TOURNE-PIERRE COULON. — STREPSILAS INTERPRES
Dos roux-marron vif vers le haut avec des taches irrégulières noires, blanc inférieurement avec une large bande brune sur le croupion; plastron noir sur le cou et sur la poitrine; ventre blanc ; bec noir ; pieds orange.
Tringa Interpres. Linn., Syst. Nat., 1, pag. 248.
Strepsilas collaris. Temm., Man. d'Ornith., Are édit., pag. 349.
Morinella collaris. Mey., Væg. Liv und Esthl., pag. 210.
Le Tourne-pierre, le Coulon-chaud. Buff., Ois., vur, pag. 150, tom. x, et pl. enl. 856.
Vuzc. El Bahari, en arabe, à Maroc.
Has. De passage accidentel. à
Os. Les auteurs s'accordent à regarder le Tringa Morinella (Linn., l. c., pag. 249) comme le jeune de cet oiseau c’est alors le Coulon-chaud de Cayenne et le Coulon-chaud gris de Buffon ( Ois., pl. ent. 540 et 857).
M. Temminck, en adoptant la dénomination générique de Leisler, aurait dû conserver, comme nous l'avons fait, le nom spécifique de Linné.
Les Tourne-pierres arrivent parfois en hiver aux îles Canaries. L'un des deux individus rapportés fut tué sur la côte du port de l'Orotava, à Ténériffe, et l’autre à la Isleta de Canaria.
M. Schousboe a vu plusieurs fois ces oiseaux dans le Maroc. Ils sont assez rares aux environs de Tanger; mais ils abondent sur les bords de la rivière qui coule entre la ville de Séla et celle de Rabet, surtout à l'embouchure du Ikem et du Charrad, qu’on rencontre à quelques lieues plus au sud.
En Europe, le Tourne-pierre fait son nid dans les marais, parmi les roseaux ou dans un creux sur le sable. La femelle y dépose trois ou quatre œufs, plus petits que ceux du Vanneau, un peu moins pyriformes, d’un blanc légèrement grisâtre ou gris-verdâtre, avec quelques grosses taches couleur chocolat, plus rapprochées au gros bout.
FAMILLE 2%. HÉRODIONS. (HERODIONES. VieiLL.) ÂRDEADEÆ, — Auctor.
$ 1° AIGRETTE. (EGRETTA.)