‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 35 sur 243 · LA SÉBASTE DE LA MÉDITERRANÉE. — SEBASTES IMPERIALIS · texte numérisé non relu

LA SÉBASTE DE LA MÉDITERRANÉE. — SEBASTES IMPERIALIS

Je ne vois pas de différences spécifiques entre les individus canariens et ceux de la Méditerranée. L'espèce se pêche aux Canaries par un fond de deux cent cinquante brasses.

On l'y nomme Rubio colorado , ce qui suppose que les pêcheurs la distinguent de Ja Sébasie dont je vais parler.

SEBASTÉ A FILAMENS. — SEBASTES FILIFER.

CPI 26 5.2:)

Cette espèce est nouvelle; son caractère le plus apparent, dans les individus adultes, consiste dans

La prolongation du second rayon épineux de la dorsale , qui est quatre fois aussi long que le premier et une fois et deux tiers aussi long que le troisième. Elle a les yeux plus petits ; leur diamètre est à peine plus long que le cinquième de la longueur de la tête. Il n’y a que quatre épines au bord du préopercule. Les sous-orbitaires sont plus épineux ; les écailles sont plus grandes.

Ce précis des caractères essentiels de ce Poïsson ne laisse donc aucun doute sur la différence spécifique qui le distingue du précédent.

SE

(4) Cuv., Val., 1v, pag. 356.

La forme générale du corps ressemble assez bien à celle de la Sébaste impériale. La hauteur, égale à la lon gueur de la tête, fait le tiers de celle du tronc. Gomme les yeux sont petits, la distance du bout du museau au bord antérieur de l'orbite est plus grande que dans la Sébaste de la Méditerranée. Elle fait la moitié de la longueur prise jusqu’à la nuque. L’espace entre les deux yeux est un peu plus concave, les crêtes internes moins fortes. L’épine antérieure de l'orbite est plus petite que celle de la Sébaste impériale ; celle du nasal plus aiguë. Les trois pointes postérieures à l’orbite sont à peu près les mêmes, mais les mastoïdiennes sont plus longues. Les épines temporales sont plus sensibles; le premier sousoxbitaire a les épines du bord antérieur plus grosses, et celles du côté interne saillantes et fortes ; et la crête jugale de l’os, qui est plus long, en a trois, tandis qu’elle est lisse dans la Sébaste impériale. Le préopercule a le limbe assez large , son contour est arrondi ; il porte seulement quatre épines. Les deux épines operculaires sont saillantes , et cet os est relevé par une carène longitudinale dont l’épine inférieure semble être la prolongation. Les dents sont en carde fine, et sur une bande assez large au vomer et au palatin. L’opercule, le préopercule et le maxillaire sont couverts de petites écailles. La pectorale compte près du cinquième de la longueur totale; dans cette mesure, la caudale n’entre que pour moins d’un cinquième, Tous les rayons de la pectorale sont simples , et les six inférieurs seuls dépassent la membrane. La caudale est tronquée; la dorsale et l’anale arrondies.

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