XVI. Ciiicliona sncclrnlira
(Pav., Quinol, in Howard, Icc. cit. — Klotzsch, in Ahhanh der Academie der Wüsensch., zu Herlin, pag. 69. — C. ovata enjthroderma, Wedd., Hist. nat. Quinq. 61.)
Arbres à feuilles largement ovales, brièvement acuminées, pubesrcntes en dessous, surtout sur les nervures; écorce sèche, rouge foncé, à tunique cellulaire persistante (’).
Habite Iluaranda, dans la province de Quito.
Quinquina süccirubra. — Le quinquina rouge, estimé à juste litre pour sa valeur en principes actifs, a été tout d’abord rapporté au C. oblongifolia de Mutis, qui n’est qu’un Cascarilla dépourvu de tout principe fébrifuge. M. Guibourt, le premier, montra, par l’examen d’un échantillon authentique du C. Mongifolia apporté par M. de Humbolt, qu’il fallait chercher ailleurs l’origine des quinquinas rouges officinaux. La solution fut presque donnée par M. Weddell qui fut tenté de rapporter l'écorce en question au C. ovata erythroderma. Enfin, M. Howard, d’après des échantillons authentiques du C, succirubra de Pavon, admit que. celte écorce devait, en effet, être attribuée à ce C. succirubra. Ses vues ont été confirmées par la découverte faite par Spruce de l’espèce elle-même. Les observations microscopiques concordent du reste avec toutes les autres preuves pour corroborer celte opinion.
Nous empruntons à MM. Delondre et Houchardalla description de ces écorces, renvoyant pour les détails aux divers auteurs que nous avons cités.
( I ) VVcddfill, toc. cil.
(7l Quinquina rouge vrai non verruqueux et verruqueux (Guib., loc. cil., pag. — Quinquina rouge vif cl rouge pille (Del. et Boucli., 29, pl. VII,
et 30, pl. Mil;. — Cascarilla roxa verdndcra (Laub., liulL plt., II . — China ruhra ; rothe China, Bergen. — China rubra; cortex Chinie r«6er (Gôbel et Kunze, «9, pl. XI, fig. 1-5,1. — Red C/ncAo«a {Perdra, Mat. mid., pag. 1G41). — Vulgo Cascarilla colorada de Huaranda,
DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.
(( Quinquina rouge vif. — On trouve ce quinquina dans les forêts de la province de Quito; il arrive au porUle Guayaquil en surons ou en caisses de 50 à 60 kilogrammes. Les écorces plates sont épaisses de 5 à 12 millimètres; l’épiderme est quelquefois très-épais,
fendillé en tous sens, tantôt d’un blanc argenté se détachant facilement, et tantôt d’une nature fongueuse. D’autre écorces ont un épiderme si adhérent, qu’il forme pour ainsi dire corps avec le derme ; il est sans fissures, couvert de points rugueux proéminents, d’un rouge-hrun foncé. La surface interne est d’un rou^e-
RUBIACÉES. — CINCIIONA GLANDULIFERA. 17t
brun, qui devienl un peu rose îi la cassure. La texture est unie, à fibres courtes et fines, se détachant facilement et pénétrant dans la peau en y causant de la démangeaison, comme celles du Galysaya de Bolivie. 11 existe au-dessous de l’épiderme un cercle résineux très-épais. L’amertume se développe facilement et est légèrement styplique. Ce quinquina contient de 20 à 25 grammes de sulfate de quinine et 10 à 12 grammes de sulfate de cinchonine. On peut retirer du sulfate de quinine une notable proportion de la cristallisation appelée qumidine.
Les écorces roulées, qui rappellent dans leurs principaux traits les écorces plates, sont décrites sous le nom de quinquina rouge pâle.
J’ai sous les yeux de jeunes écorces provenant de C. succirubra de trois ans, cultivés i\ Hakgall (Ceylan), Elles sont extérieurement d’un gris foncé, avec de toutes petites verrues assez régulièrement distribuées; la surface interne est jaune-brun, à peine fibreuse.
Examen microscopique. — L’étude microscopique de cette écorce a été faite par MM. Klotzsch (1), Howard (2),Phœbus(3), etc. Les fibres corticales rappellent dans leur disposition celles du C. Calisaya; il y a beaucoup de cellule à cristaux, et quelques vaisseaux laticifères dans l’écorce moyenne. M. Howard a parfaitement vu au microscope des cristaux de kinovate de quinine (4) qui se sont précipités des sucs de l’écorce en dehors des cellules.