‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 21 sur 139 · VIII. Cinchona scrobicnlata · texte numérisé non relu

VIII. Cinchona scrobicnlata

(Weddell, Hist. nat. Quinq., pag. 42, lab. VII.)

C. 4 feuilles oblongues ou lancéolées, aiguës des deux côtés, luisantes en dessus, glabres en dessous, scrobiculées ; dents du calice triangulaires, aiguës; capsules lancéolées, deux ou trois fois plus longues que larges.

Var. acENCiNA, feuilles oblongues.

[C. ^crohicidaia, Humb. et Bonp., Plant, équin.-, — UC., Prud., IV, 3o2. — C. purpurea, Laub., 111, 6. — C. ivicrantha, I.ind., p'I. méd. .412, n» 820.)

Var .p Dei.ondhiana, feuilles sublancéoléesplus petilesque dans le type.

(C. Delondriana, Wedd., Aux. sc. nul., 3® sér., .X, 7.)

Hab. I.es vallées subandines du Pérou, entre le 4» et le 19° degré lat. aust., à la même hauteur que le C. Condamihea, à.Jaen, Cuzco, Carabayu, eic.

Quinquina scROBicüLATA. — Les deux variétés de cetle espèce donnent, d’après Pereira, des écorces différentes.

A. Quinquina scrobiculata genuina (3). — Les écorces jeunes ont l’aspect des quinquinas de Loxa : elles sont roulées un peu différemment les unes des autres ; leur surface extérieure est pour-

(1) Rampon, loc. cil.

(2) Phœbus, ioc. cil.

(3) Quinquina scrobiculata (Wedd., Hist. Quinq., pag. 44, tab. XXVIII)

Quinquina rouge de Cuzco (Del. et Boucli., pag. 27, pl. XIII, fig. 6-7), y,, Calisayas légers du commerce (Guib., loc. cil., pag. 138). — Quinquina de Loxa rouge-marron (Guib., loc. cil., pag. 104). — Vulgo Cascarilla Colorado de Cuzco et Cascarilla colorada de Sonia Anna.

RUBIACÉES. — CINCHONA AMYGDALIFOLIA. 159

vued’une croûte plus ou moins rugueuse, otTrant toutes les teintes depuis le blanc jusqu’au noir. La surface du liber, souvent dénudée par la chute de petites plaques du périderme, présente une couleur rouge-brun plus ou moins foncé. Ce liber, bien qu’assez compacte et se cassant assez net, montre toujours de nombreuses libres, très-visibles à l’œil. C’est le quinquina de Loxa rouge-marron de M. Guibourt. Les écorces plus âgées et plates sont un des Calüayas légers du commerce. Elles sont un peu moins denses que le Galisaya vrai ; la surface cxtériem e, d’un brun obscur, est marquée de quelques impressions transversales très-légères et de cavités remplies d’une matière fongueuse ou de verrues irrégulières, ou encore de sillons digitaux analogues â ceux desCalisayas, mais moins profonds et séparés par des crêtes moins saillantes ; la surface interne, â grain lin et droit, est d’un jaune orangé ; la fracture transversale, plus ou moins celluleuse à l’extérieur, présente, â la partie interne, des fibres longues et flexibles. La saveur est amère et astringente.

Ces quinquinas arrivent mêlé au Galisaya.

Hichesse en alcaloïdes. — D’après M.M. Delondre et Bouchardat, cette écorce donne 4 grammes de sulfate de quinine et l:à de sulfate de cinchonine par kilogramme ; les écorces roulées seulement de6 à 8 grammes de cinchonine.

Examen microscopique. — Voir plus haut, pag. 123.

B.' Quinquina scrobiculata, p Delondriana (l). — Celte écorce, qui a la couleur de Galisaya, s’en distingue par sa surface extérieure beaucoup plus unie et par la longueur de .scs fibres. Elle est moins amère. D’autre part, elle est plus épaisse et plus dense que le quinquina précédent.

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