‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 174 sur 243 · APHODIUS GONSPICATUS. Lin. De toute l’Europe · texte numérisé non relu

APHODIUS GONSPICATUS. Lin. De toute l’Europe

75. APHODIUS SORDIDUS. Fab. Des mêmes contrées que le précédent.

76. APHODIUS CARBONARIUS. S{urm. Insecte de l’Europe centrale.

71. MELOLONTHA BIPARTITA. Br. Petite espèce de la taille du M. Atra., Fab. D'un roux fauve, avec la tête, le corselet et l’écusson noirâtres et parsemés en dessus de points profonds et nombreux, principalement sur la tête et le corselet; ses élytres offrent deux stries peu profondes en dehors desquelles se voient trois côtes peu saillantes. Son chaperon est saillant, relevé, un peu échancré au milieu et arrondi sur les angles. Le dessus du thorax est revêtu d’un long duvet roussâtre.

78. MELOLONTHA CASTANEA. Br. Insecte voisin des précédens, mais entièrement d'un brun châtain en dessus, avec le ventre fauve. Il est couvert d’une ponctuation très-dense sur la tête et le corselet, un peu plus rare sur les élytres, et ces derniers organes n’offrent pas de stries ni de sillons distincts. La poitrine est aussi très-velue. Le chaperon est conformé comme dans le précédent , mais il est ponctué jusqu’au bord antérieur et divisé en deux parties par une suture qui s'étend transversalement

( 61 ) entre les deux yeux. Là taille de cette espèce est un peu plus grande que celle de la précédente , et son corps est plus large en arrière. |

79. MELOLONTHA FUSCIPENNIS. Br. Moindre d'un tiers que le Biparlita, cet insecte se distingue par la couleur obscure de ses élytres qui sont presque noires, tandis que tout le reste du corps est châtain. Ce petit hanneton a le dessous du corps très-velu , excepté le bout de l'abdomen, et de longs poils se montrent en outre aux bords antérieur et postérieur de son corselet, de manière à cacher presque entièrement l’écusson. La ponctuation du dessus du corps et la disposition. des stries et des côtes sur les élytres sont analogues à ce que l’on remarque dans le M. Bipartia, et la forme du chaperon est à peu près la même.

Observation. Les trois hannetons décrits ci-dessus ne se rapportent pas à la division ou au genre Rizothrogus des entomologistes ; ils présentent dans la forme globuleuse du dernier article des palpes maxillaires, qui offre en outre une dépression très-marquée à sa face supérieure , et dans la dilatation des tarses antérieurs , dont les quatre premiers articles sont velus en dessous chez les mâles, des caractères qui ne se sont présentés jusqu'ici que dans le genre connu dans les collections sous le nom de 4mphicrania. Dej. (1). Mais une considération empêchera certainement de les rapporter à ce genre. C'est que les Amphicrania ont la massue feuilletée des antennes formée de trois articles, tandis qu’elle en offre cinq dans les espèces des îles Canaries. Aïnsi que dans beaucoup d'insectes de la même famille, les antennes des femelles sont beaucoup plus courtes que celles des mâles , mais elles ont d’ailleurs le même nombre de feuillets à la massue. Les tarses des femelles ne sont ni élargis ni velus en dessous.—Il est bon de faire observer que le M. Castanea n’est rapporté ici que par analogie , le seul mdividu que j'ai vu de cette espèce étant privé de ses paites antérieures, de ses palpes et de ses antennes. Il pourrait tout aussi bien être placé à côté de l'espèce suivante.

80. MELOLONTHA OBSCURA. Br. Petit insecte de la taille du M. Fuscipennis, entierement noir ou d'un roux très-obscur. Il a comme le Castanea la parte postérieure du corps un peu plus large que l'antérieure. La surface de sa tête, de son corselet et de ses élytres, est parsemée de points plus nombreux sur les deux autres parties que sur les élytres. On aperçoit sur ces derniers organes trois sillons fort légers dont un avoisine la suture et se distingue mieux que les autres. Le dessous du corps et les bords du corselet sont revêtus de poils d’un roux brun; le chaperon est saillant, un peu relevé , à peine échancré et arrondi sur les angles.

Observation. Cette espèce s'éloigne des précédentes par la forme de ses palpes maxillaires dont le dernier article est à peine plus gros que les autres en diamètre, et par celles des feuillets de la massue des antennes , qui sont élargis en spatule comme dans le M. Vulgaris, au lieu de se terminer en pointe. Ces articles , d’ailleurs très-longs, sont au nombre de cinq. Si l’on en jugeait par la forme du corps, le M. Castanea se-

(1) IL paraît que ce genre est établi depuis long temps par M. Guérin, sous le nom de Ziagenys, dans la partie entomologique du voyage de M. Duperrey.

(62) rait probablement mieux placé dans cette division, mais la forme de son chaperon

m'a engagé à le rapporter à la précédente. Je n’ai pas vu la femelle du M. Obscura.

81. CETONIA uirTA. Fab. Insecte très-répandu dans le centre et dans le midi de l’Europe.

Longicornes.

82. CEramByx ( Monochamus ) AnNuzIcoRNIS. Br. Joli insecte qui doit être placé dans le voisinage du C. Sulor, Fab., mais qui a les élytres plus étroites en arrière et le corps généralement moins bombé. Son corselet présente de chaque côté une épine aussi forte, mais plus aiguë que dans le Sufor. Tout l’insecte est d’un roux obscur, revêtu de poils couchés d’un roux jaunâtre. Les antennes sont ornées de poils d’un gris jaunâtre qui entourent la base de chaque article et l'extrémité du précédent, et les font paraître annelées. Les cuisses présentent vers l'extrémité un anneau obscur ou noirâtre qui est dù à l’absence de poils. Les cotés de la face supérieure du corselet sont plus bruns que sa partie médiane. Les élytres sont parsemées d’assez gros points enfoncés , présentant deux côtes peu saillantes ; le seul individu que j'aie vu est un mâle; il a huit lignes de longueur.

83. CEramByx (Monochamus) ALBinus. Br. Insecte qui a la forme du précédent, mais qui est encore plus étroit que lui. Les épines de son corselet sont moins saillantes et son corps est entièrement revêtu de poils blanchâtres courts et couchés. Son corselet est parsemé de tubercules , et ses élytres offrent une grande quantité de points enfoncés, et de plus les rudimens d’une côte qui n’est visible que vers les deux tiers. Les antennes et les pattes sont d’un brun plus clair que le reste du corps; les cuisses présentent un anneau peu distinct qui est dù à l’absence des poils. Je n'ai vu que le mâle ; il est long de huit lignes comme le précédent.

8%. CazLiprum ( Arhopalus) rusricum. Fab. Insecte du midi de l'Europe et de la France en particulier.

85. CazcinioM ( Arhopalus) BayuLUS. Fab. Insecte répandu dans une grande partie de l’ancien continent, dans le nord de l’Afrique et même dans l'Amérique septentrionale.

86. CaLuiDIUM (Hosparophanes) rorinum. Br. Belle espèce, qui se rapproche du €. Mixtum, Fab. , mais qui a le corselet bien plus large en proportion de sa grosseur. Il est revêtu d’un duvet blanc et moins serré dans certains endroits que dans d’autres. On aperçoit à travers ce duvet la granulation assez forte du corselet et des élytres. Ces élytres offrent les rudimens d’une côte plus marquée dans le mâle que dans la femelle. Les deux sexes se reconnaissent, non pas à la longueur des antennes, mais à la forme du corselet, qui est elliptique dans la femelle, et trapézoïdal dans le mâle. Les côtés du corselet sont un peu inégaux dans la femelle, et présentent de gros points enfoncés, outre trois petites lignes élevées vers la base. Le corselet du mâle ; plus large en avant qu’en arrière, et couvert d’un duvet plus serré que le reste du corps, offre en arrière trois courts sillons longitudinaux, et quelques taches noires sur sa partie dorsale. L’insecte n’a pas tout-à-fait un pouce de longueur.

87. Lamia (Acanihoderus) c1BBA. Br. Espèce fort remarquable, et qui formerait

peut-être une division nouvelle dans le système proposé récemment par quelques auteurs. Elle avoisine la L. Varia, mais en diffère par sa grosseur et surtout par la forme large et convexe de ses élytres ; elle est grise et parsemée de quelques taches brunes ; son corselet offre de chaque côté une épine aiguë, et présente des pois enfoncés, profonds. Ses élytres sont parsemées de points enfoncés, dont un grand nombre est accompagné d’aspérités semblables à celles d’une ràpe. De semblables aspérités, mais plus grosses, se remarquent sur les trois côtes que présente chaque élytre. Les pattes sont entièrement grises ; les antennes sont annelées de gris et de brun. L'insecte est long de sept à neuf lignes ; il a de trois à trois lignes et demie, dans la partie la plus large de ses élytres.

88. Ciyrus WegBu. Lap. et Gory. Iconographie des coléoptères. — Cette espèce me paraît ne différer du C. 4-Punctata, Fab., que par le peu de longueur et la finesse du duvet qui recouvre son corps.

Page 1