‹ Histoire naturelle des insectes. AptèresChapitre 39 sur 282 · Mtgilb GALPÉiénB. ( Jf. Calpeiana,) Long. 10 lignes · texte numérisé non relu

Mtgilb GALPÉiénB. ( Jf. Calpeiana,) Long. 10 lignes

Yeux portés sur une forte gibbosité du corselet. Couleur d*nn inm rongeatre, le ccnraelet plus clair; corselet ovale, allongé, un pen déprimé ; abdomen orale, allongé , un peu plus gros à sa partie postérieure , ,et tenant au corselet par un Tertébral trèsgros et aDongé ; deux gibbosilés carrées dans le milieu du rentre. Pattes aUongées , fines ; la quatrième paire la plus longue , la première et la seconde égales , la troisième la plus courte. Tarses épiseiix. Griffes pectinées. Digital du mâle ponrru d'un conjoncteur foâfbrme, terminé par un filet long et fin , qui surpasse les deux tiers de la longueur des palpes. Filières-tentacules surpassant en longueur la moitié de la longueur de l'abdomen.

Walckenaer, Tableau des Aranéides, p. 5, n® 6, Pi. i, fig. i et 2, ibid, Hist. nat. des Aranéides, fasc. i, PI. 8 et 9. — Hahn. Monographie der Spinnen, 3 heft. Pi. i. Die Gebûrgs, "Wiirgs-spinne

Ancien-Monde — Europe — Espagne.

Commune aux environs de Gibraltar, où on la nomme Tarentule ; on la troure dans les champs, et aussi dans les caves et dans les lieux obscurs.

Les yeux sont de couleur jaune, ils figurent un trapèze plus ctioit par en bas, et plu» allongé transversalement. Les quatre la-

232 Tll£RAPHOS£S.

domea. Cupule da digital, dans le mâle, terminée en pointe al» longée , à la base de laquelle se trouve inséré , sur un petit globule , mi conjonctenr ovale , terminé par un crochet court. Quatrième paire de pattes la plus longue , la première ensuite.

Nonreau-Monde — Amer. Mér. — Guiane.

Cette espèce , si singulière par la forme de son abdomen et ses trés-longues filières, fait partie de ma collection, et ma été donnée par M. Donmerc , qui l'a rapportée de la Guiane. Je n'ai encore ru que deux individus, tons deux mâles : dans ce sexe cette Aranéide a , à l'extrémité du tibial, un petit appendice rougeâtre qui se termine par une sorte de râteau ou peigne , formé par quatre petites dents : les pattes sont grandes, fortes, terminées par deux grifies et un ergot. Le corselet est arrondi en cœur, d'un brun rougeâtre, uniforme , légèrement bombé , pointu vers les yeux. La lèvre est petite , élargie à sa base ; les mâchoires carrées , allongées et garnies, ainsi que la lèvre, de poils fauves, dorés. L'abdomen a s lignes et demie de longueur , les filières-tentacules 3 lignes un quart , le corselet i ligne trois quarts , la quatrième paire de pattes 6 lignes. Les yeux sont eu x.

KariéU noire. Le second individu plus jeune ou plus petit , également mâle, ma pràenté un abdomen plus noir» iD$Sà dans tout le reste semblable à l'autre.

G. MYGÀIiE. 233

3* Famille. LES DIGITIGRADES MINEUSES.

Paiies amincies à leur extrémité j tarses allongés , avec des griffes terminales.

Mandibules pourvues « à l'extrémité de leur tige, de pointes ou lames droites , cornées , formant un râteau.

AftAHiDEs chasseuses courant après leur proie , et creusant un trou en terre, clos par une opercule c[u'ellesouvi*ent, et ferment, à volonté.

i** Race. LES CTTÉNIZES.

Yeaxporiù mr une gibbosUé de la iéte.

Ganelet ovalaire et arrondi à sa partie postérieure.

IHièces-tentacules courtes» peu apparentes.

Zi, MiGiLi ^ucLuss. (JU* nidulans») Long, i ponce a lignes.

Bmne, légèrement veine.

Brown, History of Jamaïca, pag. 420, n^" »• PI. 44 > fig* 3, 3 d^ 3 6, Taraniula^ 2. — Olivier, Encydopéd. Méth. t. 4, p. sSo, fl^ ii3. Latreille, Analyse des travaux de TAcadém. royale des sciences, partie physique, p. 80. — Ibid. Vues générales sur les Aranéides.

Nouveau Monde — Ue de la Jamaïque.

Suivant Brown • cette Aranéide est commune dans TSle de la JamaSqne ; on la trouve dans les lieux pierreux ; sa morsure cause pendant plusieurs heures une douleur très-vive , et est accompagnée de la fièvre et même du délire, mais on guérit facilement par les sudorifiques. Son nid, que Brown a figuré , a 3 pouces et demi de long sans Topercule, qui a un ponce de diamètre. L*opercule est repgcicntée entr*ouverte et surmontée d*une autre valrule on md , qui n a qne la moitié de son diamètre à Tendroit où il se joint k Tantre. Un nid d'Aranéide considéré comme celui de cette espèce a été envoyé an Muséum d'histoire naturelle , et décrit par Latreille en ces termes: «11 est long de 9 ponces, en forme de cône

234 THÉRÀPHOSES.

renTei^ ou d'entonnoir à sa partie supérieure , et rétréci et cylindrique ensuite , son intérieur présente y au point où finit la section conique, une saillie en forme de cordon ou de bourrelet. L*ouTerture a un pouce de diamètre. Elle se ferme au moyen d'un opercule circulaire à charnière et mobile, comme celui des Mygales mineuses , mais plus mince , très-plat , et qni , tu extérieurement, paraît être composé de plusieurs feuillets de terre appliqués les uns contre les autres. Une couche de terre de même nature recouTre le tube qui forme les parois intérieures de l'habitation. »

« Brown, ajoute M. Latreille, n a représenté que ce tube, et, d'après son dessin , l'on croirait que l'opercule est double. » Mais ce n'est pas par son dessin seulement que Brown affirme que cette espèce construit deux opercules : dans son texte Brown dit : « Son nid est représenté dans sa grandeur naturelle aTec ses deux valves , qui sont si bien arrangées, que quand elles sont ouTertes par force, l'élasticité naturelle du ligament qui les attache les referme aussitôt. » D'après cette description , il est permis de croire que LatreiUe a décrit le nid d'une espèce de Mygale mineuse différente de celle de Brown , et qui est peut-être la même que celle qui , au rapport d'Olivier, a été observée à la GnadekKipe par M; Badier , et que celui-ci considérait aussi comme la même espèce que la Mjrgale Nidulans de Latreille. L'opercule de son nid était fixée à la partie la plus élevée du trou par une charnière en soie , et se fermait par son propre poids. L'Aranéide, retirée de son nid, ne faisait aucun mouvement , et paraissait languissante et engourdie. M. Badier Ta tenue très-longtemps dans sa main sans jamais en avoir été mordue. On la trouve dans les terrains argileux et en pente dpuoe* Le tube de WJfy'gaU . nidiiUuu de> Badier est cylindiaqae , et de saêma largeur dans toute «a longueur'; il « 4 pouces 9 ligues ée long : les deux- valves ne < sont pas opposéesi'inais superpo* iées , et ont nue charnière commune : la plua gra^e et la plus krge, est sondée dans la moitié' de la< partie postérieure de l'autre, et doitia recouvrir, ainsi que les margelles du trou. . .' LatreiUe a décrit me' Mygale femelle dans U collection de la Société Linnéeime * qu'il regarde comme la MjrgmU tUduUtu , en ces tenaies: « Son corps cstlong d'an bon pouoe. et d w noir brun très-lttisanit avec le dessns.dcs paites postériemves d'un brun plus dair ;eti'abdoiBien ^ son preniter anneflu et JesjUguulea exceptés, d'un noirâtre mat; ces dernières parties sont jaunâtres. Les jambes

ctlestanessont chargés latéralement de petits grains; le second article des ayant-dernières jambes offre en dessous une sorte d'échancrure lisse , ce qui le fait paraître presque réniforme ; les Agmrr crocliets Ordinaires de l'extrémité des tarses sont arqués et sbnplet» ou san&dientelures apparentes. Les filières ^nt courtes ^1 ks deux plus grades épaisses, conTergentes » coniques et tronqnées an bout. Les yeuxt dont les deux latéraux antérieurs plus grands, sont jaunâtres. Le côté interne de la première pièce des GbelJccres est un peu éleré , et hérissé de poils et de petites aspér rltéSr Les 'dents .du râteau sont petites et nombreuses v j'en ai compté sept à huit à l'extrémité interne. Cette espèce se; rapproche dfila Mygale pionnière de Walckenaer ; mais le céphalot^horax ot plus ovale et assez brusquement rétréci rers l'extrémité postérienre. •

3a. Mtgalb màçokio;. {M* ccoMiUaria*) Long. 8 lignes, la

femelle ; le mâle 6 lignes.

Daits]« femelle , abdomen brun on^s de souris, avec une rate ciénelée « obscure sur .le do», où une suite dç triangles disposés UMigilT^^StiAlgment ^ et dout la poiute est dirigée vers la tête , côtés mouchetés de taches brunes^.. Dans le mâle : abdomen rougeâtre, Tela» sans mouchetures : griffes pectinées.

MfygaU eœmentariat Mygale maçonne. (La femelle.)

. Walckenaer f Hist» nat..4lea Ara^éides , fascw 3 , PL u>. — Ibid, Aranéides 4e la France^ dans la Faune française , p. 3 , n<^ i . -rr Dorthès, Transaction of .the Linnean Society, voL a^, PI. 17,

fig. 6. dr. ^uya^^iû Latreilla , Mém. de Ja Société d'Hist. nat.

in -4% P- m-'-^-^Jce^ maço^c^ J)ufqnrt. Observations sur qnelqoes Arachnides .quadrirpulmonairest p* 39 , PL 73^ ûg* 5 ; et dans les Amiale» d«Sc. phys. ^ V- — Sauvage, Hist. de l'^car demie des sciences, année 1768, p. 28. — Olivier, EncycL t. Vlll, p. 86.

Âfj^aU carminanSf Mygale cardenie. (Le mâle.) 6 lignes.

Léon Dufour, Observations sur quelques Aranéides, p. 28 , M. 63, fig. 4. — Latreille, Nouv. Dictionnaire dhist. t. 32 j et

236 TUÊRAPHOSES.

Analyse des travaux de l'Acad. royale des sciences , partie physi<que,p. 79.

Ancien-Monde — Europe — France méridionale — Espagne.

Latreille , dans ses Vues générales sur les Aranéides , 8*étaiit rangé à Favis de M. Léon Dufour, qui pense que la Mygale cardense n'est que le maie de la Maçonne , je n*ose pas m'écarter de Topinion de ces deux habiles entomologistes ; pourtant je soupçonne qu'il y a dans le Midi de la France deux espèces de Mygales maçonnes confondues ensemble. Dorthez a tu plusieurs fois le mâle et la femelle , et n'indique pas de différence. M. Dnfonr dit naToir jamais vu de chevrons sur le dos de la Mygale maçonne , et ils se voyaient distinctement sur l'individu que j*ai décrit et fait figurer. Olivier les a vus ; et la figure donnée par Dorthez les reproduit. Le digital du mâle ou de la Mygale cardeuse est , conmae dans l'Araignée Yalencienne, poiuru d'un conjoncteur globuleux à sa base , tenniné en pointe courbe , et nullement bifide , suivant M. Léon Dufour , tandis qu'au contraire , suivant M. Latreille » ce conjoncteur, semi-globuleux , se termine en une pointe bifide. (Latreille , dans Guvier , Règne animal , t. lY, p. sSo. ) Il est bien probable que ces deux excellents observateurs, ne se contredisent, que parce qu'ils n'ont pas eu la même espèce sous les yeux. M. Léon Dufour croit que le mâle de la Maçonne ou la Mygale cardeuse ne fait jamais de trou ; mais cela n'est pas probable , puisqu'il a , de même que la femelle , cinq dents articulées et mobiles, formant râteau à l'extrémité de la tige des mandibules, et que les pattes sont de même , pourvues de deux griffes pectînées et d'un ergot. La lèvre ou le labium dans la Mygale maçonne est un carré long transversal, peu élevé. Les yeux figurent aussi un carré long transversal : les quatre extérieurs ovales, les quatre intérieurs ronds; les intermédiaires antérieurs plus gros , et reculés sur la ligne qui sépare les yeux postérieurs et antérieurs; les intermédiaires postérieurs , les plus petits de tous, et reculés sur la même ligne que l'extrémité des yeux latéraax postérieurs.

Il paraîtrait , selon les observations de Dorthez , qu'après la ponte cette espèce vit en société avec son mâle , puisqu'elle a été tronvéeavee lui accompagnée d'une trentaine de petits. Alors il est présnmable que le mâle aide la femelle dans la fabrication

G. MTGAZ.S. 237

de ton tron , et on expliquerait pourquoi la Mygale cardense na jamais été trourée dans nn nid qui lui fût propre. Selon Dorthez , c est la nuit qu'elle trayaiUe k son habitation. L'abbé Sanrage a bien décrit les habitudes de cette espèce, qui creuse nn trou cylindrique de sept pouces de long , rond , tapissé de soie, parfaitement clos par une opercule à charnière, qui s'ouTre et se ferme à la Tolonté de l'Insecte. L'ourerture du trou a cinq lignes de diamètre. Elle pond en septembre et en octobre.

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