‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 124 sur 139 · CRUCIFÈRES · texte numérisé non relu

CRUCIFÈRES

sente, dans la' disposition relative de ses cotylédons et de sa radicule, des différences qui ont servi de base à la division de la famille des Crucifères en cinq sous-familles. Tantôt, en effet, la radicule est recourbée de manière à venir s’appliquer sur le bord ou la commissure des cotylédons, qui sont dits alors accmbants, et qui, dans ce cas, sont toujours planes. On indique cette position respective des cotylédons et de la radicule par ce signe (0=). Les crucifères qui la présentent forment une première sous-famille sous le nom depleurorhizées. Tantôt la radicule est opposée à la face des cotylédons qui sont dits incombants, mais qui peuvent Télrede quatre manières différentes.

1“ Les cotylédons incombants peuventétre planes et parallèles à Taxe de la radicule qui se trouve appliquée sur le dos de Tun d’eux. On les représente ainsi (O || ). Les crucifères qui présentent ce caractère portent le nom de notorhizées.

2“ Les cotylédons incombants peuvent être courbés longitudinalement, de manière à former une gouttière qui embrasse la radicule. Ces cotylédons sont dits conduplicés, et s’expriment ainsi (O > >). Les plantes qui les portent ont été nommées orthoplocées.

3° Les cotylédons peuvent être roulés en crosse ou en spirale, et sont désignés par ce signe (O ] J )> ffui aurait pu être mieux choisi. Les plantes portent le nom de spirolobées.

4“ Les cotylédons peuvent être deux fois pliés transversalement et sont ainsi représentés (O II || || || ). Les plantes se nomment rfÿ)Wcofo6ées.

Si Ton voulait parler de toutes les plantes crucifères qui pourraient être utiles à la médecine ou à l’économie domestique, il faudrait les nommer presque toutes; car il en est bien peu qui ne soient pourvues d’un principe sulfuré, âcre et stimulant, qui peut les faire employer comme aniiscorbuliques. Ce principe disparaît par la cuisson, et elles deviennent alors alimentaires; aucune n’est vénéneuse. Un très-grand nombre produisent dos semences oléagineuses, et plusieurs sont cultivées en grand pour cet objet. Ne pouvant décrire toutes ces plantes, je donnerai d’abord, ainsi que je Tai déjà fait plusieurs fois, un tableau systématique et nominatif des principales espèces, et je me restreindrai ensuite à la description de celles qui ont été plusspécialementappliquées àl’art médical.

Cotylédons plans, accombants .à la

Matthiola incana, Brown.

— annua, Sweet.

I Cheiranthus Cheiri, L.

Natturiium officinale, Brown.

— sylvestre, Br.

Barbarea vulgaris, Br.

Turritis glabra, L.

Arabis verna, Br.

Cardamine pratensis, L.

Dentaria pinnata, Lamk.

Alysstim saxatile, L.

l” sons-famille ; Pi.eüborhizées.

radicule ascendante (0=).

Giroflée des jardins .

Quarantaine .

Giroflée des murailles .

— jaune ou violier jaune .

Cresson officinal .

— sauvage .

Herbe de Sainte-Barbe .

Tourelle glabre.. .

Arabette printanière .

Cardamine des prés .

Dentaire .

Alysson jaune ou coruenie d or .

DICOTYLÉDONES THALAMIFLORES.

Lunaire vivace .

Cochléaria officinal . . .

Cran de Bretagne .

Raifort sauvage .

Thiaspi des champs . . .

Ibéride ombellée .

Thiaspi des jardiniers.

Rose do Jéricho .

Lnnaria rediviva, L.

Cochléaria officirtalis, L.

j — Armoracia, L.

Thiaspi arvense, L.

j Iberis umbellata, L. Anastatica hiel'ochuntina, L.

lie sous-famille : Notorhiziî.es. Colylédoflg plans, exactement incombants par le dos sur la radicule (0 1 ).

Hesperis malronalis, L.

Julienne des jardins .

Erysimum officinal ou vélar.. .

Sophie des chirurgiens . .

Alliaire officinal .

Cameline cultivée .

Nasitort ou cresson alénois..

Passerage . .

Thiaspi officinal .

Bourse à pasteur .

Pastel ou gufede .

Cameline perfoliéc .

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