‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 41 sur 139 · EAUX QUINQUINAS · texte numérisé non relu

EAUX QUINQUINAS

Quinquina nova .

Ecorce de Paraguatan .

Quinquina blanc de Mutis.

Ecorce d’Asinouicli . .

Quinquina Rjton .

Quinquina Caraïbe .

Cascnrillfi magnifolia, AVedd.

{Cinchona oblongifolia, Mutis).

Condaminea tinetnria, D. C.

Cascarilla macroenrpa, Wedd .

(C. ocalifolia, Mutis).

Lasionema roseum, Don.

(C. Taron-Taron .)

Exostemma floribxmdum, Ibeni.

et Scbult.

Exostemma caribœuin, Ru-m. et Scbult.

ÉCeorce de Jomp.

L’écorce de Josse ou de koss est employée au Sénégal comme fébrifuge. Le ministre de la marine, désirant appeler sur elle l’attention des chimistes et des médecins français, en a fait venir deux caisses qui ont été déposées à l’École de pharmacie pour

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

que l’écorce fût distribuée à ceux qui voudraient l’expérimenter. Ayant examiné une première fois l’écorce seule, je n’aviiis pu hasarder que quelques conjectures faulivessur le genre d’arbre qui la produit; mais, ayant trouvé quelques débris du végétal dans une des caisses déposées à l’Ecole, je puis indiquer avec plus de certitude sa famille et son genre.

L’arbre qui produit l’écorce de Josse paraît croître dans les lieux submergés, où il forme comme des forêts. L’écorce envoyée doit provenir du tronc ou des gros rameaux. Elle est ouverte, cintrée ou roulée, presque toujours contournée ou tourmentée par la dessiccation. Elle est recouverte d'une couche subéreuse orangée, mince d’abord et couverte d’un épiderme blanc, laquelle, après avoir acquis une certaine épaisseur, se fend comtne par anneaux et se sépare par plaques du liber. Celui-ci est formé de libres entremêlées, du côté extérieur, de la même matière orangée qui forme le suber, plus rapprochées du côté interne et faciles à séparer sous forme de lames fibreuses d’une grande ténacité. Le bois est dur et d’une assez belle couleur jaune. Au reste, toutes les parties du végétal sont pourvues d’un principe colorant jaune qui pourrait être utilisé pour la teinture. L’écorce présente en masse, une odeur nauséeuse particulière ; elle a le même goût nauséeux, accompagné d’une légère astringence. Elle est sans amertume, ce qui n’est pas suffisant pour nier ri pn'oî’f, sa propriété fébrifuge.

Les jeunes rameaux qui accompagnent les écorces sont opposés en croix et portent des tubercules disposés de même, répondant à l’insertion des feuilles. Celles-ci sont assez courlement péliolées, oblongiies, lancéolées, très-entières, et rappellent tout à fait celles des cinchonées. Les fleurs manquent; mais j’ai trouvé quatre capitules de fruits, complètement sphériques, de 13 à. 14 millimètres de diamètre, et qui ont exactement tous les caractères des Ceplialanlhus. Le seul caractère qui me paraisse s’en éloigner, c’est que le limbe tronqué du calice, qui surmonte le fruit sous forme d’une couronne membraneuse, est manifestement pentagone. Les fruits présentent deux loges monospermesles semences sont blanches, volumineuses, à radicule supère.

Je devrais ne pas terminer la famille des Rubiacées sans traiter du gambir, SUC astringent aujourd’hui très-répandu dans le commerce et retiré des feuilles de V Uncaria gambir, arbuste de l’Inde orientale et des îles Malaises, très-voisin des Cinchona; mais l’histoire du gambir se trouve tellement liée à celle des cachous et des kinos, dont le plus grand nombre appartient à ta famille des Légumineuses, que je remets à en parler lorsque je traiterai des produits de cette dernière famille.

CAPRIFOLIACÉES. — SUREAU COMMUN,

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