‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 20 sur 139 · VII. t'Ineliona PHiiyeiisi · texte numérisé non relu

VII. t'Ineliona PHiiyeiisi

(Weddell, Ann. sr. nnt.)

[Cincliona Condwiiinea I Pitwjcnsh, Wedd., Ilist. mit. (Jiiinq., pag. 38.

— Cinchona lancfolata, Bo.nlh. — Plant. Havtweij., non Huiz et Pav., Cini-honu Trianæ, Karsl., in berb. Triana'.

C.. à feuilles épaisses, glabres, lancéolées, acuminées, atténuées à la base; dents du calice linéaires; capsule ovoïde allongée.

Habile la Nouvelle-Grenade.

ÜL’iNOUiN.v riTAYCNSis (2). — (( Pitoyo des indigènes cl non pas pitayon ni piiaya, comme on l’a écrit dans les livres.

(1) Voir, fiow les détails, Pliœbus, loc. cil., p. 45-49.

(2) Quinquina Pitayo il)el. et Bouch., loc cil., pag. 33, pl. XIII). — qiiina l’itaija ; Quinquina delà Colombie ou à'.inUoquiit (Guib., loc. cil., lio).

— Quinquina pnreil au Calistiija (Laub., toc. cit., pag. 303). — Quinquina bnin Carthagène et Quinquina rouge Cartiiagène (Guib., loc. cil., pag. I2G). — Pj. taya Condaminea burk (Pereira, loc. cit., 1C4S). — Quinquina Pitaya et Quinquina Almaguer (Rampon, Notes inédites).

RL'BIACliES. — OINCHONA PITAYENSIS. 1H7

« On le récolte sur le versant occidental de la Cordillère moyenne, non pas dans la province d’Antioqnia, où il n’y a que de foux quinquinas, mais plus au sud, dans la province du Cauca, depuis Sumbico jusqu’à Popayan, et spécialement dans les environs dePitayo, village indien qui lui a donné son nom. L’espèce en est à peu près é])uisée dans ces régions.

« 11 est fourni par le Cincliona püayensis, et présente deux variétés : le jaune et le ronge-brun. La planche qu’ont donnée de cette écorce MM. üelondre et Bouchardat représente la variété rouge-brun.

« La structure, qui est la môme dans les deux variétés, diffère beaucoup de celle des quinquinas orangés. Ce sont des écorces lourdes, dures, compactes, à libres très-serrées, donnant une poudre à peu près inollènsive au toucher, tandis que l’orangé donne des aiguilles très-fines qui pénètrent facilement dans la peau, où elles produisent une forte cuisson. Elles renferment une forte proportion dé tannin et de matière colorante ; leur élaboration est relativement diflicile'et leur sulfate plus lourd; mais d’habiles analyses et surtout le traitement en grand chez les fabricants ont démontré que, abstraction faite de la cinchoninc, les quinquinas donnaient, suivant la forme et la grosseur de l’écorce, de 125 à 40 grammes de sulfate de quinine par kilogramme. M. Howard a retiré d'écorces de cette variété 8 p. 100 d'alcaloïdes, solubles dans l’éther.

a Le Pitayo jaune et le Pitayo rouge-brun ne diffèrent guère que par leur couleur ; le rouge-brun est aussi plus chargé de tannin et, de matière colorante, et, en général, d’un meilleur rendement.

(I Ce quinquina, qui précédemment nous arrivait en grosses écorces, ne vient plus guère que sous forme de petites écorces brisées, brunes, dures, compactes, tourmentées, d’une odeur aromatique particulière, ressemblant à la vieille rose. Sous cette forme, quand il est sans mélange, il est d’une grande richesse, donnant quelquefois 45 grammes par kilogramme, et il atteint, dans ce cas, un prix plus élevé que celui du Calisaya.

«Au sud de Pitayo, en s’avançant vers l’Equateur, on trouve du côté de Paslo et d’Almaguer une autre variété que nous appellerons Elle ressemble exactement au Pitayo.

dont elle diffère par son rendement, la quinine faisant place à une forte proportion de cinchonine.

« Le Pitayo rouge-brun et l’Almaguer forment la transition aux quinquinas rouges ; aussi quelques auteurs, en particulier M. Guibourt, les ont-ils rangés dans les quinquinas rouges sous les noms de Quinquina rouge et brun Carthagène.

1o8 DICOTYLÉDONES CALIGIFLORES.

il arrive quelquefois sur nos marchés, et des lieux mômes d’où proviennent les quinquinas Pitayo et Almagiier, des écorces de qualité inférieure, soit à cause de leur mélange avec de faux quinquinas, soit que le Cinchona pùayensis se soit développé dans des conditions défavorables. On aurait tort de repousser ces écorces qui, pour la confection des extraits et des vins de quinquinas, sont certainement bien supérieuresà la grande majorité des mauvais bois que l’on vend sous le nom de quinquinas gris (1).

Examen microscopique . — M. Phœbus fa) donne les caractères suivants, pour la structure anatomique des Pitayensis:

Derme formé souvent du liber seul, ou du liber avec une. portion d’écorce moyenne, plus rarement des trois parties de l’écorce • fibres corticales isolées, comme dans le Galisaya : çà et là quelques cellules à cristaux.

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