‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 2)Chapitre 51 sur 93 · TOTAL GÉN · texte numérisé non relu

TOTAL GÉN

OBSERVATIONS

De la comparaison des moyennes de mortalité par sexe, âge et saison, on peut déduire des considérations importantes pour l'hygiène publique des autres climats. Obligés de nous restreindre dans les limites d’un ouvrage spécial, -ilnous suffira de fixer l'attention sur de simples faits de localité. Ceux qui consulteront cet ouvrage sauront puiser

dans nos analyses statistiques d'utiles matériaux pour les généralités de la science. Nous continuerons donc de présenter nos observations dans l’ordre que nous ayons suivi jusqu'ici,

4° D’après le tableau antérieur, il meurt plus de jeunes enfans en été et plus de vieillards en hiver ; l'automne est aussi une saison fatale à ces deux âges de la vie. Quant aux adolescens et aux adultes, bien qu'il meure davantage des premiers en hiver et des seconds en été, les maxima de décès dans ces catégories, étant plus indépendans des chances de l’âge et des saisons, ont lieu à des époques moins précises. En général, la mortalité est toujours plus forte en été et en automne, attendu que les deux classes dont les décès sont plus fréquens viennent alors grossir son chiffre. :

Toutefois ; les lois générales qu'on voudrait déduire de ces données ne pourraient servir que pour des climats analogues, car, dans chaque pays, les causes qui déterminent une plus forte mortalité à certaines époques de l’année sont influencées par des circonstances particulières (4) ;

2 Des moyennes de décès par saisons, pendant la période de dix années, nous ne saurions déduire les moyennes correspondantes , car les registres que nous avons consultés à cet égard présentent de trop grandes lacunes. Toutefois , nous donnerons ici les résultats qui nous-ont été communiqués sur les décès de deux années.

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