‹ Histoire naturelle des Iles Canaries (volume 3)Chapitre 5 sur 243 · PARTIE. ) — ZOOLOGIE. “ME (ORNITHOLOGIE. }—! : RE · texte numérisé non relu

PARTIE. ) — ZOOLOGIE. “ME (ORNITHOLOGIE. }—! : RE

RNITHOLOGIE

CANARIENNE, PAR MM. P. B. WEBB, S. BERTHELOT, 1 | M. ALFRED MOQUIN-TANDON, è LS ; . DOCTEUR ÈS-SCIENCES , | | : R | . | C FANS D'HISTOIRE NATURELLE A LA FACULTÉ DES SCIENCES DE ROULOLES ETC.

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INTRODUCTION

Dans la relation de son Voyage aux Canaries, Ledru a donné un catalogue des Oiseaux qui se trouvent dans ces îles. Dans ce catalogue, il signale soixante-quatre espèces; mais il a fait plusieurs doubles emplois, de manière que le nombre des Oiseaux canariens qu'il a désigné doit être porté tout au plus à une soixantaine.

L'ornithologie canarienne, que nous publions aujourd’hui, se compose de cent huit espèces, dont soixante-quatre terrestres el quarante-quatre de rivage ou aquatiques. Nous aurions pu augmenter encore ce nombre, si nous avions voulu admettre toutes les indications fournies par les habitants du pays; mais nous avons mieux aimé rester un peu au-dessous de la vérité que faire entrer dans notre travail des espèces trop douteuses.

L’ornithologie canarienne n’est pas riche, si on la compare aux catalogues d’Oiseaux observés sur un point quelconque de la France ou de l’Europe. Ainsi, par exemple, M. Crespon a compté trois cent vingt-deux espèces d'Oiseaux dans le département du Gard (1), et M. le professeur Schinz en a trouvé trois cent onze dans la Suisse (2).

Parmi: les Oiseaux de l’ornithologie canarienne, il en est de passage et de sédenlaires.

Les Oiseaux de passage arrivent dans l’Archipel régulièrement ou accidentellement : tels sont, parmi les premiers, l'Hirondelle commune, le Martinet, le Mauvis, qui se présentent aux approches de l’hiver pour s’en retourner avec le printemps, et la Huppe, qui s’y rend, au contraire, vers le printemps, pour faire sa ponte et repartir avec l'automne. ne : SONT

Les Oiseaux de passage accidentel restent quelquefois plusieurs années sans paraître ; tels sont le Choucas, le Héron cendré, la Garzette, la Spalule, le Vanneau. Cest ordinairement après de forts coups de vent du sud ou du sud-est qu'on voit arriver quelques-uns de ces Oiseaux. Ils viennent presque toujours solitaires. Quand ils se montrent en grand nombre, il y a alors plusieurs causes puissantes et générales qui ont troublé le cours normal de quelque émigration ; c’est ce qui est arrivé au mois de décembre 1828. à un vol considérable de Guépiers.

Les Oiseaux sédentaires pourraient être divisés en huit séries : 1° les Oiseaux pélagiens, comme les Pufiins, les Thalassidromes; 2 les Oiseaux de rivage, comme l’Huitrier noir ; 3° les Oiseaux des plaines sablonneuses, comme l’Ouiarde Houbara, V OEdicnème criard; 4° les Oiseaux des champs, comme PAlouelle ordinaire ; 5° les Oiseaux des bocages, comme les divers Becfins ; 6° les Oiseaux des bois de lauriers, comme

(1) Ornith. du Gard, in-8°; Nismes, 1840.

(2) Wirbelth. der Schweiz, nouv. Mém. Soc. Helvet., 1r° part., in-4°; Neuchâtel, 1837.

(4) le Colunba laurivora ; ; T° ceux des rochers escarpés, comme certains oiseaux de proie, le Cypselus unicolor, etc. ; 8° les Oiseaux de la région des Cytises, comme le Fringilla teydea. Les espèces des deux premières séries s’éloignent fort peu de la région maritime; les oiseaux que nous rangeons dans les cinq séries suivantes appartiennent à la zône intermédiaire. La Fringille du Teyde est la seule espèce qui habite la haute région où se montrent parfois le Sylvia passerina, les Martinets, et quelques Oiseaux de proie.

Les seuls Oiseaux qui paraissent particuliers aux îles Canaries sont trois Fringilles (F. canaria, teydea, Tintillon) (1) (nous n’osons pas assurer que le Thalassidroma hypoleuca ne se trouve pas ailleurs ). Le Pufinus columbinus, le Cypselus unicolor et le Columba laurivora se rencontrent en même temps aux îles Canaries et à Madère. Un petit nombre d’autres espèces fréquentent ces îles et la côte de Maroc (2), et tout sc tgeste appartient à la fois aux îles Canaries, à l'Afrique et à l'Europe.

. Nous avons suivi, dans ce catalogue, : la méthode de Temminck en la modifiant un peu: Les ouvrages d’Illiger, de Bechstein, de Cuvier et de Vieillot nous ont servi de guides pour les familles et pour les coupes génériques. Nous avons toujours adopté, autant que possible, les noms les plus anciens. Notre synonymie est très-courte ; elle se compose principalement du nom de Linné ou de Nour d'une figure, du nom vulgaire Canarien et du nom arabe de Maroc (3). .

Nous avons placé, après le nom de chaque Oiseau, une phrase caractéristique, courte et expressive, faite d'après nature, qui le peint en peu de mots. Quand il se trouve plusieurs espèces dans un même genre, les caractères sont tous comparatifs ; quand l'espèce est seule, son caractère a été rédigé en regard des espèces congénères ou voisines de l'Europe ou de l'Afrique. Nous pensons que cette addition rendra notre catalogue plus utile. 11 suffira, en effet, à une personne peu versée dans les connaissances ornithologiques, de prendre un ouvrage élémentaire, un genera quelconque, pour pouvoir déterminer, avec notre HEQUTE tel Oiseau canarien qu’elle aura devant les veux. ; RE 'E + M0

Après l’habilat, nous avons en eiblé succinctement toutes nos observations sur la nomenclature, sur les stations des Oiseaux, sur les époques de leur arrivée et de leur départ, sur leurs variétés et sur leurs mœurs. Nous avons insisté surtout sur leur p propagation. Lun de nous possédant une collection d'œufs très nombreuse, nous y avons eu recours quand nous avons manqué de renseignements puisés aux Canaries ; c’est ainsi qu'il nous a été permis de décrire avec beaucoup d’exactitude les œufs de presque toutes nos espèces, parmi lesquelles il s'en trouvait plusieurs dont la propagation n’était pas encore connue. |

(1) Et peut-être aussi d’une espèce de Mésange ( Parus violaceus }?

(2) Les Oiseaux qu'on peut considérer comme africains, sont : le Bouvreuil Githagine, l'Engoulement ruficolle, le Coucou tacheté, la Colombe africaine, le Ganga unibande, la Perdrix Gambra, \'Outarde Houbara , le Gourt-Vite isabelle, l'Huitrier noir, le Crabicr, la Garzette.

(5) Nous devons ces derniers à l'obligeance de M. Frédéric Schousboe, fils du chevalier Pierre Schoushoe, célèbre botaniste qui résida long-temps à Tanger en qualité de consul de Danemark.

Le

ORNITHOLOGIE CANARIENNE.

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