ORTHOPTÈRES
Forficuliens.
1. ForricuLa (Forfcesila) maxtma. Br. La plus grande espèce de ce genre, sans en excepter celle nommée Gigantea. Elle est longue d’un pouce à un pouce et demi , et ressemble au F. Marüima. Gèné, par la disposition des couleurs. Cependant, elle s'en distingue essentiellement par les pinces de son abdomen, qui sont dentées dans les deux sexes. Le dernier segment de l'abdomen présente plusieurs séries longitudiuales et très-rapprochées de petits points ou de très-petits tubercules. Un gros tubercule rugueux se remarque à la base et au côté extérieur de ce même segment; les pinces de l'abdomen sont plus arquées dans le mâle que dans la femelle. Tous les individus que j'ai vus sont aptères.
2. ForricuLA (Forficesila) masor. Br. Espèce très-voisine de la précédente, dont
elle ne diffère que par la couleur pâle de son prothorax et par l'absence des deux tubercules du dernier segment de l'abdomen. Elle n’a que huit lignes de longueur. Les deux seuls individus que j'aie vus sont du sexe femelle, et dépourvus d’ailes et d’élytres.
3. Forricuza ( Forficesila) GiGANTEA. Fab. Espèce du midi de l'Europe.
4. FORFIQULA AURICULARIA. Lin. Espèce de la plus grande partie d'Europe.
5. FORFICULA ANNULATA. Fab. Espèce indiquée par Fabricius comme se trouvant aux Antilles. La description de cet insecte convient aux individus des îles Canaries, sauf la couleur du prothorax, qui est souvent rousse au lieu d'être noire. D'ailleurs, ces individus sont aptères et sont peut-être la larve de l'espèce décrite par Fabricius.
Blaltiens.
6. BLATTA Maneræ. Fab. Espèce répandue dans le nord de l'Afrique, à Madère , et qui ne paraît point rare aux Canaries. On la retrouve aux Indes orientales, et dans plusieurs parties de l'Amérique, telles que le Brésil et les Etats-Unis.
7. BLATTA AMERICANA. Lin. Espèce non moins répandue que la précédente, tant dans l’ancien que dans le nouveau continent. — Parmi les individus rapportés des îles Canaries , il se trouve une variété de cette espèce dont la base des élytres présente en dehors une bande jaune, et dont la bordure jaune du corselet, de la même nuance que cette bande, est beaucoup plus éclatante que dans le type de lespèce. Cette variété se trouvait déjà au Muséum; elle avait été rapportée de la Martinique par le voyageur Plée.
8. BLATTA SURINAMENSIS. Lin. Espèce aussi répandue que les précédentes.
9. BLATTA GERMANICA. Lin. Espèce qui possède sur celles déjà citées l'avantage de se trouver en Europe et sur le continent australien.
10. BLATTA BIVITTATA. Br. Qui se distingue de lPespèce précédente par sa taille d’un tiers moindre et par une large bande noire qui s’étend sur chaque élytre, depuis la base jusqu'aux deux tiers environ de leur longueur. Un caractère qui n’est pas moins saillant, et que présente cette espèce, c’est que les nervures des élytres sont rares et très-peu saillantes ; elles ne sont guère visibles que sur les bords et à l'extrémité. Le seul individu que j'aie vu de cette espèce appartient au sexe mâle, et semble dépourvu d’aïles sous les élytres.
11. BLarra vesTira. Br. Une des plus petites espèces de ce genre. Elle est d’un fauve brun , un peu plus clair en dessous, et ce qui la rend remarquable, c’est qu’elle a la tête et le corselet revêtus d’un duvet couché assez fourni et de la couleur du corps; le reste est d’un roux assez vif; les nervures de ses élÿtres sont nombreuses , et forment sur leur surface un grand nombre de stries sinueuses et à peu près parallèles. Le seul individu de cette collection est du sexe mâle; il a les ailes aussi longues que les élytres. Sa longueur est de deux lignes et demie.
Mantiens.
12. Manris MENDICA. Fab. Espèce regardée jusqu'ici comme propre à l'Égypte.
13. ManTIS PAUPERATA. Thunb. Espèce du midi de la France et de l’Europe, et qui se trouve aussi en Orient.
1%. MANTIS RELIGIOSA. Lin. Espèce d’une RSR partie de l’ancien continent, y compris le midi de la France.
Observations. —Les deux espèces qui ui ne sont citées ici que d’après les larves, les insectes parfaits n'ayant pas été recueillis par MM. Webb et Berthelot.
15. ManTis LIMBATA. Br. Espèce qui se place dans la division des Acantops, c’està-dire de celles qui ont les yeux pointus. Elle est rousse et même d’un roux brun sur la tête et le corselet, tandis que le reste du corps et les pattes sont jaunâtres, mais il est probable que ces mêmes parties sont vertes à l’état vivant. Les élytres et les ailes sont transparentes, à l'exception de leur bord antérieur, qui est orné d’une bordure blanchâtre moins visible sur les ailes que sur les élytres. L’insecte est long d’un pouce environ, et sa largeur, les ailes étendues, atteint à peu près deux pouces.
16. Manris GRACILIS. Br. Petite espèce qui in à la même division que la précédente; elle est brune dans l’état sec, et ses organes du vol sont d’une nuance enfumée, qui semble être due , sur les élytres, à la couleur des nervures, excepté sur le bord antérieur, où la membrane elle-même est brunâtre et bordée de blanc au bord extérieur. La membrane des ailes est d’une nuance enfumée, légèrement irisée, sur laquelle se détachent en blanc les petites nervures transversales. Cet insecte a neuf lignes de longueur, et un pouce de largeur quand il a les ailes étendues.
Locusliens.
17. PHANEROPTERA FALCATA. Chäp. Figuré à tort comme espèce nouvelle dans la planche V, n° 6, sous le nom de Phaneroptera Webbii.
18. LocusTA BREVICAUDA. Br. Insecte à peu près de la taille de notre L. viridissima, mais appartenant à la division des sauterelles dites Conocéphales , à cause de leur front avancé. Elle se rapproche beaucoup du L. Maxillosa, Fab., que l’on trouve au Brésil ; mais elle a le front moins saillant , les élytres plus lancéolées et les ailes terminées presque en pointe. Elle est entièrement verte, avec les antennes et une partie des pattes d’un jaune roux. Elle se reconnaît surtout à la brièveté de sa tarière, qui est de la longueur de la tête et du corselet réunis.
19. Decricus ALBIFRONS. Lin. Insecte d’une grande partie de l’Europe.
20. DEcricus GRiISEUS. Fab. Dans le même cas que le précédent.