CUIVRE ET FER SULFURÉS
que Haüy regardait comme la forme primitive du cuivre pyriteux. Mais ce sulfure se trouve bien plus souvent en masses in formes plus ou moins considérables ; il abonde principalement dans le gneiss et le micaschiste, comme à Saint-Bel près de Lyon, à Baigorry dans les Pyrénées, à Libethen en Hongrie, en Silésie, en Suède, en Norwége, etc. On le trouve aussi dans les schistes argileux qui se rapprochent le plus des terrains primitifs, comme dans une partie des mines du Cornwall et d’Anglesea, en Angleterre; ou dans la serpentine, qui alterne avec les schistes argileux, comme à Cuba et h Venezuela. Enfin, on le trouve encore en un grand nombre de lieux, soit dans le grès rouge, soit dans un schiste bitumineux, qui porte alors le nom de schiste cuivreux ou kupferschiefer. Au Potosi, on trouve entre les feuilles du schiste des empreintes de poissons et de plantes lycopodiacées.
Le cuivre pyriteux est composé de :
Soufre . 33,87 2 molécules.
Cuivre . 34,40 I
Fer . 30,47 t
Formule : FeS -|- CuS, ou mieux, en doublant les molécules, Fe2S3 -\- Cu2S, qui indique une combinaison de protosulfure de cuivre avec un sulfure de fer non isolé dans la nature, mais dont la composition répond à celle du sesquioxyde de fer Fe303.
Homicline (Breilhaupt). — Minéral, très-voisin de la pyrite cuivreuse, formant à Plauen avec du cuivre hydrosilicaté ferrifère et de la malachite un filon dans une amphibolite .
Sa dureté est 4,5, sa densité 4,472 à 4,480. Elle cristallise dans le type du prisme à base carrée, mais le plus souvent en masses compactes. Analysé par Ilichter (1), il a donné :
Fe= 28,81 Cu = 43,76 S = 30,21, d’où l’on a déduit la formule :
3Cu,S,FeIS3 + 2FeS.
Cuivre pyriteux bronzé, Buntkupfererz, Phil/ipsite.
Cette substance accompagne assez souvent la pyrite de cuivre ordinaire, mais toujours en petite quantité. Elle offre les mômes caractères chimiques, pèse 5, et cristallise en cube diversement modifié, en octaèdre ou en cubo-oclaèdre. Son principal caractère se déduit de sa couleur intérieure, qui est rougeâtre et tirant, par
. (1) Richter, Ann. min., 5* série, t. XIX, p. 257.
FAMILLE DU CUIVRÉ, conséquent, sur la couleur du cuivre, dont elle contient beaucoup plus que le cuivre pyrileux ordinaire. Sa surface est souvent marquée de taches bleuâtres ou violâtres, ce qui lui a valu aussi le nom de cuivre pyriteux panaché. L’analyse d’un échantillon de Ross-Island, faite par M. Richard Phillipsite, a donné :
«apports moléculaires.
Soufre . 23,63 H8 3
Cuivre . 61,07 154 4
Fer . 14 44 I
Silice . 0,50
Perte . 0,68
Formule : FeS -+• 2Cu*S.
Ce qui offre une composition différente de celle de la pyrite cui vreuse commune, de quelque manière qu’elle soit envisagée.
Mais il est probable qu’on confond, sous les noms fixés plus haut, un assez grand nombre de composés différents, qui se rapprochent cependant par la forte proportion de cuivre qu’ils contiennent. Tels sont les suivants :
4. Pyrite en petits cristaux de Condorra-Mine, dans le Cornouailles ; sa composition répond à Fe^* + 3CuaS.
2. Pyrite bronzée amorphe deWoitski, près de la mer Blanche ; composition :
Fei.SJ 4- 5Cu*S.
3. Pyrite bronzée de Eisleben, constituant le minerai principal des usines de cuivre de Mansfeld ; composition :
FeS -1- 4Cu*S.