‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 25 sur 139 · XII. Cliichoiia micraiitlia · texte numérisé non relu

XII. Cliichoiia micraiitlia

(Weddcll, Uist. nat. Quinq., pag. 32, pl. XIV et XV.)

Arbre de 6 à 20 mètres de haut, à feuilles largement ovales, obovales ou arrondies, obtusiucules, plus ou moins atténuées à la basé, glabres en dessus, pubescentes en dessous, ayant des touffes de poils à'l’aisselle des nervures; fleurs relativement petites; capsules lancéolées.

(I) Quinquina Huanuco Jtiiine piUe, Delond. et Boucli., pag. 28, pl. jy

RUBIACÉES. — CINCIIONA MICRANTHA.

Vnr. a Rotündifolia, feuilles ovales arrondies.

(C. mkranthü, Huiz et Pavon, Vlor. Per.; — üti.) Prod., IV, 3S4. — ■P. cordifolia, Hliode, MonO(j.)

Habite le Pérou, dans les boia ..umides et sur les berges des torrents de la province de Carabaya.

Viir. P Obi.ongifolia, feuilles oblongues-obovales.

(C. Weddell, Ann. se. nat., X, S.)

Habite le Pérou (Carabaya et le district de Huanuco) et les vallées boliviennes de Larecaja et Caupolican.

I.e C. micrantliade Façon présente deux formes distinguées par Poppig sous les noms de C,inrho)ia micrnnfha 11. P. a floiibus roscis, et C. micrnntha R. P. P floribus albis, qui ne sont que la même, variété avec prédominance d’un sexe sur l’autre.

Quinquina micrantha {fig. G20). — Nous distinguerons, comme pour les précédentes espèces, les écorces roulées des écorces plates.

A'. Quinquina micrantha roulé (1). — M. Guibourl a décrit de la manière suivante l’écorce du C.

micrantha : « Écorces sous forme de tubes longs, bien roulés, de la grosseur d’une plume à celle du petit doigt, offrant très-souvent des rides longitudinales formées par la dessiccation. La surface e.xtérieure est en outre médiocrement rugueuse, souven t presque privée de fissures transversales, ayant une teinte générale gris foncé, mais avec des taches noires ou blanches, et por tant çà et là les mêmes lichens que les quinquinas de Loxa. Le liber est d’un jaune brunâtre foncé, et comme formé de fibres agglutinées. La saveur en est amère, asiringente, acidulé et aromatique; l’odeur est celle des bons quinquinas gris (2). «

MM. Delondre et Bouebardat ont trouvé dans celte espèce

(1) Quinquina micranlha (Wedd., Hist. nal. Quinq., pag. 53, tab. XXX, fig- 31-34). — Quinquina Jaen (Del. et Bouch.). Répei l. de pharmacie, toni. XXL p. 383, pl. V), — Quinquina de Lima gris-brun (Guib., toc. cit., 108;. — Vulgo Cascaritla provinciana de Huanuco,

(2) Guib., toc. cit., 108.

164 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES-

4 grammes de sulfate de quinine et 10 grammes de sulfate de cinchonine par kilogramme.

B. Quinquina micrantha plat (1). — Celle écorce, qui arrive mêlée au Calisaya, est ainsi décrite par M. Weddell : « D’une densité peu considérable; constituée par le liber seul ou par le liber et la tunique celluleuse, celle-ci se présentant généralement sous une forme demi-fongueuse et imparfaitement exfoliée. Face externe inégale, anfractueuse, offrant souvent des concavités ou (les sillons digitaux superliciels, analogues à ceux du Quinquina Calisaya et séparés par des éminences irrégulières de texture subéreuse, beaucoup plus rarement lisse par la persistance de toute l’épaisseur de la tunique celluleuse ; d’un jaune orangé clair et grisâtre. Face interne â fibres assez marquées, de la môme couleur que la face externe, mais d’une nuance plus vive. Fracture transversale übro-filandreuse dans toute son épaisseur ou plus ou moins subéreuse au dehors. Fracture longitudinale peu esquilleuse, à surface presque male. Saveur assez fortement amère et se développant promptement, un peu piquante, à peine sljptique.

<( Dans les écorces un peu âgées le périderme offre une particularité remarquable : il présente très-peu d’épaisseur et semble formé par la tunique subéreuse seule; mais, entre celte couche extérieure et le derme, on trouve très-souvent une matière pulvérulente rougeâtre qui en forme également partie et qui résulte de la destruction de la tunique celluleuse. 11 n’y a, pas ici, en un mol, desquamation ou exfolialiou, comme dans les autres espèces, mais bien décomposition. »

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