‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 34 sur 139 · XXIII. Cilirliona giibcordala · texte numérisé non relu

XXIII. Cilirliona giibcordala

(Pav., iVuTOrt Qu'moi., ex Howard, loc. cit.)

Arbre peu élevé, à feuilles ovales subcordées ou presque arrondies, acuminées, ondulées; capsule oblongue.

Habite les collines de la province de Loxa.

Quinquina subcordata (2). — D’après les recherches de MM. Howard et Pereira, c’est il celte espèce qu’il faut rapporter l’asA bark de ce dernier auteur, et non, comme il l’avait fait d’abord, au C. ovata vulgaris.

Voici les caractères assignés par Pereira à ces écorces: Elles sont en cylindres de grosseur et de longueur moyennes; leur caractère distinctif est leur courbure en arc ou leur torsion trèsmarquée. La surface extérieure est marquée de quelques fentes li-ans versâtes et surtout de sillons longitudinaux ; sa couleur varie du gris cendré au gris noirâtre ou au jaune pâte, avec taches blanchâtres ou brunes; la surface intérieure est d’un brun-cannelle, la fracture transversale nette ou fibreuse; l’odeur est celle du tan, la saveur faiblement astringente et amère, la couleur de la poudre brun-cannelle.

Cette écorce arrive en caisses et en aurons par le port de Payta,

L’analyse microscopique montre les caractères suivants : suber très-pâle et passant peu à peu à l’enveloppe cellulaire, cellules

(1) Rampon. loc. cit.

(2) Quinquina de Loxa cendré A (Guib., pag. 152). — CItina-Jaen; R/use Ten- Chiun, Bergen. — China Jaen; China Tenn, s. Tenu (Gobel et Kiinzg, pag. G7, tab. X, flg, 6-9). — Ash Cinchona (Pereira, Mat. méri., 1636). — Vulgo Pala de Callinazo.

ne DICOTYLÉDONES CALICIFLOKES.

à résine rares et peu développées; beaucoup d’amidon dans les cellules de la couche herbacée ; rayons médullaires nombreux interrompus par les libres du liber.

M. Howard a trouvé à l’analyse chimique 2 p. lOü de cinchoniue sous diverses formes.

XXI l . l'inclioiiu iIccurrcntiruUa.

(Pav., Sueva QuinoL, in Howard, loc. cit., et herb. lioissier. — Au C. piirpurascens, Weddell, Ilüt. mit. Quimp, 39, [d. I ?)

C. il feuilles obovales, presque arrondies ou obovales-ellipliques, décurrenles ; capsule oblongue, devenant souvent monstrueuse par la piqdre des insectes.

Habite la province de Loxa.

.M. Howard soupçonne que cette espèce pourrait bien être le C. purpurascms de M. Weddell. La forme des feuilles, l’avidité avec laquelle les insectes les dévorent, enfin l’analogie des écorces, semblent coutirmer cette opinion.

üüiKQLiNA DKcunKE.XTiKOLiA (1). — Cette écoi'ce ressemble au quinquina de Jaen pûle; elle en diffère par sa slruclure plus fibreuse. Sou épiderme est blanc verdâtre, ou couleur de rouille, ce qui lui a valu son nom vulgaire uhumada {enlliwimci. 11. Guibourt a déterminé les échantillons dell. Howard ; quinquina blanc de Li xa; il donne le même nom à l’écorce du C. purpui ascens àe 11. Weddell. Cependant 11. Weddell pense que le quinquina blanc est surlout produit par le C. cordi folia et le C. piibescens.

Celte écorce présente au microscope un suber médiocrement épais, des couches herbacées brunâtres, de larges fibres corticales groupées entre des ravons médullaires bien marqués ; pas de vaisseaux laticifères.

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