‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 258 sur 282 · I. Glotho de- DuaàND. (Cloiho Durandii,) Long. 5 lig. c^iP · texte numérisé non relu

I. Glotho de- DuaàND. (Cloiho Durandii,) Long. 5 lig. c^iP

Abdomen ovale , allongé , pointu vers l'anus , noir, avec cinq taches fauves, ou jaunes , figurant , en les joignant par des ligner, un pentagone dont la pointe est vers l'anus. Girselet beaucoup plus large que long , en croissant uniforme, d'un brun noirâtre, bordé d'une raie jaune clair. Tentacules ovales , allongées.

Clotho Durandii^ Walckenaer, dans Latreille , Gêner. Gmst. et Insect. t. Il, p. 370 (dans le Supplément). — Latreille, Règ. «nim. deCuvier, t. IV, p. 286. — Savigny, Egypte, Arachnides, p. i34. Pi. 3, fig. 6. — Uroctea quinqucmaculata , Léon Dufour, Description de cinq Arachnides nouvelles, extrait de la 14® livraison du 5' tome des Annales générales des sciences physiques , Bruxelles, in-S", p. 43, PI. 76, fig. i.

Ancien-Monde — Europe — Afrique — Dans le midi de la France, en Dalmatie, en Espagne , et en Egypte.

Le mâle un peu allongé est du reste semblable à la femelle. 11 a un conjoncteur orbiculaire à son insertion dans la cupule, mais dont le centre plus saillant est armé en dessous de deux crochets setacés, un peu contournés en spirale. Dans la femelle , le corselet n'a que i ligne 3/4 de long , et a 2 lignes de large. La quatrième paire de pattes a 6 lignes i/3. Les mandibules sont longues, minces, insérées au bas d'un bandeau élevé , articulées verticalement , mais cependant ayant entre elles une sorte de cohésion, oblonguo-cylindriques, amincies, à onglet petit. Les palpes sont gros et courts, et se reportent sur les mandibules, qu'elles masquent. Les pattes sont de la même couleur que le corselet. Duis les individus jeunes , cette couleur n'est pas brune , maïs jaune verdâtre. L'abdomen est tei*mtné par deux tentacules anale».

«1. CLorifo iiiy

longues et mousses u leur extrémité, et quatre | antres filières courtes, velues, dont l'insertion est sous l'extrémité du ventre. L'anus semble fermé par deux valves pectiniformes , qui s'ouvrent et se ferment à la volonté de l'insecte.

« Cette espèce , dit M. Dufour, établit à la surface inférieure des grosses pierres ou dans les feules des rochers , une coque en forme de calotte ou de patelle , d'un pouce de diamètre. Son contour présente sept à huit échancrures, dont les angles seuls sont fixés sur la pierre ,. au moyen de faisceaux de fils , tandis que les bords sont libres. Cette singulière tente est d'une admirable texture : l'extérieur ressemble à un tafTetas des plus fins , formé, suivant l'âge de l'ouvrière , d'un plus ou moins grand nombre de doublures. Ainsi quand cette Aranéide, encore jeune, commence à établir sa retraite, elle ne fabriqueque deux toiles, contre lesquelles elle se tient à l'abri. Par la suite , et je crois à chaque mue , elle ajoute uu certain nombre de doublures. Enfin , lorsque l'époque pour la reproduction arrive , elle tisse un appartement tout exprès, plus duvelé, plus moelleux , où doivent 6tre renfermés et les sacs des œufs et les petits récemment éclos. Quoique la calotte extérieure ou le pavillon soit , à dessein sans doute , plus ou moins sali par des corps étrangers qui servent à en masquer la présence, l'appartement de l'industrieuse fabricante est toujours d'une propreté recherchée. Les poches ou sachets, qui renferment les œufs, sont au nombre de quatre , de cinq , ou même de six pour chaque habitation , qui n'a cependant qu'une seule habitante. Ces poches ont une forme lenticulaire , et ont plus de quatre lignes de diamètre. Elles sont d'un taffetas blanc comme de la neige , et fournies eu dedans de l'édredon des plus fins. Ce n'est que vers la fin de décembre et au mois de janvier que la ponte des œufs a lieu. U fallait prémunir U progénilm-e contre la rigueur des saisons et les incursions ennemies. Tout a été prévu. Le réceptacle de ce précieux dépôt eit séparé de la toile, immédiatement appliqué sur la pierre, paijuu duvet moelleux , et de la calotte extérieure, pir les divers étages dont j'ai parlé. Parmi les échancrures qui bordent le pavillon , les unes sont tout à fait closes par la continuité de l'cloflc , len autres ont leurs bords simplement superposer, de manière que ri'roclée,sou- . levant ceux-ci , peut a son gré sortir de sa tente et y rentrer. Lorsqu'elle quitte son domicile pour aller à la chasse, elle a peu à redouter sa violation , car elle seule a le secret des échancrures

impciiétrablcs et la clef de celles où Ton peul s*inli*odaire. Lorsque les petits sont en état de se passer des soins materneb , ili prennent lear essor et vont établir ailleurs leurs logements particuliers , tandis que la mère vient mourir dans son pavilloa. •

J'ajouterai encore quelques remarques sur les habitudes de cette Aranéide, contenues dans une lettre de M. Durand , conservateur du jardin botanique de Montpellier, lorsqu'il me Fen- Toya de cette Tille , où il l'a trouvée le premier.

« Cette espèce , lorsqu'elle aperçoit une mouché qui passe autour de sa toile , en sort , et saisit l'insecte avec ses pattes de devant , en faisant un mouvement circulaire avec Textrémité de son abdomen , et , s'aidant de ses pattes , elle enveloppe Tinsécte de toile comme une poupée. Je ne lui ai jamais vu sucer les insectes. Elle les attache au-dessus de sa toile. Elle paraît ennemie de It lumière , et craindre la chaleur. Quand il m'est arrive de mettre le bocal qui la contenait au soleil , elle sortait de sa niche presque morte. »

Le nom d'Uroctée donné à cette famille est celui que M. Dnfoar avait imposé au genre Clotho , ne sachant pas que M. Latretlle Tavait déjà décrit dans l'Appendice de son Gêner. Vrust, etïnsect. d*après mes manuscrits.

Selon la figure et la description de Savigny, cette espèce a ttoli griffes aux tarses , tous trois courbes , mais les deux griffes sop^ Heures seules sont pectinées , armées de quinze à seize dents. La troisième paire de pattes est un peu plus longue que la première, et leur longueur relative , comme dans la famille suivante , ert 4, 2 , 3 et I , égales.

•^ . Glotho db Gouik>t. ( Clotho Gondotii, )

Abdomen noir, sans taches.

Latreille , Cours d'Entomologie , t. I , p. 5so. Ancien-Monde — Afrique — De Tanger, d*où elle a été rapportée par M. Goudot jeune.

:%• Famillb. les ENTO.

Corselet ovale , allongé.

JTeux intermédiaires postérieurs asseï écartés des yeut latéraux de la même ligne pour que leur tangente inférieure laisse un intervalle entre elle et l'orbite des me»» yeux latéraux postérieurs j la ligne antérieure est droite.

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