‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 257 sur 282 · C. DRASsE · texte numérisé non relu

C. DRASsE

Se distinguent plus facilement par le faciès seul des Tégénaires, des Agëlènes , des Sparasses , auxquels ces deux genres sont joints par de nombreux rapports. Ces caractères sont : des yeux rangés sur deux lignes parallèles ou concentriques , ou à courbes opposées, places sur le devant d'un corselet pointu; des pattes courtes k cuisses renflées , et dont la quatrième paire est la plus longue, une lèvre ovalaire ou légèrement ëchancrée ; des mâchoires courbes qui entourent cette lèvre ou s'inclinent sur elle ; mais ces caractères ne se conservent bien intègres que dans les deux premières familles , savoir, les Lithophiles et les Cachées. Déjà les EahiUs, le Drasse brillant et ses congénères, se rapprochent des Tégénaires et des Agélènes par des pattes plus allongées, un abdomen plus bombé, des mâchoires moins courbées, quoique par ce dernier caractère, et par leur corselet pointu , leurs yeux parallèles , ils appartiennent essentiellement au genre Drasse. Les Spéophiles et les Pbytophilcs ont des yeux latéraux rapprochés , des corselets larges et bombés à leur partie antérieure , ce qui les rapproche davantage des Clubiones que des Drasses; mais ils appartiennent essentiellement à ce dernier genre par leurs mâchoires courbes entourant la lèvre, et aussi par leurs pattes peu allongées. Les deux genres Drasse et Clubione se touchent et se pénètrent en quelque sorte par les Spéophiles et les Parques , car deux Aranéides du même genre, de la même famille , de la même race, se ressemblent souvent moins que les Clubiones féroces ou atroces , et les Drasses atropos et égorgeurs. Pourtant si ces deux dernières Aranéides se rapprochent des Clubiones par leurs couleurs, leurs yeux, leurs mandibules renflées à leur naissance , leurs têtes larges et bombées, ils s'en éloignent et se rattachent bien au genre Drasse par la courbure des mâchoires, }a grandeur de la lèvre et les pattes à cuisses renflées. Le Drasse clubionide, que Savigny nous a fait connaître, et que nous avons annexé à la famille des Habiles plutôt qu'inséré dans cette famille , dont elle s'éloigne par ses mâchoires droites , semble établir une autre affinité entre les Clubiones et les Drasses, mais beaucoup plus faible que celle des Parques et des Spéophiles ; car si les mâchoires de la Clubiouide s'éloigne des Drasses parce qu'elles sont droites et écartées, elles diffèrent aussi de celles des Clubiones, en ce qu elles ne sont point dilatées à leur extrémité, mais cylindriques et parallèles, tandis que les yeux sur deux lignes, le corselet iM>intu , l'abdomen allongé, cyliii-

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driqne, de cette petite Aranéide, et jusqu'aux taches blanchef carrées, semblables à celles de la Nocturne , ses pattes renflées , courtes» dont la quatrième est plus longue , sont des caractères qui nous forcent à insérer dans le genre Drasse cette Aranéide cjni dans son anomalie présente peut-être des caractères assez trandiés pour former un genre à part. Les Phytophiles ont les deux paires de pattes plus longues que les postérieures ; ce qui les élaguerait également des Drasses et des Glubiones : ces pattes sout finet.ce qui )çs f^ppvocberait des Tbéridions; mais elles sonC eu inéipe ti^mps trQp çourt^i pour appartenir à ce genre, dont pourtant eUeii se rapprochent par la petitesse et la fonue bombée TersU tête de leur corselet. Mais par leurs pattes courtes , la forme de leur çorp^f et surtout leurs mâchoires, la famille des Miytophil^ appartient essentiellement au genre Drasse : pourtant on ne peut se dissimuler que ce petit groupe ne soit d'une classificatioa difficile et douteuse, parce que , Drasse par ses organes les plus esseQtiels, il s'allie sous d'autres rapports auzClubionet et aux Théridions. Si on isole les Phytophiles du genre Drasse, on troa- Tera que toutes les espèces de ce genre ont des couleurs sombras, et toujours la quatrième paire de pattes la plus longue. Ce genre se rapproche par ces caractères , et aussi par celui des yeux sur deux lipMs parallèles , du genre Latrodecte, dont les espèces TÎTeot aussi sous les pierres.

Gomme les Çlubiones, les Drasses peuvent se subdiviser ca deux sections , en ne considérant que les yeux :

I* Drasses à yeux latéraux écartés : les Lithophiles , les Cachéea et les Habiles;

a® Drasses à yeux latéraux rapprochés : les Spéophiles et les Phytophile^.

Sous le rapport des pattes , on peut paiement dÎTiser le genr» Dresse en deux sections :

I* Drasses qui ont la quatrième paire de pattes la plos loogM : les Lithophiles , les Cachées , les Habiles , les Spéophiles.

s* Drasses qui ont la première paire de pattes la pins aUongée t les Phytephiks.

«;. GLOTHO. 6i5

3»7» Gewre. CLOTHO. ( Clotho. )

Yeux au nombre de huit y sur deux lignes ; la ligne postérieure très^courbée en awant, l'antérieure légèrement courbée dans le même sens ou droite; les deux jeux antérieurs intermédiaires plus gros que les autres ; les intermédiaires postérieurs trèS'écartés entre eux , et posés assez près de l'alignement des latéraux postérieurs et antérieurs pour former auec eux une courbe latérale de chaque côté des deux gros jeux intermédiaires : tous ces jeux sont placés audessus d'un bandeau élevé.

Lèvre large à ^a base , diminuant de largeur v^ers son extrémité qui se termine en pointe , ou est échancrée ou arrondie.

Michoires courtes , très-inclinées sur la lèure , conniif entes ^ arrondies à leur extrémité.

Pattes La quatrième paire de pattes sensiblement plus longue que les autres^ qui sont presque égales entre elles.

Arânéides 5e construisant j sous les pierres , un. nid derrière une toile où elle habite av^ec ses petits >

!'• Famille. LES UROCTÉES. ( Urocleœ.)

Oerselet large , oouri , en croissant ou rénifonne, à bandeau arrondi.

Feux intennëdiaires postérieurs très -rapprochés des htéraux de la même ligne , et dont la tangente inférieure touche à leur orbite. Ligne antérieure courbée en

avant.

i^tm Ux§f^ f triangiilaire , pointue k son t strtmité.

Mâchoires courtes, à côtés parallèles , diminuant en pointe arrondie.

Araneides construisant sous les pierres ou contre les rochen une toile à tissu serr«^, attachée seu'ement par ses prolongements anguleux , et à plusieurs couches superposées, mais séparées entre elles ; et, entre ces couches, construisant un nid à plusieurs valves ou oompartiments , où elles se tiennent renfermées avec leun petits.

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