‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 13 sur 243 · C. Apus. Viell., Dict. d'Hist. Nat., x1x, pag · texte numérisé non relu

C. Apus. Viell., Dict. d'Hist. Nat., x1x, pag

Le Martinet noir ou grand Martinet. Buff., Ois., pag. 245 et pl. enl. 542, fig. 2. VuLG. Golondrin«.

Has. De passage.

Os. Cette espèce se montre quelquefois aux Canaries pendant l'hiver. Elle ne niche pas dans les îles.

MARTINET UNICOLORE. — CYPSELUS UNICOLOR. Jardine.

Plumage d’un brun noirâtre ; gorge d’un brun cendré.

Cypselus murarius. Heineken, Birds Mad. Brewst., Journ., octobr. 1829, pag. 232. — Non Temm.

C. unicolor. Jardine, Edinb. Journ. of. Nat. and Geograph. Scienc., 1, pag. 249, pl. vi. — Jard. et Selb., Illustr. of Ornith., 2, pl. 83.

VuLG. Andorina.

Has. À Madère (Heineken) et dans toutes les îles Canaries.

Descr. Tout le plumage est d’un brun noirâtre ou d’un noir de suie. M. Jardine signale cette teinte comme un noirâtre tirant sur le vert (corpore nigrescente-viridi); ce qui nous paraît peu exact, si son espèce est bien la même que celle dont il s’agit dans cet article. La gorge est à peine plus pâle que le reste du corps, mais uon d’un blanc cendré comme dans le Cypselus Apus. Cependant, d’après Heineken , elle devient un peu blanchâtre dans les individus très-vieux. Le contraire arrive dans le Cypselus Apus. Ce sont les jeunes qui offrent la teinte blanche dans la gorge; et celle-ci se montre un peu cendrée dans les adultes. Dans le premier âge , les Martinets noirs présentent aussi du blanc autour du bec et les pennes de leurs ailes et de leur queue offrent un liséré très-mince de la même couleur. Notre espèce est constamment plus petite que le Cypselus Apus. Sa longueur est de 16 cemtim. Les ailes dépassent la queue de 3 décim. |

Ors. Ce Martinet est très-commun à Ténériffe, surtout dans les environs des ravins de la côte; il fait entendre en volant le même cri que le Martinet noir.

Il est un fait qui nous a frappés dans deux ascensiors au pic de Ténériffe. En arrivant sur le bord du cratère, qui couronne la cime de cette montagne colossale, nous remarquàmes, entre huit et neuf heures du matin, des Martinets unicolores voler en rasant le fond du cratère du Piton. Les vapeurs chaudes et sulfureuses qui s’exhalaient des cre-

vasses de la solfatare ne paraissaient pas les incommoder. Ces oiseaux cher chaient sans doute à s'emparer des rares insectes dont Ja présence à cette grande élévation ( 11,450 pieds au-dessus du niveau de la mer) n’était pas moins surprenante. Ces insectes étaient des Arachnides du genre Phalangium (‘Ph. spiniferum : voy. t. 11, 2° part.; Entom., pag. 46 , pl. 7 ), qui se tenaient autour des crevasses remplies de soufre cristallisé; et pourtant l'homme pouvait supporter à peine la température brülante et les exhalaisons fétides de ces lieux volcanisés. La présence de ces oiseaux dans ces hautes régions a été aussi constatée par d’autres voyageurs.

Les Martinets unicolores nichent, vers les ravins de la côte, dans les grottes et dans les crevasses des rochers. Tous nos efforts pour obtenir leur nid et leurs œufs ont été sans succès; les endroits choisis habituellement par ces oiseaux sont presque toujours inaccessibles. Dans le Barranco de Martianez, plusieurs de ces Martinets avaient construit leurs

nids dans une fissure de rocher ; dans la première semaine de mai, on entendit gazouiller les petits.

ENGOULEVENT RUFICOLLE. — CAPRIMULGUS RUFICOLLIS. Temm.

Nuque avee un large collier roux ; dos d’un gris clair varié de petits points et de zigzags noirs ; parties inférieures d’un gris roussâtre avec des raies transversales ; bec noir ; pieds bruns.

Caprimulgus ruficollis. Temm., Man. d'Ornith., 2° édit , 1, pag. 458.

D. rufitorquatus. Viell., Faun. franc. , pag. 142, pl. 62, fig. 1.

L'Engoulevent à collier roux, le Tette-chèvre d'Afrique.

Has. De passage.

Os. Il arrive quelquefois aux Canaries au commencement de l'automne.

La propagation de cet oiseau n’a été décrite par aucun auteur. L'un de nous a reçu dernièrement ses œufs des enxirons d'Alger ; ils sont légèrement allongés et un peu plus gros que ceux de l’Engoulevent ordinaire. Sur un fond blanc ils présentent des taches et de s marbrures d’un cendré pâle et d’un brun foncé un peu violâtre.

III GRIMPEURS. — SCANSORES.

T SYNDACTILES. Cuv. (SYNDACTYLI)

FAMILLE 1°. ALCYONS. (ALCYONES.)

Pezmatines Vreizz.

GUÉPIER VULGAIRE. — MEROPS APIASTER. Linn.

Dos marron vers le haut, jaunâtre vers le bas; gorge jaune-d’or terminée par un demi-collier noir ; poitrine et ventre vert-bleuâtre ; ailes d’un roux foncé dans le milieu ; bec noir ; pieds bruns.

Merops Apiaster. Linn , Syst. Nat., 1, pag. 182.

M. Schæghaga. Forsk., Faun. Arab., pag. 1, 5.

M. Apiaster et chrysocephalus. Lath., Ind. Ornith., 1, pag. 269, 275.

Le Guêpier. Buff., Ois., vr, pag. 480, tom. xx1Ir et pl. enl. 938.

Has. De passage accidentel.

Os. Cette espèce arrive quelquefois aux Canaries pendant l'hiver, et se répand dans toutes les îles, sans y séjourner long-temps. Dans le mois de décembre de l’année 1828 un vol de Guêpiers s’établit pendant plusieurs jours sur le grand Dragonnier de l'Orotava, mais les chasseurs ne tardèrent pas à le déloger ; et ces oiseaux, dont le brillant plumage avait attiré l'attention, se dispersèrent bientôt dans tous les jardins de la vallée.

En Europe cet oiseau niche sur les bords des rivières dans des trous plus ou moins profonds, pratiqués dans le sable. La femelle pond de cinq à sept œufs, tout-à-fait ronds, blancs et luisans.

MARTIN-PÉCHEUR ALCYON. — ALCEDO Ispiba. Linn.

Dos d’un vert bleuâtre , avec de petites taches d’un bleu d’azur à reflets ; gorge blanche ; poitrine et ventre d’un roux de rouille: queue courte ; bec brun , rouge à la base; pieds rougeûtres.

Alcido fspida. Linn. Syst. INat., 1, pag. 179.

A. Ispida et Gracula Atthis. Gmel., Syst., I, pag. 348, 498,

Le Martin pêcheur ou le Baboucard. Buff., Ois., vir, pag. 164, tom. 1x; et pag. 193, pl. enl. 77.

Has. La région maritime, dans toutes les îles.

Os. En France, cet oiseau niche dans des trous, sur le sable, au bord des rivières. Il pond de six à neuf œufs, touta-fait ronds, d’un blanc pur et aussi luisans que l’ivoire.

IT ZYGODACTYLES. (ZYGODACTYLI.)

FAMILLE 2%. CUCULÉES. (CUCULEÆ.)

COUCOU TACHETÉ. — CUCULUS GLANDARIUS. Linn.

Tête cendré-noirâtre en dessus, avec une huppe de même couleur; dos brun ; gorge, poitrine et ventre blanc-roussâtre ; rémiges roux-fauve ; bec et iris bruns ; pieds verdâtres.

Cuculus glandarius. Linn., Syst. Nat., 1, pag. 169.

C. glandarius ( adulte) et pisanus (jeune). Gmel., Syst. Nat. 1, pag. 411, 416.

Coccysus Pisanus. Viell., Faune Franç., 1, page 60, pl. 29, fig. 1, 2.

Grand Coucou tacheté et Coucou huppé noir et blanc. Buff., Ois., vi, pag. 126, 362.

Has. De passage accidentel.

Os. Après un fort coup de vent du sud-est, on a tué à Ténériffe une autre espèce de Coucou de couleur Dune sur le dos et sur les ailes et d’un rouge fauve sur le ventre ; la queue était fort longue.

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