‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 33 sur 139 · XXI. Ciiicltona paliudiana · texte numérisé non relu

XXI. Ciiicltona paliudiana

(Howard, lov. cit.)

Arbre élevé à feuilles subcoriaces, polymorphes, ovalcsou elliptiques, obtuses, pubescentes à la face inférieure, sans scrobicules; tube de la corolle pentagone, fendu sur les angles à la base.

(1) Quinquina rouge de Loxa, de Josepli de Jussieu. — Cascarilla colorada.

(2) Pav., Nueoa Quinol., ex How., loc. cil.

174 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

Habile Uchubamba, dans le Pérou cenlral.

Celte espèce n’a d’intériH que parce qu’elle a élé inlroduite à Java, où elle réussit très-bien. L’écorce, qui porle dans le Pérou. le nom de Carnwilla crespiUa cMcha, ne contient que très-peu de principes actifs, si bien que l'on eu a abandonné la culture à Darjeeling. M. de Vrij, qui n’a trouvé d’abord que 0,y0 p. 100 d’alcaloïdes dans celle écorce trèsjeune, espère qu’elle donnera plus tard de meilleurs résultats.

.XXII. CilichoHU corilifolia

(VVeddcll, Hi/tt. mit. Qiiinq., pag. 37, tab. XVII.)

Arbres ù feuilles ovales arrondies, obtuses, cordées ou légèrement atténuées à la base, pubescentes à la face inféricuré; capsules lancéolées, beaucoup plus longues que larges.

Var. R VESA, feuilles ovales, subcordées, pubescentes à la face inférieure.

(C. cordifolia, Mutis et llumb. ; Ma». Gesc. mt. Fremde, Berl., 1807 ; — Walpers, Repert., V, Gîi. — C. pubescens a. cordata, I)C., Prod., ly, 35,1. c Goudutiiimi, Klolzscb, ex. licrb. Hoissier. — C.liiteii, Pav., Qiiinol., in Howard, loe. cit. — C. Tucujensis, Karst. ex ïriana op. ined.)

Habile, de la Nouvelle-Grenade au Pérou, presque toute la région cinchonifère de 1,700 à 2,700 mètres d’altitude.

Var. P Rotundifoi.ia, feuilles arrondies obtuses, un peu pubescentes sur les nervures de la face inférieure.

(C. rolundifuliu, Pav., M’*. exXVeddell.)

Habite Loxa.

Quinquinas cordifolia — Écorces roulées du C. lutea {C. coréifolia). — D’après l’examen consciencieux qu’a fait M. Howard de l’écorce de C. lutea., celte espèce serait l’origine des quinquinas pâles de Jaen, dont nous traiterons à propos du C. subcordata.

Quinquina cordifolia j)lat[\). — a Celte écorce ne présente ni la eouleur fauve ni les formes régulières des quinquinas orangés de la Nouvelle-Grenade. Elle est d’un jaune pùle, à surface externe plus ou moins ridée longitudinalement, avec quelques lambeaux micacés; rarement roulée, souvent en forme de copeaux ou en plaques allongées plus épaisses ou plus ou moins obliquement tordues.

(I C'est une espèce inférieure qu’on trouve assez rarement dans le commerce, et qui ne mérite pas cependant le mépris qu’on lui a voué. Elle est beaucoup plus efficace que certains quinquinas gris débités chez les droguistes, et qui ne contiennent que du

(I) Quinquina de Carlhagène jaune pille (Guibourt, toc. cit., 150} Quinquina

Maraedibo (Del. et Boiich., 38, pl. XVIII;. — China (lava dura, Bergen. — Carihagena hard Cinehom bark, Pereira, 1042. — Vulgo Cascaritla muta ou Mula cascarilia des Péruviens et des Boliviens. — Quina amariUa de Bogota.

RUBIACÉES. — CINCHONA SUBCORDATA. 173

tannin, beaucoup plus efficace que tous les succédanés qu’on a cherchés à grand frais au quinquina dans nos régions européennes. Nous l’avons souvent administrée dans nos voyages, à défaut d’autre, et toujours avec succès, en proportionnant les doses et en faisant réduire convenablement la décoction avec du jus de citron, acide qu’on a presque toujours sous la main en Amérique (1). Il D’après MM. Delondre et Bouchardal, ce quinquina contient 10 à 12 grammes de sulfate de cinchonine et 2 ou ît de sulfate de quinine.

M. Phœbus, après avoir étudié les caractères anatomiques de cette écorce, hésite à le rapporter au C. cordifolia. Les témoignages de tous les voyageurs et de tous les auteurs sont trop unanimes à cet égard pour que nous parlagions les mêmes doutes.

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