QUINQUINAS
(Depuis le temps où Guibourl (1) a exposé toutes les données qu’on avait alors sur les quinquinas, bien des faits nouveaux ont été acquis à cette question d’histoire naturelle médieale. Des voyageurs ont parcouru les régions qu’habitent ccs espèces précieuses : non-seulement ils les ont étudiées sur place et en ont fait connaître les produits, mais, en les transportant vivantes dans des localités où elles sont maintenant cultivées, ils ont mis les savants à même de les suivre pas à pas dans toutes les phases de leur développement. D’autre part, les quinologistes ont interrogé de nouveau les anciennes collections, et ont obtenu des réponses inattendues. Il en résulte une somme considérable de matériaux, qui n’ont encore été vulgarisés en France par aucun ouvrage élémentaire.
Il m’a paru intéressant de résumer les résultats de toutes ces recherches et des importants travaux de Guibourt, de Weddell (2), de J. E. Howard (3), de Triana (4), de tous ces illustres quinologistes, qui ont appliqué à cette question leur longue et savante expérience.
(1) Guibourt, Hist. nat. des drogues, 4* édition, Paris, 1849, t. UI, p. 95.
(2) Weddcll, Histoire naturelle des quinquinas. Paris, 1849, 1 vol, in-fol, avec 32 pl,
(3) Elltott Howard, Illustration of the Nueva Quinologia of Panon. London, 1862, gr. in-fol. avec pl-
(4) Triana, Nouvelles études sur les quinquinas. Paris, 1872, in-folio, avec pl.
RUBIACÉES. — QUINQUINAS. 103
Je diviserai mon travail en deux parties : dans la première, j’exposerai ce qu’il y a de plus important sur les quinquinas en général. Dans la seconde, j’étudierai les unes après les autres les espèces officinales, laissant à dessein de côté toutes celles qui ne donnent que des produits sans valeur.