EAUX MINÉRALES. — BAGNÈRES DE-LUCHON
Report .
Chlorure de magnésium .
— de sodium .
Carbonate de chaux .
— de magnésie..
— de fer . .
Silice .
Matière extractive végétale Matière oléo-résineuse. . .
Perte .
Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne, France). — Petite ville à deux lieues des frontières d’Espagne. A peu de distance delà ville et au pied d’une montagne, se trouve le bâtiment dit de Y Hôpital, dans le fond duquel est une petite grotte voûtée, d’où sort la source principale, dite source de la Grotte. Elle est très-abondante, fortement sulfureuse et chaude à 65 degrés. Dans une cour, dépendant du même établissement, se trouve une autre source également abondante et sulfureuse dont la température est de 49 degrés ; on la nomme source de la Heine; et immédiatement à côté est une autre fontaine très-abondante qui se divise en deux parties : la première contiguë à celle de la Reine, est encore sulfureuse et marque de 30 à 39 degrés centigrades, on la nomme source Blanche; la seconde, nommée source Froide , varie de 21 à 26 degrés, et n’est qu’à peine sulfureuse. On connaît en outre un nombre considérable de sources sulfureuses (cinquante environ) et quatre sources ferrugineuses.
Bayen, qui a fait en 1766 une analyse remarquable de ces eaux, les a considérées comme participant plus ou moins les unes des autres. La Froide lui a paru n’avoir originairement aucune odeur, et lui a présenté d’ailleurs des principes différents, de sorte qu’elle , ne doit probablement sa température un peu élevée et sa légère qualité sulfureuse qu’à son mélange avec la Blanche, qui, à son tour, reçoit son odeur de la source de la Heine ; et celle-ci n’est peut-être elle-même qu’une branche un peu altérée de la source de la Grotte. 11 en est de môme encore d’une source dite de la Salle, que Bayen a démontré, au moyen de fouilles intermédiaires, être une dépendance de celle de la Reine. C’est en faisant ces fouilles qu’il a découvert d’anciens autels consacrés par la reconnaissance aux nymphes et au dieu de la fontaine de Luchon, ce qui en montre à la fois l’antiquité et l’efücacité constante.
Voici, d’après M. Filhol, les résultats de l’analyse de quelques, unes des sources sulfureuses, pour un litre d’eau :
EAU
Acide sulfhydrique libre.
Carbonate de soude .
Sulfure de sodium .
— de fer .
— de manganèse . . .
— de cuivre .
Sulfate de potasse . .
Hyposullite de soude. . . .
Chlorure de sodium .
Iodure de sodium .
Acide silicique .
Silicate de soude .
— de chaux .
— de magnésie -
— d’alumine .
Alumine .
Phosphate .
Matière organique .
La Heine. Grotlc supér. Blanche.
traces, traces. traces.
!!>•• gr. g,..
0,0033 0,0013 traces,
traces, traces, traces.
traces, traces, traces.
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traces. 0,0103 0,0105
traces. 0,0904 traces.
traces. » »
traces, traces, traces.
» indét. indét.
Bagnoles (Orne, France). — Village à trois lieues de Domfront et à cinquante lieues de Paris.
On y trouve une eau faiblement sulfureuse, d’une température de 26 à 28 degrés centigrades, qui dégage continuellement une grande quantité d’azote mêlé d’acide carbonique, et dans laquelle Vauquelin et Thierry ont trouvé du sel marin et des quantités presque insensibles de sulfate de chaux et de chlorhydrates de chaux et de magnésie. On trouve également à Bagnoles des sources froides d’eau gazeuse ferrugineuse.
Bagnols (Lozère, France). — Village à deux lieues de Mende. Les eaux sont sulfureuses et chaudes à 43 degrés. O. Henry en a retiré, pour un litre (sels anhydres) :
Azote .
Acide carbonique .
— sulfhydrique .
Bicarbonate de soude .
. — de chaux .
— de magnésie .
Chlorure de sodium .
de potassium .
Sulfate de soude .
de chaux .
Silice, alumine et oxyde de fer ... .
Matière organique azotée .
quantité
indéterminée.
traces.