais de ce métal les plus abondants : on le trouve à peu près dans tous les terrains, à partir de ceux dits de transition, qui lje présentent en filons ou en couches dans un grand nombre de lieux, comme à Fillols dans les Pyrénées, à Rouzié dans l’Ardèche, en Savoie, en Suisse, etc. Les schistes argileux en sont quelquefois tout imprégnés. On le trouve en abondance également dans le grès houiller, sur la pente nord des Vosges, aux îles Shetland, etc. ; mais il est surtout très abondant dans la formation jurassique, où la variété oolitique forme des couches puissantes, ou remplit des crevasses et des cavernes creusées dans le terrain; c’est cette variété qui constitue la plus grande partie des minerais exploités en France pour l’extraction du fer, comme en Normandie, dans le Berry, la Bourgogne, le Bourbonnais, la Champagne, la Lorraine, la Franche-Comté. Enfin on trouve du fer hydraté dans les terrains d’alluvion les plus modernes, où il s’en forme, môme encore de nos jours, des dépôts assez considérables pour être exploités, comme dans les parties basses de la Silésie, du Brandebourg et de la Livonie. Ce dernier porte plus spécialement le nom de fer des marais.
For cai'honaté.
Vulgairement fer spalhique, tmnede fer blanche, mine d’acier, sidérose. Carbonate naturellement blanc, mais passant souvent à l’air au brun et au noirâtre. 11 raie la chaux carbonatée et est rayé par le fluorure de calcium ; il pèse 3,6 à 3,8. 11 se dissout avec effervescence dans les acides, et la liqueur possède les caractères d’un dissolulé de fer ; au chalumeau, il devient brun et allirable à l’aimant.
La structure en est lamellaire; sa forme primitive est un rhomboèdre obtus, dont les angles dièdres sont de 107 et 73 degrés. Les