ENFANS. |ADOLESCENS.| ADULTES. | VIEILLARDS
uw] [ea] E TS, D É PR. A pou en e Garçons. | rilles. | Garçons. | rilles. | nommes.| Femmes. | Hommes. Femmes. | SEXES? MASSE: A, | PR CS Zz, | 1795 1 4 4 6 40 14 411 7 26 51 37 © | 4794 25 17 6 2 5 410 7 16 | 45 45 88 E | 1795 11 5 1 5 9 8 8 41 29 25 54 & | 1796 9 8 2 4 41 44 11 49 | 55 42 | 75 © | 4797 9 4 3 0 3 9 41 18 | 96 84 | 57 & | 1798 6 8 5 6 8 5 14 44 | 50 55 | 65 © | 1799 6 7 6 D 8 17 18 23 | 58 52 90 <« | 1800 2 1 4 3 9 5 13 46 | 98 25 55 = | 1804 10 6 1 0 4 14 10 25 | 92 45 65 A | 1802 0 4 1 4 5 45 10 42 | 46 32 48 je 4 Ê re.
h FA S £ 79 62 33 | 30 69 108 110 159 294 359 À 650 a] | D D D NU D NS [=] À 2 444 65 477 269 630 [7 1793 5 4 0 0 6 5 6 14 47 25 40 Z | 1794 20 51 0 4 2 4 5 11 27 47 74 < | 41795 8 9 4 0 4 4 4 41 14 24 38 E |4796 À 47 415 1 5 0 2 3 12 93 50 | 55 ea | 4797 5 11 4 0 2 5 9 12 17 26 45 Z | 1798 5 4 5 2 6 2 4 10 46 48 54 < | 4799 | 14 23 4 3 6 11 12 29 36 68 | 104 2 | 4800 2 6 3 1 4 9 18 16 27 32 59 A [1801 | 10 10 2 0 2 0 4 47 18 28 | 46 ra | 1802 5 5 4 1 4 5 11 18 21 29 50 un CD) M, SE SHIE Æ = 89 118 16 11 56 46 75 150 216 325 a H SR CS DU CS D D 207 27 82 295 341 544 È OBSERVATIONS.
On peut déduire de ces tableaux les conséquences suivantes :
4° Si l’on compare réciproquement le chiffre de la population des deux paroisses avec celui des décès, on trouve ‘qu'il meurt proportionnellement plus de monde à Saint-Jean , où le nombre d'habitans est plus faible, qu’à la Conception , où il est plus fort. Cet excès dépend de la différence dans les conditions d’existence de la population des deux faubourgs. La paroisse de la Conception est affectée aux riches , tandis que celle de Saint-Jean réunit les artisans , les laboureurs, les gens de peine et en général toute la population indigente. Ainsi, d’une part règne la fortune et avec elle les aisances de la vie ou le bien-être ; d'autre part, c’est la misère et ses conséquences, c'est-à-dire le travail, les besoins et toutes les privations qui abrègent l'existence; aussi voit-on que les décès sont là en majorité, principalement dans les deux classes plus faibles et dont la vie est assujettie à
plus de chances, les enfans et les vieillards. Quant aux adolescens et aux adultes , les décès dans ces catégories sont proportionnellement plus nombreux à la Conception qu’à Saint-Jean : c’est qu’ici l’homme est alors parvenu à l’âge où il peut mieux supporter les chances de la vie et que la sobriété et l'exercice journalier entretiennent chez lui l'équilibre de ses facultés. A la Conception , au contraire , les loisirs imposent la nécessité des jouissances , les plaisirs faciles excitent à chaque instant la sensualité et déterminent l’intempérance; les plaisirs usent la vie et la mort arrive avant l’âge ;
2° En examinant le tableau des mortalités, on s'aperçoit que les années 4794 et 4799 furent fatales aux enfans et aux vieillards, car les décès dans ces deux classes dépassèrent de beaucoup le chiffre des autres années. Dans la paroisse de Saint-Jean, par exemple , les décès s’élevèrent à 404 en 4799, la moyenne n'étant que de 54, 1.