‹ Histoire naturelle des drogues simples, ou Cours d'histoire naturelle professé à l'École supérieure de pharmacie de Paris. Tome troisièmeChapitre 55 sur 139 · FAMILLE DES CACTÉES, DES FICOÏDÉES, DES CRASSULACÉES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES CACTÉES, DES FICOÏDÉES, DES CRASSULACÉES

DES PORTULACÉES.

Je réunis ensemble ces quatre familles, dont les caractères botaniques sont assez différents, mais qui se rapprochent parla nature charnue de leurs tiges et de leurs feuilles, et par la présence d’une forte proportion de malate acide de chaux dans leur suc; de sorte que leurs propriétés médicales sont d’ûtre rafraicliissantes, à l’exception d’un petit nombre qui sont pourvues, outre le suc acidulé calcaire précédent, d’un suc laiteux plus ou moins âcre qui les rapproche des euphorbes.

Les CACTÉES, principalement, sont remarquables par leurs formes tout à fait insolites, les unes consistant en une masse charnue, arrondie et pourvue; do côtes comme un melon {Melocactus communis), mais couverte sur toutes les arêtes d’épines fasciculées et rayonnantes; les autres présentent la forme d’un gros cierge mullangulaire et épineux, haut de 8 à fO mètres {Cereus peruvianus), ou celle de longs serpents entrelacés (Cereus serpentinw) ; ou bien encore celle de larges gâteaux charnus, articulés les uns sur les autres : tels sont les nopals ou Opuntia, auxquels cette forme a fait donner le nom vulgaire de raquette. C’est sur une espèce de ce genre {Opuntia cochinillifera) que l’on cultive la cochenille, insecte hémiptère dont la femelle, dépourvue d’ailes, se fixe sur la plante afin d’y vivre, d’y être fécondée, et d’y multiplier; mais on la récolte avant sa ponte, et on la fuit sécher à l’étuve ou sur des plaques chaudes pour la livrer au commerce.

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

La plupart des plantes appartenant à cette famille, indépendamment de l’intéiût qu’elles présentent par la singularité de leurs forme?, sont remarquables par la beauté de leurs fleurs, et beaucoup sont recherchées dans leur pays natal pour l’acidité agréable de leurs fruits.

Les principaux caractères des Cactées sont un calice soudé avec l'ovaire, divisé supérieurement en lobes nombreux, imbriqués, plurisériés, pétaloïdes; une corolle formée de pétales nombreux, imbriqués, plurisériés, insérés sur le sommet du tube du calice, des étamines nombreuses, plurisériées, à anthères biloculaires. L’ovaire est uniloculaire, infère, à placentas pariétaux nombreux et pluri-ovulés; le style est terminal, indivis, mais terminé par autant de stigmates qu’il y a de placentas. Le fruit est une baie ombiliquée au sommet, charnue, dont les graines, nichées dans la pulpe, sont attachées aux tropho spermes pariétaux par des funicules filiformes. Les graines ont un double tégument et contiennent un embryon droit ou recourbé, privé d’endosperme.

Les Fico'iDÉES ont un calice gamosépale à 5 divisions ; les pétales sont nombreux, imbriqués, insérés sur le haut du tube du calice, ainsi que les étamines qui sont nombreuses, multisériées, à anthères biloculaires, versatiles. L’ovaire est adhérent au tube du calice, pluriloculaire, à placentas linéaires soudés aux nervures médianes des feuilles carpel laires, et occupant le fond des loges. Les ovules sont nombreux, fixés aux placentas par de longs funicules. Les stigmates, en même nombre que les loges, terminent l’axe central qui les réunit. Le fruit est une capsule pluriloculaire s’ouvrant parles sutures ventrales des carpelles, devenues supérieures; les graines s mt nombreuses, à testa dur ; l’embryon est courbé en arc et entoure en partie un endosperme farineux.

Le principal genre de la famille des Ficoïdées est le genre fico'ide ou Mesembryanthemum, dont une espèce, nommée irlaciale {Mesembryan- ^hemum cristallinum), est toute couverte de vésicules gélatineuses et brillantes, ressemblant à de petits glaçons, et remplies d’un principe gommeux insoluble dans l’eau, de nature semblable à celui qui compose presque en totalité la gomme kutéra.

Les nopals fournissent aussi une grande quantité d’une gomme analogue (somme ilo nopal), que sa complète insolubilité dans l’eau rend tout à fait inutile aux arts. Elle est sous la forme de concrétions vermiculées ou mamelonnées, d’un blanc jaunâtre ou rougeâtre, translucides ou demi-opaques ; elle a une saveur fade mêlée d’un peu d’âcreté, et elle crie sous la dent. Mise à tremper dans l’eau, cette gomme se gonfle , blanchit, mais n’acquiert aucun liant. Quelques portions détachées nagent divisées dans la liqueur ; mais la presque totalité. forme une masse résistante non mucilagineuse, que la pression sépare en parties non liées, et qui prennent, en se détachant sous les doigts, un aspect farineux. L’iode la colore superficiellement en bleu noirâtre.

Divisée par l’eau et vue au microscope, elle a la forme d’une substance gélatineuse, plissée, à bords finis, d’une épaisseur et d’une consistance très-marquées. En y ajoutant de l’iode, la substance gélatineuse principale ne parait pas se colorer: mais on y observe une grande quantité de points colorés en bleu-noir, opaques, très-petits, de-

CRASSU LACÉES. — ORPIN. 253

vant Pire une espèce particulière d’amidon. Enfin, que la substance soit ou non additionnée d’iode, elle offre constamment, et disséminés à distance, des groupes de cristaux bien finis, terminés par des biseaux aigus, et exactement semblables à ceux que M. Turpin a observés dans le tissu même du Cereus pemvianvs, et que M. Chevreul a reconnus pour être de l’oxalate de chaux (I). Ces cristaux caractérisent la gomme de nopal et serviront toujours à la faire reconnaître.

Les CBASSULACÉES ont un calice libre, persistant, à S lobes, très-rarement à un plus grand nombre ; les pétales sont en nombre égal aux lobes du calice et alternes avec eux, tantôt libres et tantôt soudés en tube parla partie inférieure; les étamines sont en nombre égal ou double de celui des pétales; les anthères sont biloculaires et fixées par la base à des filets distincts. L’ovaire est multiple, composé d’autant de carpelles libres qu’il y a de pétales, opposés aux pétales, et contenant des ovules nombreux fixés à la suture ventrale; chaque carpelle est terminé par un style continu à la suture dorsale, portant un stigmate introrse, presque terminal. Le fruit est composé d’un grand nombre de follicules libres, rarement so^^s, s’ouvrant par la suture ventrale. Les semencei sont plus ou moinfl^ibreuses, très-petites, scrobiformes, à épisperme membraneux ; l’embryon est droit, cylindrique, situé dans l’axe d’un endosperme charnu, quelquefois très-ténu ou presque nul.

Les plantes suivantes de la famille des crassulacées sont encore usitées:

«loubarbe dea toita, Sempenivum tectorum, L. Cette plante eroît en Europe dans les fentes des rochers, sur les vieux murs et sur les toits rustiques. Sa racine, qui est fibreuse, donne naissance à plusieurs rosettes de feuilles charnues, oblongues, pointues, d’un vert glauque, persistantes, qui figurent à peu près un capitule d’artichaut. Du milieu de ces feuilles s’élève une tige cylindrique, haute de 20 à 30 centimètres, rougeâtre, garnie de feuilles plus étroites et plus pointues que celles de la rosette, divisée par le haut en plusieurs rameaux très-ouverts, portant, presque en forme d’épis, des fleurs purpurines à 12 ou 15 divisions et à 12 ou 13 ovaires. ^

Le suc des feuilles de joubarbe est abondant en albumine et en surmalate de chaux. On le donnait autrefois intérieurement, dans les fièvres bilieuses inflammatoires; il est encore usité aujourd hui comme rafraîchissant, associé è l’huile ou à la graisse, contre les brûlures et les hémorrhoïdes.

Orpîn bu reprise, Sedum Telephium,li. Cette plante croît dans les lieux incultes et ombragés. Ses tiges sont droites, rondes, garnies de feuilles un peu charnues, ovales- oblongues, atténuées à la base, dentées, quelquefois rouges sur les bords. Les fleurs sont très-nombreuses, disposées en cime terminale, blanches ou

(1) Voy. Ann. des se. mt., t. X.\, p. 26, pl. l; et }ourn. de pharm., t. XX, p. 536.

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purpurines, pourvues d’un calice à 5 lobes, d’une corolle à 5 pétales, de 10 étamines et d’un ovaire à 5 carpelles. Les feuilles sont rafraîchissantes comme celles de la joubarbe. Le peuple les emploie souvent avec succès pour opérer la cicatrisation de plaies plus ou moins considérables.

Petite joubarbe OU trique-madame, Sedum album, L. {fig. 652). Racine menue, fibreuse, vivace. Tiges cylindriques, rougeâtres, glabres, étalées sur la terre, puis redressées, longues en tout de 16 à 30 centimètres, un peu rameuses au sommet. Feuilles éparses, cylindriques, succulentes, obtuses, d’un vert un peu rougeâtre. Fleurs disposées en un corymbe étalé, à pétales blancs et à anthères noirâtres. Le suc de cette plante est légèrement styptique ; il est rafraîchissant et astringent comme celui des précédentes.

Vermiculalre briklanie, Sedum acre, L. {fig. 653). Racine vivace, menue, fibreuse, donnant naissance à des tiges nombreuses, glabres, hautes de 6 â 8 centimètres, garnies de feuilles éparses, ovales, un peu triangulaires, courtes, succulentes, d’un vert clair très-rapprochées les unes des autres. Les fleurs sont jaunes, disposées en petits bouquets au sommet des tiges. Cette plante est commune dans les lieux arides et pierreux, sur les vieux murs et les chaumières. Elle fleurit en juin et juillet. Elle a une saveur piquante, âcre et presque caustique. Elle est vomitive et résolutive; on l’a conseillée, séchée et pulvérisée, contre l’épilepsie ; il faut en faire usage avec circonspection.

CüCURBITACÉES. *255

Cotïlet ou nomlirll do Vénu», Uinbilicus pendulùius, L. Petite plante croissaTi1"siïnes*roche'rs ou sur les murs de la France méridionale et occidentale, en Espagne et en Angleterre. Sa racine est tubéreuse, charnuj. Ses feuilles radicales sont arrondies, ombiliquées, concaves, crénelées sur leur bord, lisses, verdâtres, charnues et succulentes. La tige porte des feuilles plus petites, presque cunéiformes; et des fleurs en grappe spiciforme pendantes, d’un vert jaunâtre, à divisions de la corolle peu profondes, mucronées et eoncaves.

Les feuilles de cotylet ont été préconisées depuis quelque temps contre l’épilepsie. Elles contiennent, d’après M. Hétet (1), de la triméthy lamine, un sel ammoniacal, du nitrate de potasse, etc.

Les poBTDLAcÉES, qui terminent cette série, ont un calice demi-adhérent à l’ovaire ou libre, formé de 2 sépales (rarement 3 ou 5) soudés entre eux ou lib^s^.es pétales sont au nombre de 4 à 6, libres ou soudés, souvent t^^^s étamines sont au nombre de 3 à 12, insérées sur le calice, ou si^^Rorolle lorsqu’elle est gamopétale; les anthères sont biloculaires (genre Montia) ou quadrilobées [Portulaca). L’ovaire est uniloculaire, libre ou à demi soudé avec le calice, â placenta central, et surmonté d’un style simple, divisé supérieurement en 3-3 branches stigmatiféres. Le fruit est une capsule uniloculaire, tantôt pyxidée, comme dans les pourpiers, tantôt s’ouvrant par trois valves longitudinales {Montia). Les graines sont fixées au centre de la capsule; elles contiennent un embryon circulaire, entourant un endosperme farineux.

Pourpier cultivé, Portulaca pleracea, L. Racine fibreuse annuelle, produisant une tige charnue, qui se partage, dès la base, en rameaux étalés, très-lisses, longs de 16 à 20 centimètres, garnis de feuilles sessiles, alternes, cunéiformes, obtuses, charnues, d’un vert jaunâtre. Les fleurs sont sessiles, jaunes, munies d’un calice à 2 divisions, d’une corolle à 3 pétales plans et ouverts, soudés par le bas; de 10 à 12 étamines insérées sur la corolle : le style est nul, les stigmates sont allongés. Le fruit est une pyxide contenant un grand nombre de graines.

Cette plante est originaire de l’Inde; mais elle est depuis longtemps naturalisée en France. Elle était autrefois usitée en médecine, comme rafraîchissante ; mais elle n’est plus guère employée aujourd’hui que comme aliment.

FAMILLE DES CUCURBlTACÉES

Plantes herbacées, couvertes de poils rudes ; à liges rampantes ou grimpantes; à feuilles alternes, pétiolées, palmatinervées et palmas tilobées, accompagnées de vrilles placées sur le côté du pétiole. Leur fleurs sont en général unisexuelles et monoïques, très-rarement hermaphrodites. Le calice est gamosépale, soudé avec l’ovaire dans les

(1) Hétet, Archives de médecine navale. Paris, 1864, t. II.

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

fleurs femelles, partagé supérieurement en 5 lobes imbriqués qui sont soudés avec la corolle, à l’exceplion de leur extrémité qui reste libre. La corolle est formée de 5 pétales insérés sur le limbe du calice, soudés avec lui et soudés entre eux par le bas, de manière à former une corolle gamopétale, rotacée ou campanulée, à 5 lobes imbriqués, alternes avec ceux du calice.

Les fleurs miles contiennent 5 étamines insérées à la base de la corolle, alternes avec ses divisions, quelquefois libres, quelquefois monadelphes, mais le plus souvent triadelphes ; c’est-à-dire que, de ces étamines, quatre sont réunies deux par deux, par leurs filets, et que la cinquième reste libre. Les filets sont courts et épais, se continuant en un connectif ordinairement flexueux; les anthères sont à une ou deux loges linéaires, soudées dans toute leur longueur avec le connectif dont elles suivent le bord sinueux, en figurant souvent une sorte d’en placée horizontalement. Les. fleurs femelles présentent un ovaire infère, rarement uniloculaire et uniovulé (genres Sicyos, Sechium, Gronovia) ; le plus souvent formé de 3 ou de 5 carpelles dont les bords, en s’infléchissant jusqu’au centre, forment des d|i|Ms épaisses et pulpeuses qui se réfléchissent de nouveau vers la ^^Piférence, en se dilatant en trophospermes pariétaux. Le style est court, terminé par 3 ou 5 sfigmates épais. Le fruit, nommé péponide, est une baie infère, ombiliquée au sommet, à 3 ou 5 loges, mais devenue souvent uniloculaire par la destruction des cloisons, et offrant des trosphospermes pariétaux chargés d’un très-grand nombre de graines. Celles-ci sont aplaties, portées sur un court funicule, pourvues d’un épiderme gélatineux et d’un tégument; cartilagineux, souvent entouré d’une marge épaissie, et recouvrant immédiatement un gros embryon homotrope, dépourvu d’endosperme.

Celui-là se tromperait, ditEndlicher(l), qui croirait, en comparant le melon et la coloquinte, qu’il existe une grande différence dans les propriétés des plantes cucurbitacées. Le fait est que le plus grand nombre est pourvu de la même vertu, différant seulement dans d’innombrables degrés, soit en raison de la diversité des organes, soit par l’adjonction de substances indifférentes et principalement du sucre; soit môme simplement par l’âge des fruits, dont les uns sont plus actifs dans leur jeune âge et les autres à l’époque de leur maturité (2). La plupart, en effet, doivent 4 des substances amères, extractives ou sous-résineuses, crislallisables ouincristallisables, leur vertu purgative et émétique, véhémente dans beaucoup d’entre elles, adoucie dans d’autres, conténue le plus souvent dans les dernières racines, et quelquefois très-violenle dans leurs fruits.

(1) Endlicher, Enchiridion bolanicum.

(2) Les fruits de luffa, qui, dans leur jeunesse, sont comptés au nombre des aliments journaliers des Arabes et des Indiens, acquièrent une forte propriété purgative en mûrissant.

CÜCURBITACÉES. — RACINE DE BRYONE.

Racine de bryone.

Car. gén. : fleurs monoïques ou dioïques. — Fleurs mâles : calice à 5 dents, corolle à 5 pétales à peine soudés, étamines triadelphes à anthères flexueuses. — Fleurs femelles : calice et corolles semblables, style trifide; baie lisse, globuleuse, oligosperme; semences ovées, à peine comprimées, plus ou moins marginées.

On connaît plus de soixante espèces de bryones, dont la plupart sont asiastiques ou africaines ; deux espèces seulement sont indigènes h l’Europe. L’une, croissant principalement dans le Nord, est monoïque, a les baies rouges et la rîtcine d’un jaune de buis. On l'a nommée bryone noire ou vigne noire (1), et c’est elle que Linné a décrite sous le nom de Dryonia alba. L’autre espèce, qui croit plus communément en France et en Allemagne, est dioïque, a les fruits rouges et la racine blanche : c’est elle que Jacquin a nommée Dryonia digica, et qui a porté chez nous les noms vulgaires de couleuvrée, bryone blanche et vigne blanche.

La bryone blanche croît près des haies. Elle est {fig. 654) rude au toucher, grimpante et munie de vrilles comme les autres Cucurbitacées; mais elle s’en distingue par son fruit, qui est une petite baie pisiforme, et par sa racine. Celle-ci est charnue, fusiforme, souvent bifurquée, et de la grosseur de la cuisse d’un en-

(I) Une autre plante a porté les noms do vigne noire et de bryone noire: c’est le tamier ou sceau de Notre-Diime; de même que le nom de vigne blanche a été donné à la clématite, Clematis Vitatba, L.

DICOTYLÉDONES CALICIFLORES.

fant : elle est d’un blanc jaunâtre au dehors et d’un blanc grisâlre à l'intérieur; elle a une odeur vireuse et nauséeuse, surtout lorsqu’elle est fraîche, et une saveur âcre et caustique. Son suc produit des érosions sur la peau, et purge violemment à l’inlérieur. Ces propriétés ne disparaissent qu’en partie parla dessiccation. La bryone sèche est blanche, coupée en rouelles d'un grand diamètre, offrant des stries concentriques très-marquées, une saveur amère, âcre, môme encore un peu caustique, et une odeur désagréable. On peut cependant détruire le principe caustique de la bryone en larâpantrécente, et laissant fermenter la pulpe pendant quelque temps; alors on pn retire une fécule abondante qui peut suppléer à celle des céréales et de la pomme de terre, dans quelques-uns de leurs usages.

La racine de bryone a été analysée par Vauquelin, par Brandes et par Dulong d’Astafort Ces trois chimistes en ont retiré un principe nommé bryonine ,ào\ik d’une très- grande amertume, extraciforme, azoté, soluble dans l'eau, mais dont les propriétés ne sont pas entièrement semblables; de sorte qu’il reste des doutes sur sa pureté et sur sa nature particulière.

La racine de bryone sèche a été employée contre l’hydropisie, l’hystérie, la par.v lysie, et contre quelques maladies chroniques. Sa pulpe récente a été usitée à l’extérieur comme rubéfiante.

Coiicoinltre sanxiii'e OU concombre «l’ânc.

Momordica Elaterium, L. ; Ecbalium agreste, Rich. {fig.

(135). Racine épaisse de 3 âS centimètres, longue de 30 centimètres et plus, blanchâtre, vivace. Tiges couchées, longues de 100 à 130 centimètres, couvertes, ainsi que toute la plante, de poils très-rudes. Les feuilles sont pétiolées, cordiformes, crénelées, quelquefois un peu lobées. Les fleurs sont axillaires, monoïques, les mâles disposées en grappes, les femelles solitaires. Le calice est Irès courtemenl campanulé, à 5 divisions aiguës; la corolle est insérée sur

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