‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 28 sur 139 · Cascarilla morada, Buiz · texte numérisé non relu

Cascarilla morada, Buiz

Quinol., art. ü, pag. 67).

Habite les vallées autour do Iluanuco.

Qcinouina pubescens. —

Les deux variétés du C. puhescem fournissent des écorces différentes que nous allons décrire séparément.

A. Quinquina pubescens Pelietenana (3). — Ces écorces, dont l’origine n’est point douteuse, ont été quelquefois données comme Calisaya. J’en ai sous les yeux un éclianlillon étiqueté par M, Howard : C. pubescens? Cascarilla morada de Ambolo, .spurious mixed wùh Calisaya, dont la surface externe présente des sillons longitudinaux parallèles, mais beaucoup plus étroits et moins profonds que ceux du Calisaya : çà et là se montrent des protubé-

(1) Weddell, Histoire nnturelte des Quinquinas, pag. 49.

(2) M. Triana regarde comme une espèce distincte cette variété du C. puhescens, qui est le Cinchona purpurea, Uuiz et Pavou.

(3) Quinquina de Cuzco et Quinquina d' Arien (Guib., /oo. cit , l.i41. — Quinquina jaune de Cuzco (Del. et Bouch., toc. cil,, 39, pl. XIX) ; Quinquina brun de Cuzco (ibid)? — China rubiqinosn, Bergen. — Cuzco bnrk et Acica bark (Pereira, Mat, méd., 1630). — Vulgo Cargua-Cargua et Cascarilla amaiilla.

lOC DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

rances d’un brun noirâtre; la surface interne est jaunâtre, à libres

droites, régulières; la cassure résineuse sur une épaisseur de 3““,

fibreuse sur le reste de l’épaisseur (7““ environ) : elle produit de

nombreuses esquilles prurienles comme celle du Q. jaune de

Cuzco.

Voici du reste les caraetères du Quinquina pubescens, tels que les donne M. Weddell : « Très-dense, constitué environ à parties égales par la tunique celluleuse et le liber. Surface extérieure assez lisse, quelquefois un peu ridée longitudinalement par suite de la dessiccation, d’un jaune ocracé plus ou moins brunâtre et parsemée fréquemment de marbrures grises ou argentées qui sont des restes du périderme, parcourue aussi quelquefois par des fissures à bords nets résultant de la dessiccation. Surface interne brunâtre ou rougeâtre, épaisse, fibreuse. Fracture tramversale largement subéreuse et à bords tranchants en dehors, à fibres courtes ligneuses en dedans. La coupe faite avec l’instrument tranchant dans le môme sens présente en dedans des séries de gros jioints indépendants les uns des autres, correspondant à la section des fibres corticales soudées en faisceaux... Fracture longitudipale presque sans esquilles. Saveur assez fortement amère, styptique et un peu piquante, sensible ù première mastication et surtout à la pointe de la langue. Le périderme, lorsqu’il persiste dans son intégrité sur les grosses écorces, se montre sous la forme d’une couche mince inégale, quelquefois verruqueuse, d’un gris obscur et plus ou moins brunâtre ou même verdâtre dans quelques points. Lorsque l’inégalité de l’écorce est considérable, elle présente, quand elle a été râclée, des taches d’un hrun foncé, semées sur la surface de son derme ; ce sont les points où les saillies de sa tunique cellulaire soulèvent le périderme pour former les petites verrues dont j’ai parlé. Ces mômes saillies sont quelquefois écorcées, et leur chute laisse des fossettes arrondies à la place qu’elles occupaient (1). »

Richesse en alcaloïdes. — C’est de ce quinquina que Pelletier et Corriol avaient extrait Varicine. M. Guibourt(2) n’y a trouvé que de la cinchonine, et en très-petite quantité, de telle sorte que ce quinquina doit ôlre réellement considéré comme tout à fait ineflicace.

Examen microscopique. — Voir précédemment, page 123.

M. Phœbus (3), qui a étudié la structure anatomique du quinquina brun de Cuzco, serait peu disposé à le rapporter au Quinquina pubescens . Ladisposition des fibres corticales rappelle celle

(1) Weddell, loc. cil., 60.

(2) Guiboiirt, toc. cil , I6!>.

(3) Phœbus, /oc. ci.'.

RUUIACÉES. — CINCHONA PUBESCENS. 107

(lu Calisaya et l’éloigne par conséquent beaucoup de l’espèce en question. Aussi, dans notre synonymie, n’avons-nous indiqué celte écorce qu’avec un point de doute.

B. Quinquina pubescens purpurea (1). — En traitant du quinquina Chahuarguera, nous n’avons rapporté qu’avec doute et d’après Pereira à cette espèce des environs de Loxa divers quinquinas Huamalies de M. Guibourl. Reichel avait déjà rattaché ces écorces au Cinchona purpu7'ea, se basant sur l’examen d’échantillons apportés par Püppig : mais Pereira, guidé par des considérations assez puissantes et de divers ordres, avait nié la possibilité d’une pareille origine.

M. Howard a repris l’examen de celte question litigieuse et, pièces authentiques en main, il croit devoir rapporter en C. purpurea les quinquinas que nous avons cités en synonymes.

Nous renvoyons pour les détails descriptifs aux excellents articles de M. Guihourt; nous nous bornons à indiquer ici comme caractère assez général de ces écorces les sillons longitudinaux do leur surface extérieure et les verrues ou protubérances rougeâtres qui se rangent souvent en lignes régulières : la couleur varie du reste du gris-brun au brun rougeâtre ou môme noirâtre.

Richesse en alcaloïdes, — Ces écorces diffèrent passablement entre elles par leur richesse en principes actifs : elles contiennent en général peu de quinine, ou même pas du tout, et de 0®',85 à 6 grammes de cinchonine par kilogramme.

Un échantillon de l'Ecole de pharmacie de Montpellier, envoyé par M. Howard avec cette étiquette ; <( C. purpurea? bark from Marenpata, correspond à une écorce qu’il appelle Carabaya bark [i) ; elle rappelle beaucoup plus que le C. Chahuarguera les ligures de Gobel et Kunze que nous avons déjà citées (3). Elle est roulée en cylindres de la grosseur du pouce ; la surface extérieure est d’un brun terreux et marquée de fentes transvei-salos peu profondes et d’excroissances couleur de rouille. I.a surface interne est d’un jaune sombre ; la cassure presque complètement fibreuse, à fibres longues , •l’amertume est faible, lente à se développer, légèrement aromatique.

Celte écorce serait assez productive en principes actifs; une grande quantité en a même été exportée de 1847 à 1833, mais le transport de la forêt à la côte en augmente beaucoup trop le prix.

U) Quinquina Huama’ies ferrugineux, grii terne, blanc K et B, rouge, rougeâtre, mince et rougeâtre (Guib., toc. cit., pag. llà-147, fide Howard). — China Huamalies, China Guamalies, sea Abomaltes (Gübel et Kunze, pag. 62, pi. X, 1-5). — Quinquinas Havane du commerce français. — Vulgo CuKarilta boba de hojas moradas.

fS) Illustralions ofnueca Quinolagia.

(3) Pt. X, fig. 1-2.

DICOTYLÉDONES CALICIFLODES.

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