‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 56 sur 139 · CUCURBITACÉES. — COLOQUINTE · texte numérisé non relu

CUCURBITACÉES. — COLOQUINTE

le calice, à 5 lobes étalés, d’un jaune pâle avec des veines verdâtres; les étamines sont triadelphes, à anthères uniloculaires et linéaires, fixées à la marge sigmoïde du connectif. Les fleurs femelles sont dépourvues de tout organe mâle; l’ovaire est triloculaire, surmonté d’un style trifide. Le fruit est une baie ovale ou elliptique, toute hérissée de poils rudes, verte d’abord, mais devenant jaune en mûrissant. Elle s’ouvre par la séparation du pédoncule, et lance alors au dehors avec force, et avec une sorte d’explosion, ses semences accompagnées d’un suc mucilagineux. Les semences sont ovales, à peine comprimées, lisses. C’est avec le suc exprimé de ce fruit que l’on préparait autrefois l’extrait connu sous le nom A'elaterium. C’est un violent purgatif.

Coloquinte.

Cucumis Colocynthis, L. {fig. 636). Car. gén. : calice tubuleux, campanulé, à 5 divisions aiguSs ; pétales à peine soudés entre eux

Fig. 656. — Coloquinte.

et avec le calice. Fleurs mâles à 5 étamines triadelphes ; fleurs femelles à 3 stigmates épais et bipartites. Péponide à 3 ou 6 loges; semences ovées, comprimées, non entourées d’une marge.

La coloquinte est une plante rampante et velue dont les feuilles sont longuement pétiolées, assez larges, profondément incisées et à lobes obtus; les vrilles sont courtes. Les fleurs sont axillaires et solitaires, pédonculées; le tube du calice est globuleux dans les fleurs femelles, à limbe campanulé terminé par 5 dents étroites ;

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

les pétales sont petits. Les fruits sont globuleux, glabres, unis, jaunes à maturité, ayant la forme et la grosseur d’une orange. Ils sont composés d’une écorce mince, peu consistante, et d’une chair assez sèche, très-amère, renfermant un grand nombre de semences jaunâtres.

Ce fruit nous arrive sec et tout écorcé de l’Espagne et des îles de l’Archipel; il est blanc, léger, spongieux et d’une amertume insupportable. C’est un violent purgatif. On en prépare une poudre, un extrait aqueux et un extrait alcoolique; il entre dans un assez grand nombre de médicaments composés.

L’excessive amertume de la coloquinte est due à un principe particulier que Vauquelin a proposé de nommer colocynthine. Ce principe se dissout presque seul lorsqu’on traite la coloquinte par l’alcool Irès-reclilié, et mélangé de gomme quand on opère avec l’eau. L’extrait alcoolique est d’un jaune doré, sec et trèsfragile. Lorsqu’on le traite par l’eau, il semble se séparer en deux parties : une insoluble, jaune, demi-transparente, ressemblant à une résine molle; l’autre soluble, mais qui se sépare de l’eau è la température de l’ébullition, sous la forme de gouttes huileuses qui deviennent sèches et cassantes à froid. Vauquelin a pensé que ces deux parties ne différaient pas l’une de l’autre. La solution aqueuse, quoique peu chargée de matière, est très-amère, mousse fortement par l’agitation et précipite par la noix de galle et l’acétate de plomb.

Concombre cultivé.

Cucumis salivus, L. Feuilles péliolées, cordiformes, grossièrement dentées et à 5 lobes peu marqués, dont le terminal est aigu et plus grand que les autres. Les fleurs sont assez grandes, courtement pétiolées, réunies deux ou trois dans l’aisselle des feuilles ; les divisions du calice sont réfléchies en dehors ; les pétales sont pointus. Les fruits sont oblongs, plus ou moins arqués, obscurément anguleux, à surface lisse, quoique souvent tuberculeuse, et formés de carpelles distincts et séparables h l’intérieur. Ce fruit peut acquérir la grosseur du bras et une longueur de 20 i 25 centimètres; la chair en est blanche, très-.succulente, faiblement sucrée et d’une odeur un peu vireuse. 11 est divisé intérieurement en 3, 4 ou 6 loges, qui contiennent un grand nombre de semences à surface lenticulaire, mais ovales et pointues, blanches, coriaces et renfermant une amande émulsive.

La chair du concombre est usitée comme aliment; on en prépare, avec le suc exprimé et de la graisse de veau, un liparolc qui est d’un usage général comme cosmétique. Les semences sont

CUCURBITACÉES. — POTIRON. 2b“3

au nombre de celles que l’on nommait autrefois les quatre grandes semences froides; on en prépare encore quelquefois des émulsions •et un sirop analogue au sirop d’orgeat.

Le corniciion est une variété de concombre, à fruit vert, plus <jue le précédent, tout hérissé d’aspérités et à chair ferme. On le cueille dans sa jeunesse, et on le confit dans le vinaigre pour le faire servir d’assaisonnement.

Le melon, Cucumis Melo, L., et le melon d’eau ou pastèque, Cucumis Citrullus, DG., sont des fruits rechercbés pour la douceur, l’arome et la succulence de leur chair. Leurs semences font partie des quatre semences froides; mais celles de melon ressemblent tellement à celles de concombre qu’on n’en fait aucune distinction. Celles de pastèque sont reconnaissables à leur épisperme d’un rouge violacé.

Courge OU calebasae.

Lagenariavulgaris, Seùnge\CucurbiiaLagena)da,L. Celte plante a les feuilles arrondies, molles et lanugineuses. Les fleurs sont blanches et très-évasées; les mâles à 5 étamines triadelphes, les femelles pourvues d’un ovaire presque privé de style et terminé par 3 stigmates épais, bilobés, granuleux. Les fruits portent des noms différents, suivant leur forme, qui varie d’une manière singulière. On nomme gourde des pèlerins celui qui est formé de deux ventres inégaux séparés par un étranglement; cougourde celui qui n’a qu’un ventre terminé par un col oblong ; gourdemassue ou gourde-trompette celui qui est formé par un ventre peu marqué, terminé par un long col souvent recourbé. Tous ces fruits contiennent, sous une enveloppe dure et ligneuse, une chair spongieuse, blanche et insipide. Les semences sont grises, d'apparence ligneuse, plates, elliptiques, entourées d’un bourrelet élargi sur les côtés et échancré au sommet. L’amande, 'blanche et huileuse, était une des quatre grandes semences froides.

Potiron.

Curcubita r«aa.7/na, Duch. Car. gén. : fleurs monoïques. Fleurs mâles à calice campanulé, quinquéflde; corolle soudée au calice, campanulée et à 3 lobes à estivation induplicalive ; 5 étamines insérées à la base de la corolle, triadelphes, rapprochées en colonne. — Fleurs femelles : calice ové, à limbe supère, qninquéiide; corolle de fleurs mâles, portant des anthères stériles; ovaire infère, à 3 ou 5 loges; style triflile; stigmates bilobés.

.,^62 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

Baie polysperme. Semences ovées, comprimées, entourées d’une marge renflée.

Le poUron a les feuilles très-amples, en cœur arrondi, assez molles, couvertes de poils presque sans roideur. Les corolles sont jaunes, évasées dans le fond et à limbe rabattu en dehors. Les fruits sont très-gros, de forme sphérique aplatie, avec des côtes régulières et des enfoncements à ta base et au sommet. Il y en a plusieurs variétés dont la plus ordinaire, le gros potiron jaune, pèse de lo à 20 kilogrammes, et l’on en a vu de 30 kilogrammes ; la chair en est jaune, ferme, juteuse et savoureuse lorsqu’elle est cuite. Les semences sont larges, elliptiques, entièrement blanches et entourées d’un bourrelet non échancré.

Le turban turc, Cucurbiia piliformis, Duch., également employé pour la table, parait n’êlre qu’une variété du précédent.

Le grtraiimon, Cucurbita Pepo, Duch., est une autre espèce dont les feuilles sont rudes et piquantes. Les fleurs sont en forme d’entonnoir. Les fruits sont allongés de la base au sommet, variables dans leur volume et leur couleur, sôuvent très-volumineux. Les semences sont semblables aux précédentes;

ftl. Naudin rattache au Cucurbita Pepo, Duch., comme de simples variétés ; le palU^ou, artichaut «l'Espairne ou bonnet d’électeur, Cucurbita Melopepo, Duch., et aussi d’autres formesdu même genre dont les fruits à chair dure, non comestible, sont faciles à conserver et très-agréables à la vue par leur formfr et leurs couleurs variées : telles sont les fausaes oranges et fausses coloquintes, Cucurbita aurantia, Willd.; les cougourdetlesou fausses paires, Cucurbita ovigera, L., etc. (1).

J’ai cherché ii savoir quelles étaient véritablement les quatre semences cucurbitacées qui formaient anciennement les quatre grandes semences froides. J’ai trouvé que c’étaient celles de ;

Concombre,

Melon,

Citrouille-pastèque, Courge en massue.

Cucumis salivus, L.

— Melo, !..

— Cilrullus, DC.

Lagenaria mlgaris clavala, DC.

Mais, à Paris, le nom de citrouille étant donné au giraumon, et celui de courge au potiron, on a fini par substituer aux deux dernières semences froides celles de giraumon et de potiron. De là vient que du temps de Baumé on ne distinguait plus dans le commerce que deux sortes de semences froides, savoir, les grosses, qui étaient celles de la citrouille ou du potiron, et les petites,

(t) Voyez Naudin, variétés du genre Cucurbita. [Ann. sc, nat..

Botanique, 4' série, t. VI, p- II)-

CUCURBITACÉES. — NllANDIROBE.

qui comprenaient celles de melon ou de concombre. Il en est encore de même aujoui-d’hui.

^'Iiandirobe îles Antilles.

Fevillea cordifolia, Poir. Car. gén. ; fleurs dioïques. Fleurs milles à 5 élumines distinctes, alternes avec les pétales et offrant en outre, d’après Jussieu, 5 étamines stériles. Anthères biloculaires, didymes. — Fleurs femelles : tube du calice campaniforme soudé avec l’ovaire, limbe libre à S divisions. Corolle à 5 pétales presque distincts, accompagnés de O lamelles alternes {étamines stériles ?). Ovaire semi-infère, friloculaire, surmonté de 3 styles distincts, bifides au sommet. Baie charnue, trilocucaire, A écorce mince, indéhiscente, marquée, vers la partie moyenne, d’un bourrelet circulaire, linéaire, indiquant la limite de l’adhérence du calice, et portant, sur l’étendue du bourrelet, S vestiges des lobes du calice. Les semences sont peu nombreuses , comprimées, fixées à la base des loges ; elles sont privées d’endosperme et sont composées en entier d’un embryon droit, à cotylédons épais et huileux, à radicule très-courte et infère.

Les Fevillea se distinguent des autres Cucurbilacées par leurs étamines libres , par leurs styles distincts, pur la disposition de l’embryon, par le petit nombre et l’insertion des semences; enfin par leurs vrilles qui sortent de l’aisselle môme des feuilles, au lieu de naître sur le côté. Aussi plu- . sieurs botanistes en formentils une petite famille séparée,

sous le nom de nhandi obées. *''S' ~ Feniiea cordifoin.

1- espèce dont il est ici question, \e Fevillea cordifolia {pg. 667), croit dans les Antilles, où elle porte les noms â'avila et de noix de serpent. Les feuilles sont dépourvues de points glanduleux; elles sont cordiformes, acuminées, sous-dentées et quelquefois sous- tri lobées. Le fruit entier a ta forme d’une grosse coloquinte dû 11 ou 12 centimètres de diamètre. L’épicarpe est mince, peu consistant, présentant sous l’épiderme un tissu marqueté, ou comme formé de petites pièces hexagones, ombiliquées, serrées les unes contres les autres. Bourrelet linéaire situé au-dessous de la moi-

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

lié du fruit ; l’intérieur du fruit est charnu, plein au centre, à 3 loges étroites rapprochées de la circonférence. Les semences sont au nombre de deux seulement (?) dans chaque loge ; elles sont larges de S ou 6 centimètres, irrégulièrement lenticulaires, amincies sur le bord. L’épisperme est épais, coriace, uni et comme velouté à sa surface; il est d’une couleur fauve ordinairement plus foncée à la circonférence, où ce changement de couleur simule une marge qui n’est pas distincte, en réalité, du reste du tégument. L’amande, formée par les deux lobes cotylédonaires, est plate, jaunâtre, huileuse, amère, fortement purgative. L’huile exprimée est amère, purgative, et, en raison de son abondance, usitée pour l’éclairage, en Amérique. La semence récente, broyée avec de l’eau, parait être un remède éprouvé contre la morsure des serpents venimeux et contre rempoisonnement par le mancenillier. C’est une des substances les plus utiles de la matière médicale américaine.

On trouve nu Brésil plusieurs espèces de Fevillea dont les semences y sont nommées fèves de Saint-Ignace, d’après .Martlus, sans doute à cause de leur forte amertume. La plus intéressante à connaître est celle qui aété décrite, par Marcgraff, sous le nom de ghandirobaou nhnndiroba (1); mais elle a été mal connue jusqu’ici des botanistes qui, tantôt lui donnant le nom de Fevillea trilobata (Linné), tantôt celui de Fevillea hederacea (Poirel) (2), ont eu le tort de s’attacher aux caractères variables des feuilles plutôt qu’à ceux du fruit et des semences. Ayant reçu ces dernières de M. te docteur Ambrosioni, de Fernanbouc, j’ai pu vérifier l’exactitude de la description de Marcgraff, et en tirer un meilleur caractère spécifique.

Fevillea Mnregravii. Fruit ovoïde, obscurément triangulaire, à 3 loges contenant chacune 4 semences. Semences irrégulièrement lenticulaires (fig. CbS;, larges de 2,5 à 3,5 centimètres, dont le tégument.

Fip. 658, — Fevillea Maregravü.

assez mince, est formé de trois couches distinctes. La première couche est jaunâtre, tendre, spongieuse, facile à détruire par le frottement; la couche mitoyenne est noirâtre, dure, très-mince, cassante, paraissant

(1) Marcgraff, Hisl. bras., p. 46.

(2) Non le Fevillea hederacea de 1 atlas de Turpin, où l’on trouve figuré la Fevillea cordi folia de Poiret.

PAPAYACÉES. '26î)

formée de fibres très-courtes, agglutinées, perpendiculaires à sa surface, ou rayonnant du centre de la graine à sa circonférence. Cette couche moyenne est en outre parsemée l’extérieur de tubercules de même nature, qui viennent affleurer la surface de la première couche et y forment des taches ou des aspérités noirâtres. Ces tubercules persistent après la destruction de la première enveloppe, et, comme ils sont plus développés vers la circonférence qu’au centre, ils forment tout autour de la semence deux rangs de tubercules disposés comme les dents d’une roue. Ces deux rangées de tubercules sont séparées, sur l’aréte de la semence, par une lame blanchâtre qui était également contenue sous la première enveloppe, et qui persiste plus ou moins après sa destruction, simulant alors une aile membraneuse tout autour de la semenee. Celte lame blanchâtre pénètre, par l’arûte, dans l’intérieur de la semence, séparant complètement en deux parties le test noirâtre, et l’on voit alors qu’elle n’est qu’une continuation de l’enveloppe intérieure, qui est blanchâtre et fongueuse comme ccllê de l’extérieur; et cette matière fongueuse, non-seulement remplit tout l'intervalle du test noirâtre à l’amande, mais elle paraît aussi pénétrer entre les deux cotylédons, qui sont épais, huileux et d’un jaune foncé. Cette amande est plus épaisse et plus volumineuse à proportion que dans la première espèce, les différentes enveloppes dont je viens de parler étant au total fort minces, tandis que l’épiderme du nhandirobe des Antilles est au contraire très-épais.

FAMILLE DES PASSIFLOHES, UES PAPAYACÉES ET DES LOASÉES.

On trouve auprès des Cucurbitacées trois familles qui offrent avec elles de trop grands rapports pour qu’on puisse beaucoup les en séparer.

La première est celle des passifi.orées dont le port et les feuilles palmatilobées rappellent les Cucurbitacées, mais qui en diffère par la présence de 2 stipules à la base des pétioles ; par leurs vrilles axillaires; par leurs fleurs hermaphrodites dont la corolle est souvent accompagnée de lamelles étroites, très- nombreuses et plurisériées; par leurs étamines dont les filets sont réunis en un tube soudé avec le support de 1 ovaire, qui est libre et supère, à une seule loge, portant 3 ou 5 trophospermes pariétaux; enfin par leurs graines pourvues d’un endosperme charnu.

Les Passiflorées, dont les espèces innombrables habitent les forêts de l’Amérique intertropicale, sont recommandables par la beauté de leurs fleurs, et plusieurs par la bonté de leurs fruits (Passi/h’ra coccinea, muliformis, qua trangularis, etc.). Un assez grand nombre également recèlent dans leurs racines, dans leurs liges ou dans leurs feuilles, des principes émétiques purgatifs ou narcotiques, mais sur la nature desquels on n’est pas suffisamment éclairé.

Les PAPAYACÉES s’éloignent des végétaux précédents par leur tronc droit, cylindrique et pourvu de feuilles seulement au sommet, ce qui

266 DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

leur donne l’apparence de palmiers, landisqueleurs feuilles palmatifides et leur suc laileuxles rapprochent des figuiers et des Artocii'pus. Leurs fleurs sont monoïques ou dioiques, pourvues d’un calice trùs-petit. Les fleurs miles ont une corolle gamopétale, longuement tubuleuse, pourvue à la gorge de tO étamines placées sur deux rangs. Les fleurs femelles présentent 5 pétales distincfs et I ovaire libre, uniloculaire, à 5 trophospermes pariétaux chargés d’un grand nombre d’ovules. Lo fruit mûr est une baie uniloculaire, contenant des graines nombreuses pourvues d’endosperme.

Fig. 659. — Papayer commun.

L’espèce la plus connue de cette famille est le pupajer commun, Carica Pa/iaya, L., arbre des ilesMoluques qui s’est propagé dans l’Inde, aux îles Maurice et de là aux Antilles (fig. 630). Son fruit se ma"ge cru ou cuit. Le suc laiteux de la lige est amer, dépourvu d’acreté, chargé d’une si grande quantité d’albumine et de fibrine, que Vauquelin l'a comparé à du sang privé de matiore colorante (t). Suivant lùidlichcr, quelques gouttes de ce suc ajoutées à l’eau attendrissent en quelques

( t) Vauquelin, Ann, chirn., t. XLIlt, p. 271.

(') 1, papaji r commun ; i, papayer femelle; 3, grappes de lleurs mâles ; i, grappe de fleurs

Page 1