MALVACÉES. — GUIMAUVE
loculicide ou plus rarement indéhiscente. — Genres : Lavatera, Allhæu, Malva, Hibiscus, Malvaviscus,Abe!moschus, Gossypium, Sida, A butilon, etc.
II. Bombacées. — Fleurs complètes, à calice quinqtiéflde, irrégulièrement divisé ; corolle régulière ; étamines indéfinies, soudées en un tube qui surpasse les ovaires. Anthères solitairesou réunies pargroupe, à loges distinctes ou confluentes ; ovaire sessile ou stipité; carpelles soudés en un fruit capsulaire ou distinct. — Genres : Adansonia, Pachira, Bombax, Eriodendron, Cheirostemoa, Helicteres, etc.
III. Stebcüliacées. — Fleurs diclines ; calice régulier ; corolle nulle; filets des étamines réunis en un tube soudé au carpophore. Anthères biloculaires. Fruit composé de follicules verticillés, déhiscents ou indéhiscents. Arbres à feuilles simples ou palmées-composées, à pétiole renflé au somme!. — Genres : Ueritiera, Sterculia, etc.
IV. Bïttnériacées. — Fleurs complètes, régulières, à calice quadri-oii quinquétide ; pétales souvent soudés par le bas avec le tube anthérifère, et souvent ligulés à la partie supérieure. Tube staminal fendu au sommet en plusieurs lanières, dont les unes alternent avec les pétales et sont stériles, et dont les autres, opposées aux pétales, portent de une à trois anthères biloculaires. Ovaire quinquéloculaire ; fruit capsulaire à déhiscence loculicide ou septicide. Embryon nu ou entouré d’un endosperme charnu. — Genres : Abroma, Byttneria, Theohroma, Guazuma, Hermannia, Pentapetes, Pterospermum, etc.
Aucun des végétaux compris dans le groupe entier des Malvacées n’est vénéneux, et presque tous sont imprégnés d’un mucilage qui les rend adoucissants et souvent nutritifs. La guimauve, la mauve et leurs congénères, les Hibiscus, les cotonniers, les Bombax, le baobab et le cacao, fixeront plus particulièrement notre attention.
Ciuimauve officinale.
Althœa officinalis, L. (fig. 773). — Car. gén. : calice double, l’extérieur offrant de 6 à 9 divisions; un grand nombre de carpelles capsulaires monospermes, disposés circulairement. — Car, s;)éc..- carpelles privés de marge membraneuse; calice extérieur à 8 ou 9 divisions. Feuilles simples, couvertes d’un duvet doux sur les deux faces, cordées ou ovales, simplement dentées ou sous-trilobées; pédoncules axillaires mulliflores, beaucoup plus courts que les feuilles.
Cette plante est vivace; elle pousse des liges hautes de un mètre, dures, cylindriques et velues. Ses feuilles sont pétiolées, à 3 ou 5 ItAes peu marqués, blanchâtres, molles et douces au loucher. Sa racine est longue, cylindrique, branchue, charnue, très-mucilagineuse, amylacée, blanche en dedans, recouverte d’un épiderme jaunâtre. Dans le commerce, on la trouve mondée de
tiiü DICOTYLÉDONES THALAMIFLORES.
son épiderme, d’une belle couleur blanche, d’une odeur faible et d’une saveur très-mucilagineuse et légèrement sucrée. Il faut la choisir bien nourrie et peu fibreuse; on l’emploie en poudre, en infusion et en décoction; elle entre dans le sirop de guimauve et A’Althœa de Fernel.
Elle contient un principe crislallisable qui a d’abord été regardé comme lui étant particulier, et qui avait en conséquence été nommé althcine; mais on a reconnu depuis qu’il était identique avec V asparagine de l’asperge, de la réglisse et de quelques autres racines. Les feuilles de la plante sont aussi employées comme émollientes, et les fleurs comme pectorales, Celles-ci, outre leur double calice cotonneux, à neuf divisions extérieures, qui les distingue, ont 5 pétales d’un blanc rosé et d’une odeur faible et agréable. Elles sont, comme le reste de la plante, mucilagineuses et adoucissantes.
Roae trémlère OU pasge-roae, Althœa rosea, Cav., Alcea rosea, L. — Cette plante, réunie aujourd’hui au genre Althœa, dilfère de la guimauve par ses carpelles bordés d’une marge membraneuse sillonnée, et par son involucre ou calice extérieur à 6 divisions. Elle produit de sa racine une ou plusieurs tiges hautes de 16 à 26 décimètres, droites, velues, garnies de larges feuilles rugueuses, cordiformes-arrondies, à 5 ou 7 lobes crénelés, couvertes de poils des deux côtés. Ses fleurs sont grandes, belles et de couleurs variées, depuis le blanc et le jaune jusqu’au rouge et au pourpre noirâtre le plus foncé. Elles sont presque sessiles dans l’aisselle des feuilles supérieures, où elles forment, par leur rapprochement, un long épi terminal. Cette plante croît naturellement dans les lieux montagneux du midi de la France, et est cultivée pour l’ornement des jardins. Ses fleurs sont employées en médecine, et sa racine est quelquefois substituée dans le