‹ Histoire naturelle des HymenoptèresChapitre 12 sur 80 · CAMPONOTUS CERVICALIS, Roger · texte numérisé non relu

CAMPONOTUS CERVICALIS, Roger

(PI. I, fig. 3 et 3°.) Campoxorus cenvicaLis, Roger, Berlincr entomologische Zeitschrift (1863). # Muon. Longueur 14 à 15 mill. Très rapproché du €. Dufouri, mais

stature beaucoup plus robuste. Tête large de 4,9, longue (sans les mandibules) de 4,5 mill. Longueur d'un seape 4,6, d'un tibia postérieur

5,3 mil. Forme générale des grandes races du C. maculatus, en particulier du €. Pompejus, mais un peu plus élancé. Mandibules grandes, armées de sept larges dents, à bord externe fortement courbé un peu avant son tiers antérieur, très finement chagrinées, à reflet un peu soyeux, avec des points enfoncés épars allongés et quelques grosses stries courtes derrière les dents. Tête fortement excavée derrière, à côtés à peine convexes, avec sa largeur maximum aux angles postérieurs. Épistome faiblement ou à peine caréné, à lobe antérieur presque rectangulaire (un peu élargi devant). Aire frontale large, très courte, peu distincte, Thorax comme chez le C. maculatus. Convexité du métanotum absolument uniforme, sans trace de distinction entre une face basale el une face déclive. Écaille épaisse à sa base, un peu biconvexe, faiblement conique, avec une surface tronquée devant en bas, tranchante à son bord supérieur. Vue de derrière, elle est ovale. Pattes grandes et fortes. Tibias assez comprimés, subprismatiques, avec quatre ou cinq piquants à leur extrémité seulement (autour de l'éperon).

Tête finement réticulée et semi-luisante. Les fosses antennaires, le front et le vertex sont finement et densément réticulés-ponctués et presque mats. Thorax finement réticulé-ridé transversalement et assez luisant, de même que l'écaille, l'abdomen et les pattes. La ponctuation éparse superposée est très espacée el effacée sur le devant de la têle, presque nulle ailleurs.

Pubescence jaunâtre, tres courte, trés fine et assez espacée partout, D'assez longs poils d'un jaune brunâtre parsemés un peu partout, plus courts sur les joues. Il y en a une rangée autour de l'écaille. Les tibias et les scapes ont une pilosité fine, courte, oblique, assez abondante. jaunâtre.

D'un brun jaunâtre, testacé. Dessus de la tête (sauf les angles postérieurs), mandibules, tarses et une bande étroite transversale très indisünete vers le bord postérieur de chaque segment abdominal d'un brun foncé. Scapes d'un noir brunâtre. Tibias plus foncés que les cuisses.

# Minor. Longueur q,5 à 19 mill. Tête ( minima) large de 1 longue de 2,8 mill. (sans les mandibules). Longueur d'un scape 3,7,

FORMICIDES. 21

d'un tibia postérieur 4,3 mill. Très grêle. Mandibules armées de six dents, à bord extérieur plus faiblement courbé vers son quart antérieur, très faiblement et finement chagrinées et faiblement ponctuées; leur bord terminal n’est pas plus long que le bord interne et beaucoup plus court que le bord externe. Tête très étroite, ayant son maximum de largeur au bord antérieur, fortement rétrécie en arrière, surtout derrière les veux. Occiput très étroit, presque colliforme, aussi étroit que l’extrémité antérieure du pronotum. Vue de côté, la tête est aussi tout à fait amincie en arrière et a son épaisseur maximum au milieu des arêtes frontales. Les yeux sont aussi éloignés du bord postérieur que du bord antérieur de la tête. Épistome à peine subcaréné, à lobe antérieur rectangulaire, arrondi. Écaille, vue de côté, conique, épaisse à sa base, plus épaisse que large, mais bien moins épaisse que chez le C. Dufourr, presque acuminée au sommet. Tibias grèles, presque arrondis, un peu comprimés.

Finement ridée-réticulée et luisante partout. Pubescence et pilosité comme chez la Ÿ major, mais l'écaille n'a que trois ou quatre poils.

D'un jaune testacé pâle, parfois un peu brunâtre; tarses, scapes el mandibules, surtout les dents et souvent quelques nuages transversaux sur l'abdomen plus ou moins brunätres.

?. Longueur environ 17 mill. Caractères de la # major. Mandibules beaucoup plus petites, plus courtes, plus fortement ponctuées, à bord externe beaucoup moins courbé. Mésonotum finement réticulé, luisant. Bandes brunes de l'abdomen plus larges et plus distinctes. Tibias se rapprochant de la forme prismatique, cannelés sur leurs faces comprimées. Du reste identique à la Ÿ major. Les ailes manquent.

S. Longueur 11 mill. Comme la # et la ©, et exactement de la même couleur testacée. Bandes brunâtres de l'abdomen bien visibles. Lobe de l'épistome très distinct, en forme de trapèze. Tête très rétrécie derrière les yeux. Sur le devant du mésonotum , un orand nombre de petites lignes coupées, transversales, brunâtres, courtes, répuliérement espacées, qui lui donnent un aspect ligré. Écaille conique, échancrée au sommet. Ailes grandes, avec une apparence de teinte jaunâtre; nervures päles.

Formicides. ñ

AMPNIMENIE NATIONALF

Madagascar (5 minor, Roger); forêts de lEst (£ major et minor, M. Humblot); Nosibé (® récoltée par M. Réveaillé, que Je dois à l'obliseance de M. Émery): : Nosibé (S du Musée de Hambourg) (M. O'Swald).

l. CAMPONOTUS EGREGIUS, Smith.

Cawpoxorus EGREGIUS, Smith, Catalogue of the British Museum (1858).

Cawpoxorus priswaTICus, Mayr, Zool. und Bot. Gesellseh. zu Wien (1869) (?). d'après Roger.

CAMPONOTUS EGREGIUS, race GouLpi, Forel, Bulletin de la Soc. entomol. de Beloique (1886).

# Muor. Longueur 16 à 17,2 mill. Taille élancée. Caractères généraux du C. maculatus, mais plus grand, entièrement, finement et densément réticulé-ponctué et mat. Pattes fortes et longues. Tibias et tarses prismatiques et cannelés. Les scapes dépassent le bord postérieur de la tête de la moitié de leur longueur ou peu s'en faut. Les cuisses des paltes postérieures sont longues d'environ 7 mill. Écaille très épaisse à sa base. Vue de côté, elle est conique. Les bords latéraux du lobe de l'épistome sont fortement excavés. Le €. evreius 1. sp. est du Brésil.

Race C. Gouldi, Forel, % major. Longueur 17,9 mill. Tête large de h,7, longue (sans les mandibules) de 5,1 mill., plus élargie et plus excavée derrière que chez le GC. epreotus 1. sp. Longueur d'un seape 4,5 mill. (6 null. chez le C. eoreptus), d'un tibia postérieur 5,8 mill. Mandibules très grandes, à bord externe fortement courbé, armées de six larges dents dont les cinq postérieures assez obtuses, SHPOpRqUESS finement réticuléesponcluées, avec de gros points enfoncés é Sais DSL stries devant el une pilosité fauve. eue fortement caréné à grand lobe antérieur. Thorax assez étroit, voûlé jusqu’ au liers antérieur du mésonotum, presque droit de 1à à la face déclive du métanotum. Un petit éeusson entre le mésonotum et le métanotum. Écaille haute, étroite, cunéiforme, épaisse à sa base, tranchante à son bord supérieur qui est presque droit (transversal). La hauteur de l'écaille est le double de l'épaisseur de sa base (chez le €. epreutus 1. sp., elle est aussi épaisse à sa base que haute). Face basale du métanotum longue comme une fois et demie la face déelive (deux fois longue comme la face déclive chez le C. egreæius 1. sp.). Abdomen assez pelit et court.

FORMICIDES. 23

Tout le corps, y compris les pattes, densément réticulé-ponctué et mat ou d'éclat un peu soyeux. Le fond des réticulations est coriacé. Ponctuation superposée régulière et peu profonde sur l'épistome et les joues, effacée et dispersée ailleurs. Scapes finement coriacés à ponetuation superposée abondante.

Pubescence très espacée, très courte et très fine. Pilosité dressée très dispersée, fauve, presque limitée aux mandibules et au dessous de l'abdomen. Scapes et tibias sans poils dressés, ces derniers avec quelques piquants robustes.

Noir; funicules, anneaux fémoraux, base des scapes et des fémurs d'un rouge un peu châtain. Bord postérieur des segments abdominaux d'un brun jaunâtre. Angles postérieurs de la tête, pattes et lobe de l’épistome d'un brun châtain.

Moins élancé, plus robuste que le C. longipes (Gerstäcker) et même que le C. eprenius 1. sp., le €. Gould se rapproche beaucoup des grandes races du C. maculatus, telles que les C. Brutus, Forel, C. Pompejus, Forel, C. cognatus, Smith, et C. compressus, Fabricius. Ge dermier se distingue par ses pattes et ses antennes beaucoup plus faibles et plus courtes, par sa tête à côtés très convexes, par son écaille mince, ete.

Madagascar (M. Grandidier).

D. CAMPONOTUS MACULATUS, Fabricius (Forel , sens. extens. ).

Forwica macuLara, Fabricius, Spec. Insect., 1. 1(1781) (race macuLarus 1. sp.). CAMPONOTUS MACULATUS, sens. extens.

Formica syzvarica, Olivier, Encyclopédie méthodique (1791) (race syzvaricus). Cawpoxorus sycvarieus, Forel, Fourmis de la Suisse (1874) et Études myrmécol. en 1879. Cawpoxorus syyaricus, Mayr, Fourmis du Turkestan (1877) (sens. extens.). Formica rugripes, Latreille, Histoire naturelle des Fourmis (1802) (race ruBRIPES). Forwica Bargara, Drury, Illustr. of Natural History (1770) [nec Linné] (race rurires). Cawponorus rusRiPES, Roger, Berl. entomol. Zeitschrift (1863) (race RUBRIPES ). Cawpoxorus rugrires, Forel, Annales de la Société entomologique de Belpique, t. XXX: Études myrmécologiques en 1886; Bulletin de la Société entomologique de Belgique (1890). etc. CAMPONOTUS RUBRIPES, Émery, Ann. Mus. civ. Genov. (1889) (sens. extens.). Race Camponotus maculatus 1. sp., Fabricius, Spec. Insect.; Mant. Insect.; Entomol. syst.

— Formica maculata, Fabriaus, 1. c.

— Camponotus maculatus, Mayr, Verh. Zool. und Bot. Gesellsch. zu Wien (1862). — Formica carinata, Brullé, Histoire naturelle des îles Canaries (1839). Race Camponotus Hagens, Forel, Études myrmécologiques en 1886. Race Camponotus Radamæ , Forel, n. st.

var. mirtellus, Forel, n. var.

var. hovoides, Forel, n. var.

Race Camponotus hova, Forel, n. st.

— Camponotus rubripes, Var. hova, Forel, Annales de la Société entomologique de Belique .

L XXX (1886), p. 150.

Pace Camponotus Boivin, Forel, n. st.

M. Émery a montré dernièrement que le nom de rubripes n'a jamais été employé par Drury, qui croyait avoir affaire à la Formica barbara de Linné, mais seulement par Latreille; l'erreur provient de Roger, et j'ai eu le tort de le suivre sans consulter l'original qui n'était pas à ma portée. L'espèce ou groupe doit done prendre le nom de maculatus, qui est le plus ancien. La synonymie ci-dessus ne comprend que les races de Madagascar.

Les innombrables races et variétés de cette espèce (ou plutôt de ce groupe de races) répandue dans le monde entier nécessitent une définiüon générale.

Caractères communs à toutes les races du C. maculatus Ÿ.

La talle varie entre 4,5 et 12 mil. chez la Ÿ minor, entre 8 et 16 mul. chez la # major. La # minor est toujours fort grêle, avec la tête étroite, souvent rétrécie, parfois à peine rétrécie derrière. La % major est en pénéral élancée, mais sa tête est grande, triangulaire, plus ou moins élargie et échancrée derrière (souvent fortement). Les mandibules sont grandes; leur bord terminal est long (surtout chez les # major) et muni de six à sept dents. L'épistome est toujours entier, caréné et prolongé devant, au milieu, en lobe rectangulaire (sauf chez les formes qui sortent de l'espèce pour passer au groupe herculeanus et à d'autres groupes non encore définis). Le thorax est toujours simple, également voûté d'avant en arrière et de droite à gauche, sans échancrure, jamais bordé ni denté où que ce soit, élargi devant, rétréci derrière. Cependant la face basale du mélanotum est souvent presque droite d'avant en arrière, et parfois

même, chez certains C. syloalieus et C. æthiops, elle présente, vue de profil, une apparence de concavité. Écaille variable, en général ovale, souvent acuminée, presque Jamais fort épaisse, presque jamais échancrée. Abdomen ovale, jamais globuleux. Les pattes et les antennes sont grêles ou assez grêles,

La pilosité et la pubescence, quoique assez variables, sont toujours espacées. La pubescence ne forme jamais duvet. Les libias et les scapes n'ont que des poils couchés ou tout au plus obliques, jamais hérissés.

La sculpture varie de faibles réticulations ou rides qui n'empêchent pas un fort éclat et sont parfois à peine perceptibles à une dense ponetuation réticulaire qui rend linsecte mat, se trouve surtout sur la tête des Ÿ major, mais peut de là s'étendre au thorax et même commencer à apparaître entre les rides de l'abdomen. Cette sculpture constitue chez les grandes races noires et mates l’un des passages au €. egreptus. En outre, de gros points enfoncés épars qu'on trouve surtout sur les mandibules et le devant de la tête des Ÿ major peuvent s'étendre de là à une partie du corps. La sculpture de l'abdomen est presque toujours transversalement ridée, mais très variable d'intensité.

Quant à la couleur, elle varie du Jaune clair par le rouge et le brun au noir foncé et de luniformité la plus complète aux mouchetures, taches, bandes, semi-divisions antéro-postérieure et dorso-ventrale les plus variées.

Caractères variables du Camponotus maculatus. — Nous venons déja d'en voir un certain nombre en indiquant ce qui est constant. La forme générale peut varier. Certaines races sont plus massives et plus robustes, surtout celles qui tendent vers le C. herculeanus, ainsi le €. Mac- Cook, mais aussi d'autres, ainsi le C. Solon; d'autres sont au contraire particulièrement grêles et étroites, surtout celles qui tendent vers le C. sempultatus, ainsi que le C. maculatus. La tête des Ÿ minor varie selon qu'elle est très allongée, élargie devant et fort rétrécie derrière (C. maculatus, C. Novæ Hollandiæ), où bien plus faiblement (C. syloaticus, C. cognatus), ou bien presque pas (C. æthiops, C. pallens, C. Mac-Cooki). La forme des mandibules varie beaucoup. Chez les # major du C. com-

pressus, elles sont très grandes et comme chez le C. evreaius : le bord terminal est très long: les dents sont très larges, et le bord externe est peu courbé, de sorte que les mandibules sont longues et pomtues. Chez le C. Solon Ÿ major, elles sont grandes aussi, mais moins larges à leur base et plus larges vers leur extrémité (comme chez les C. Kubaryi et C. pallidus); leur bord externe est fortement courbé, surtout vers l'extrémité, et la dent terminale est dirigée perpendiculairement à la ligne médiane du corps. Ghez le C. Mac-Cooki, elles sont bien plus petites.

Le lobe de l'épistome, qui est tantôt plus court, tantôt plus long, a ses deux bor:'* latéraux généralement parallèles chez les Ÿ major, arrondis et convergents en avant chez les Ÿ minor. Mais chez les $ major des €. compressus el C. indianus, ces deux bords sont concaves et presque terminés par une dent, comme chez le €. epregius, tandis qu'au contraire, chez celles des €. Mac-Cooki et C. proipes, is sont convergents et terminés antérieurement par un angle fort obtus.

La forme prismatique et comprimée des pattes, en particulier des tibias, chez le C.eorepius (C. prismaticus, Mayr), se retrouve chez une partie des races du C. maculalus, mais jamais les tibias n°y sont aussi plats et aussi larges que chez le €. egreoius. Par contre, ils sont parfois tout aussi anouleux, si ce n'est plus; seulement les quatre pans du prisme sont bien MOINS InÉgaUX.

Ainsi les ibias sont primastiques chez les C. compressus et C. maculatus Ÿ major et souvent ou presque toujours chez la * minor, puis chez le C. syloaticus et le C. mitis Ÿ major. Par contre, ils ont une forme intermédiaire entre la forme prismatique et la forme arrondie chez le C. sylvatieus 1. Sp. et le C. matis Ÿ minor, chez les €. Novæ Hollande, C. inanus, C. guatemalensis, GC. picipes et C. Mac-Cooki Ÿ major et minor. Enfin leur forme est assez ordinaire ou arrondie chez les C. æthops, C. pallens, C. simillimus et C. Solon. Les tibias prismatiques sont tantôt plus, tantôt moins cannelés longitudinalement entre les angles, et accompagnés de cuisses et de tarses plus ou moins prismatiques ou aplatis aussi.

Les gros piquants du bord interne des Gibias et du premier article des

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tarses sont aussi très variables et surtout abondants chez les grands individus.

Les variations dans la forme de l'écaille sont très irrégulières.

La sculpture très faiblement réliculée et ridée chez le €. pallens qui est très luisant partout est au contraire densément ponctuée chez le C. compressus qui est mat; mais, sur le thorax et l'abdomen, la ponctuation du C. compressus passe à de denses rides transversales.

Quant à la taille, à la pilosité et à la couleur, nous avons déjà indiqué les limites dans lesquelles elles varient.

Voici les formes représentées à Madagascar.

1" RACE : CAMPONOTUS HAGENSII, Forel.

# Muor. Longueur 7,5 à 8,5 mill. Stature encore plus ramassée que celle du C. æthiops, auquel cette race ressemble à divers égards. Tête longue (sans les mandibules) de 2,8 mill. au milieu et large de 2,6 mill.. assez échancrée derrière, à côtés très convexes. Mandibules moyennes, armées de six dents assez obtuses. Leur bord externe est fortement courbé vers l'extrémité; la ponctuation espacée est bien accentuée et elles sont du reste finement réticulées et un peu mates vers leur base. L'épistome est moins fortement caréné que chez le C. æthrops. Son lobe antérieur est plus court, un peu trapéziforme. Les côtés de ee lobe sont légèrement obliques, convergeant faiblement en avant; le bord antérieur est droit ou un peu concave, faiblement crénelé (comme chez le C. æthiwops). Tète, y compris l'aire frontale, réticulée-ponctuée et mate dessus, plus faiblement réticulée et un peu luisante dessous. La grosse ponctuation superposée est très grossière, irrégulière et souvent un peu allongée sur le front et l’épistome, plus fine et plus effacée, portant un très petit poil couché sur les joues et les côtés de la tête, tout à fait effacée ou nuile sur le reste de la tête et du corps.

Thorax également voûté. La face basale du métanotum distinctement convexe longitudinalement, presque double de la face déclive. Écaille épaisse, à peine amincie au sommet, à bord supérieur large et presque

droit (un peu convexe). Vue de derrière, elle forme un rectangle arrondi. Le thorax et l’écaille sont médiocrement luisants, réticulés, les réticulations s'accentuant en rides transversales, surtout sur la face déclive du métanotum et sur l'écaille, L’abdomen est luisant, faiblement ridé transversalement. Les scapes dépassent faiblement le bord postérieur de la tête. Antennes longues de 5,3 mill., tibias postérieurs de 9,2 mil. Les paltes et les antennes sont plutôt courtes. Les tibias sont faiblement déprimés, mais arrondis et nullement prismatiques ni cannelés.

Tout le corps, y compris les pattes et les antennes, faiblement pourvu d'une très fine pubescence couchée fort éparse, mais régulièrement espacée. Les tibias n'ont pas de pilosité dressée, sauf une rangée de poils fins, courts et obliques à leur bord interne, Pilosité dressée, d'un jaune roussätre, lort éparse sur tout le corps. Sur les cuisses, les joues et l'écaille, elle est à peu près nulle (parfois un poil).

Tête, abdomen et scapes noirâtres. Mandibules d'un rouge châtain foncé. Funicules, thorax et pattes d’un rouge vineux un peu roussâtre. Les tibias sont plus foncés et les métatarses, sauf leur extrémité, sont d'un noir brunätre. Lisière postérieure des segments abdominaux d'un jaunâtre brillant.

# minor et media. Longueur 6 à 7,5 mill. Tête assez rectangulaire, aussi large derrière que devant, même chez les plus petites #, à côtés peu convexes, presque parallèles. L'épistome est voûté, faiblement caréné, à lobe antérieur plus rectangulaire que chez la Ÿ major. Les mandibules ont aussi six dents. Sculpture de la tête plus faible. Écaille plus basse que chez la Ÿ major, aussi épaisse ou peu s'en faut à son bord supérieur qu'a sa base. Couleur de la © major, mais plus diffuse sur les pattes et les antennes, Du reste comme la ÿ maJor.

Centre de Madagascar (récoltée par Hildebrandt [Musée de Berlin | et par M. Sikora).

Cette race touche au groupe ou aux espèces C. herculeanus, C. vicinus, etc. Mais, d'un autre côté. elle est très voisine du C. quadrimaculatus ; el ce n'est pas sans hésitation que je la rattache au groupe C. maculatus. Peut-être eût-1l mieux valu en faire une espèce distincte.

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2° RACE : CAMPONOTUS MACULATUS 1. sp., Fabricius.

# Muor. Longueur 9,5 à 1 > mill. Mayr indique un maximum de 1 6 mil. mais confond évidemment avec d’autres races. Stature svelte, Tête des ÿ maxima grande; thorax fort étroit. Mandibules armées de sept dents relativement petites, à bord externe médiocrement courbé, densément et très finement réticulées-ridées, avec beaucoup de gros points enfoncés et un éclat soyeux. Tête largement échancrée derrière. Chez les # maxima, elle est très élargie derrière (large de 3,5, longue de 3,9 mill.) et a les côtés peu convexes. Mais il y a beaucoup de Ÿ major ou submajor chez lesquelles les angles postérieurs de la tête sont rétréeis et les côtés très convexes, de sorte que la tête, quoique aussi excavée, est plus ovale et bien moins élargie derrière. Épistome fortement caréné, à lobe antérieur rectangulaire, très distinctement crénelé à son bord antérieur, avec un poil partant de chaque créneau. Aire frontale très distincte. Arètes frontales longues, très courbées, fortement rapprochées à leur extrémité postérieure. Yeux situés très en arrière (presque au liers postérieur de la tête). Le thorax se distingue, outre son étroitesse, par la présence constante d’un seutellum très distinet, dont la largeur n'est presque jamais double de la longueur (chez les autres races, le scutellum fait défaut ou est indistinct, beaucoup plus court et plus large). Le métanotum extrémement étroit laisse reconnaitre une face déclive qui est longue comme les 2/5 ou les 3/5 de la face basale. Écaille assez épaisse à la base, beaucoup plus convexe devant que derrière, plus haute que large. Abdomen plutôt petit. Tibias assez fortement comprimés, mais non prismatiques et non cannelés (parfois une apparence d’angles arrondis).

Sculpture réticulée-ponctuée sur la tête qui est mate ou presque mate, transversalement ridée ailleurs. Le thorax et l'abdomen sont souvent mats ou subluisants, parfois luisants. La ponctuation superposée est abondante et distincte sur la tête, effacée sur le thorax, nulle sur l'abdomen.

La pubescence est absolument adjacente partout, si l'on excepte une rangée de petits poils piquants obliques faibles au bord interne des tibias.

Formicides. 5

LIPRIMENIE NATIONALE

La pilosité dressée est fort éparse, brune, absolument nulle sur les joues. Les poils sont assez forts. Il y en a quelques-uns sur le dos du corps.

Couleur noire mêlée de jaune. C'est toujours l'abdomen (moins les taches), puis le dessus de la tête et du thorax, les scapes et l'extrémité des pattes qui sont noirs ou deviennent de plus en plus noirs dans les passages de Ta Ÿ minor à la Ÿ major. Ces parties noires peuvent devenir roussätres dans les variétés claires. L'abdomen a en général une rangée de taches jaunes de chaque côté. Ces taches sont d'ordinaire plus ou moins triangulaires avec la base devant et la pointe derrière, une sur chaque segment. Le dessous du premier segment est en général jannätre, Chez les individus foncés, les taches des derniers segments disparaissent. Chez les individus clairs, les taches confluent à leur bord antérieur et postérieur, ce qui forme deux bandes jaunes longitudinales: dans ce cas, le dessous de l'abdomen est jaune. Mais toujours, chez la # major, il demeure au milieu au moins une large bande longitudinale noire ou brune.

# Mivor. Longueur 6,5 à 8,5 mull., très grêle. Mandibules armées de six dents, faiblement et très finement réticulées. Tête très étroite et allongée en général avee son maximum de largeur au bord antérieur; mais le rétrécissement en arrière est progressif, n'est pas très considérable et peut même être faible, Chez les $ minima, la tête est large de 1,25 et longue de + mill. Même chez la $ minima, le bord postérieur très étroit de la tête est un peu concave. Yeux situés près du tiers postérieur de la tête. Épistome faiblement caréné, à lobe assez arrondi. Face déclive du métanotum très courte. Pas de scutellum. Écaille basse, conique, aussi épaisse que haute. Tibias à peine comprimés.

Luisante partout. Sculpture beaucoup plus faible que chez la # major, réticulée-ridée sur la tête.

Couleur entièrement jaune avec une bande noire ou brune au milieu et une de chaque côté de l'abdomen. Parfois, mais rarement, entièrement jaune.

Chez les Ÿ media qui sont peu abondantes chez cette race, on trouve

toutes les transitions de couleur. etc.

FORMICIDES. 31

. Longueur 1° à 14 mill. Assez étroite et allongée. Ailes légèrement enfumées de brun jaunâtre, Nervures brunes, assez pâles. Du reste identique à la Ÿ major avec les particularités du sexe. C’est aussi le dos du thorax qui est seul noir ou brun. Écaille entière. Tibias faiblement comprimés. Tête de la Den du thorax. Mésonotum réticulé-ponctué.

S. Longueur 7,7 à 8,5 mill. D'un brun jaunâtre un peu ferrugineux. Abdomen or foncé ou avec de larges bandes transversales peu disüinctes, d’un brun foncé sur chaque segment ou entièrement jaunâtre. Scapes, tibias, tarses et souvent les mandibules ainsi qu'une tache sur le vertex et le front brunâtres. Tête et mésonotum réticulés-ponctués el assez mats. Ailes comme chez la ©. Pilosité et pubescence comme chez la © et la # (Mayr fait erreur en indiquant une pilosité sur les tibias ; il ny a que la rangée de poils piquants très faibles au bord interne). Les poils sont plus fins que chez la Ÿ et la ©. Mandibules sans dents. Écaille très basse, largement échancrée en dessus.

Nosibé (D° Keller, M. O'Swald ); N'gasiya ou la Grande Comore (M. Humblot); Madagascar (Boivin, Musée de Paris). Cette race est répandue dans toute l'Afrique.

3° RACE : CAMPONOTUS RADAMÆ , n. st.

(PI.L, fig. 4 et 4°.)

# Muor. Longueur 7 à 7,5 mill. Stature svelte, analogue à celle du C. maculatus. Tête très grande. L'aspect général est celui d'un C. maculatus pygmée et luisant. Tête large de 2,4 et longue (sans les mandibules) de 2,75 mill. Longueur d'un scape 2 mill., d'un tibia postérieur >,h mill. Mandibules assez courtes, armées de sept dents, assez fortement courbées à leur tiers antérieur, très finement réticulées et abondamment ponctuées. Tête fortement excavée et élargie derrière, à côtés assez convexes. Épistome subcaréné, à lobe antérieur rectangulaire, non crénelé à son bord antérieur, un peu concave à ses bords latéraux. Arêtes frontales assez divergentes, non rapprochées à leur extrémité postérieure. Aire frontale petite, assez distincte. Yeux situés à peine en arrière du milieu

des côtés de la tête. Thorax très étroit, sans scutellum distinet. Écaille haute, étroite, assez épaisse; arrondie et étroite au sommet. Tibias grêles, presque cylindriques, pourvus seulement de trois ou quatre faibles piquants à leur extrémité.

Luisant; parfois le devant de la tête subluisant. Devant et dessus de la tête, sauf l'occiput, finement réticulés: Le reste finement et très faiblement ridé en travers, çà et là réticulé-ridé, La ponctuation espacée superposée n'est marquée que sur le devant et les côtés de la tête; elle est assez faible. Ailleurs on ne voit que quelques fossettes longitudinales partant de la base des poils dressés.

Pubescence extrêmement fine, extrêmement courte et extrêmement espacée partoul, presque nulle (même sur les tibias et les scapes): elle n'est nette et un peu plus longue que sur les côtés de l'abdomen. Pilosité dressée d'un jaune brunâtre, fort éparse, un peu plus abondante sur labdomen et le devant de la tête (quelques poils sur les joues), nulle sur les pattes et les scapes.

Tête d'un noir brunâtre avec les angles postérieurs d'un jaune roussätre. Abdomen d'un brun foncé avec une très large tache presque carrée (en damier, mais avec les angles arrondis), d'un jaune pàle de chaque côté du dos de chaque segment. Sur le premier segment (parfois en partie sur les autres), ces deux taches confluent entièrement ou presque entiérement, de sorte que le premier segment est jaune devant. Entre ces taches, il n'existe que des bandes brunes étroites transversales et une longitudinale médiane, souvent interrompue. Les taches sont si päles qu'on voit au travers le corps graisseux d'un blanc mat. Le reste du corps est d'un Jaune testacé avec les pattes plus päles, les scapes roussätres, les mandibules et Fépistome d'un brun plus ou moins rougeätre.

5 Minor. Longueur 5,5 à 6,3 null. Tête un peu moins allongée que chez le C. maculatus 1. Sp., mais fortement rétrécie à locciput; le rétrécissement ne commence que derrière les yeux; son bord postérieur est presque droit et à peine plus large que l'extrémité antérieure du pronotum. Lobe antérieur de l'épistome rectangulaire-arrondi. Mandibules ar-

mées de six dents. Tête longue de 1,7, large de 1.1 mull. Longueur d'un

FORMICIDES. 39 scape 1,7 à » null., d'un üibia postérieur 2 mill. Écaille épaisse à la base, acuminée au sommet, Yeux situés comme chez la Ÿ major.

Sculpture et pilosité comme chez la 5 major, sauf la tête qui est faiblement ridée et n'a que quelques gros points devant. Les fossettes à la base des poils sont plus courtes.

Entièrement d’un jaune pâle avec les côtés de l'abdomen, les dents des mandibules et le bord antérieur de l'épistome brunis (# minima ).

Cette race est bien caractérisée par la couleur de l'abdomen des Ÿ major, par ses Ÿ minor entièrement Jaunes (comme chez le C. maculatus), par son éclat et sa petite taille svelte.

Forêt des bords de lIvondronä, près de Tamatave (D° Conrad Keller); forêts du versant Nord-Est du grand massif (M. Humblot).

Jai décrit la forme la plus petite et la plus accentuée. Mais il s'agit ie1 d'une race évidemment fort répandue à Madagascar et très variable.

Var. muxtellus. M. André m'a envoyé, il y a longtemps, une variété plus grande et à couleurs plus fondues, qu'il a l'obligeance de me laisser décrire ici, ce dont je le remercie :

Longueur : # major 8 à 9 mull.; # minor 6 à 7 mill. À part sa taille plus grande, cette variété ne se distingue de la race typique que par sa têle entièrement d'un brun clair roussätre ou Jjaunâtre, et par le brun également clair de son abdomen, ce qui rend les taches jaunes moins distinctes.

Madagascar (M. Ern. André); forêt des bords de l'Ivondronä, près de Tamatave (D° Conrad Keller).

Var. hovoides, n. var. Tandis que le C. hova se rattache plus au C. maculatus 1. sp., Jai sous les yeux des variétés voisines qui se rapprochent plus du €. Radame, var. mixtellus, dont elles ont la taille. Elles sen distinguent par les taches abdominales claires un peu plus diffuses et surtout plus étroites, plus atténuées postérieurement, par leurs tibias (jaunâtres) un peu aplatis, mais pas du tout prismatiques (cylindriques chez le €. mixtellus), par une pilosité un peu plus abondante (joues assez poilues) et surtout par une rangée de poils très fins et très obliques à la face interne de chaque tibia. La couleur est du reste cel le duC. muxtellus,

mais souvent un peu plus rougeätre. Chez la Ÿ minor, la tête est plus large, moins rétrécie derrière que celle du €. hova, la couleur d'un jaune assez rougeatre, avec l'abdomen comme chez la Ÿ major. On peut définir cette variété sous le nom de GC. Radamæ hovoides ou de C. hova Radame. C'est un dédale à n'en plus finir, car diverses © que J'ai eues sous les yeux et qui proviennent de diverses parties de l'ile présentent encore d'autres variétés de pilosité, de pubescence, de taille et de couleur.

La © de cette dernière variété est presque entièrement et diffusément brunâtre avec les pattes plus claires (la tête manque). Le & (longueur 8,9 mill.) a la tête, le thorax, les paltes et les antennes rougeätres, l'abdomen brunâtre, les ailes assez enfumées de brunâtre, à nervures brunes, etles tibias à petits poils obliques de tous côtés.

Tamatave, Imerinà (Antananarivo, ete.), Rév. Père Camboué; Hildebrandt (Musée de Berlin). Les exemplaires d'Hildebrandt sont plus aberrants, plus rougeâtres; ceux du Père Camboué sont plus intermédiares entre les variétés C. hova et C. mixtellus.

1° RACE : CAMPONOTUS BOIVINT, n. st.

& Longueur 13,5 mill. Elle se distingue par sa pilosité plus abondante que chez les autres races et en particulier par ses tibias et ses scapes abondamment pourvus de poils presque entièrement dressés, exactement comme chez le €. Novæ Hollandiw d'Australie. Les joues sont poilues. L'épistome a une carène aiguë. La sculpture est semblable à celle des races les plus lisses. Elle est plus lisse que le vrai €. Novæ Hollandæ et très luisante. Le corps est châtain varié de Jaunâtre. Les ailes sont à peine teintées de jaunâtre, à nervures très pâles.

Madagascar (Boivin, Musée de Paris).

# (reçue pendant l'impression). Taille, forme et sculpture du C. Radame 1. sp.; couleur de la variété C. hovoides de cette race. Pilosité comme chez la ©, mais oblique. Récoltée par M. Sikora, probablement dans

l'Imerinà.

FORMICIDES. 35

D° RACE : CAMPONOTUS HOVA, n. st.

(PL. I, fig. 5.)

Cawpovorus nova, Forel, Etudes myrmécol. (879), p. 13 et (1886) p. 20, var.

Cette forme, assez caractéristique, tient du C. maculatus 1. Sp. par sa taille et par divers caractères et du €. Éadamæ par plusieurs autres caractères, mais elle est plus robuste et plus poilue que ces deux races.

ÿ Muor. Taille du €. maculatus 1. sp., mais un peu plus robuste. Tête relativement moins grosse que chez les C. Radame et C. maculatus. Mandibules plus grandes que chez ce dernier, luisantes, à bord externe fortement courbé vers son liers antérieur. Tête moins rétrécie derrière, plus claire, brunâtre et moins mate que chez le C. maculatus. Lobe de l’épistome rectangulaire. Thorax d’un brun roussätre, plus foncé dessus, plus Jjaunâtre de côté et dessous. Abdomen noirätre avec le bord des segments jaunâtre et souvent deux taches d’un roux jaunâtre sur chacun des deux ou des trois premiers segments: celles du premier segment sont plus ou moins confluentes, Celles des suivants sont bien plus petites que chez le-C. Radameæ, plus ou moins atténuées en arrière, mais plus arrondies que chez le C. maculatus 1. sp. Pattes et funicules d'un roux Jaunâtre; tibias, tarses et scapes d’un brun plus ou moins foncé. Couleurs plus fondues que chez le C. maculatus. Plus luisant que le C. maculatus et moins que le C. Radame. Tibias fort prismatiques (plus que chez le C. maculatus 1. sp.), avec une faible rangée de petits piquants et de poils très obliques au bord interne. Pilosité d’un brun roussätre; beaucoup plus abondante et plus longue que chez le C. maculatus 1. sp. et même que chez le C. Radamæ. Des poils sur les joues; mais pas de poils soulevés sur les scapes ni sur le côté externe des tibias. Il n'existe qu'une apparence de scutellum très court. Écaille épaisse, arrondie en haut (comme chez le €. maculatus 1. sp.).

# Minor. Tête comme chez le C. maculatus 1. sp., rétrécie progressivement derrière les yeux, mais toujours concave à son bord postérieur. Epistome subcaréné à lobe rectangulaire-arrondi. Tibias nettement pris-

matiques. Couleur de la Ÿ major, mais les nuances sont moins tranchées : en somme, elle est plutôt un peu plus claire, mais toujours roussâtre ou d'un rougeätre brunâtre, jamais d'un jaune pâle comme chez les C. maculatus 1. sp. et C. Radame.

?. Longueur 14 à 15 null. Plus robuste et plus grande que le C. maculatus 1. sp. Stature du €. dichrous®. Couleur et caractères de la $ major. Six taches roussätres ou orangées plus ou moins distinctes, parfois très belles, sur l'abdomen. Écaille arrondie ou acuminée au sommet. Mésonotum mélangé de roussätre et de brunâtre. Ailes inconnues.

Wadagascar (M. Grandidier); Morondava, sur la côte Ouest de Madagascar (M. Grevé). Cette race est très voisine du €. copgnatus, dont elle diffère par ses taches, sa scuplture plus faible, sa pilosité et le lobe de l'épistome plus court et dont les côtés ne sont pas concaves.

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