‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 183 sur 243 · CAS · texte numérisé non relu

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lis, dont les antennes sont presque cylindriques ou moniliformes. Elle est d’un roux foncé, avec la moitié supérieure du corps et les élytres variés de brun et presque enüèrement bruns , et les cuisses également variées de brun; les ailes sont transparentes avec leurs nervures brunes.

Cette espèce offre une variété dans laquelle tout le corps est noir et même d’un jaune pâle après la mort. Dans le type de l’espèce et dans la variété, on distingue une petite carène médiane sur la tête et le corselet, et deux lignes latérales, mais moins élevées, sur cette dernière partie. En outre, le lobe postérieur du corselet est grossièrement ponctué et la portion suturale des élytres offre un aspect à peu près semblable , à cause du grand nombre des nervures qu’elle présente.

Cette espèce a de neuf à douze lignes de longueur, et se trouve non-seulement aux iles Canaries, mais encore en Égypte et au cap de Bonne-Espérance.

25. AGRIDIUM PEREGRINUM. Ov. Insecte répandu dans le nord de l'Afrique, depuis l'Égypte jusqu’au Sénégal. Il a été signalé pour la première fois en Orient par Olivier, et M. Dussumier l’a trouvé aux Indes orientales, sur la côte de Malabar.

26. ACRIDIUM MIGRATORIUM. Lin. Insecte plus répandu que le précédent, car il se trouve dans le midi de la France et de l’Europe, entre les localités mentionnées cidessus.

27. ACRIDIUM LOETUM. Br. Joli insecte remarquable par sa couleur généralement d’un vert clair avec une bande roussàtre le long de la carène dorsale de son corselet, et la dernière moitié des jambespostérieures d’un rouge de carmin assez vif ; la carène dorsale du corselet est peu saillante et n’est pas toujours recouverte d’une bande rousse. Il est des individus chez lesquels la couleur verte prédomine ; il en est d’autres qui sont presque entièrement bruns. J’en ai même vu un dont toute la face, le dessus de la tête et celui du corselet étaient encore d’un rose vif, ainsi que l’extrémité des cuisses postérieures ; les caractères invariables de cet insecte consistent dans une tache brune sur les côtés de la tête et du corselet, dans la couleur grisätre des élytres, dont une partie plus ou moins étendue du bord antérieur est verte dans la transparence presque absolue des aïles, et dans les trois taches du côté intérieur des cuisses de derrière, dont le côté extérieur est plus ou moins coloré en gris. Cet insecte a plus d’un pouce de longueur, et sa largeur, les ailes tendues, est d'environ deux pouces. M. Bové a rapporté d'Égypte cette même espèce.

28. ACRIDIUM ASPERUM. Br. Insecte voisin du Cœrulescens, Lin., dont il a les couleurs et l'aspect en général; mais il s'en distingue aisément par le peu de saillie de sa carène dorsale et par les sinuosités du bord de la partie postérieure de son corselet, qui offre d’ailleurs les mêmes aspérités que le Cœrulescens ; ses ailes sont en outre ornées d’une bande brune arquée, et dont aucune partie n’atteint les bords. On distingue sur les élytres de notre espèce, mieux que sur celles du Cœrulescens, deux bandes brunes , dont la première est fort large, quoique fort souvent sa partie antérieure ne soit formée que de quelques petites taches ; la couleur générale de l’insecte est tantôt d’un gris brun et tantôt d’un roux obscur ; sa taille est la même que celle du Cœrulescens.

29. AGRIDIUM COERULANS. Lin. Insecte de la plus grande partie de l'Europe, et qui se retrouve très-probablement dans le nord de l’Afrique.

30. ACRIDIUM THALASSINUM. Fab. Insecte de l’Europe méridionale , de la Grèce et du nord de l'Afrique.

31. ACRIDIUM VITTATUM. Br. Espèce remarquable par la bande jaune qui couvre la carène de son corselet. Cette carène est assez aiguë, et la bande qui la couvre se prolonge jusque sur la tête ; de chaque côté de la bande du corselet, se voit une tache brune en triangle très-allongé, dont la base est en arrière ; les élytres ont la même disposition de couleurs et les mêmes nuances que dans le Thalassinum , et les cuisses postérieures sont colorées et tachées de la même manière; les aïles ressemblent à celles du Thalassinum, si ce n’est qu’elles n’ont pas la teinte bleuâtre de ces dernières; la taille de ces deux insectes est tout-à-fait la même.

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