Mtgàlb nomaixE. (M. fidiens,) Long, xo lignes
Abdomen d'un roux bran , uniforme , griffes aimées d'une seule dent à knr base.
Walckenaer, Aranéidesde Franoe(dans la Faune française), p. 4, PI. s , fig. s et a. — Audouin , Obsenr. sur le nid d'une Araignée oQQStniît en terre , dans les Annales de la Société entomol. t. 3 » p. 6^5 , pi. 14 , fig. I à 6. — Migale Sauvmgeiii, Dufour, Obserr. nr quelques Arachnides quadri-pulmonaires, dans les Annales des iciences physiques, t. 5, p. s; ,n^ 2 , PI. 73 , fig. 3. — Jraignée de Sauvage , Latreille , Mém. de la Soc. d'hist. nat., in-4® , p. i s5. — jdr» Sauvagetii , Rossi , Memoria délia Societa italiana , roi. 4, p. i3s-i34 , fig. 7 à 10. — Id. Fanna Etrusca , t. II ,p. i38; t. III , FI- 9» fig- "•
Ancien-Monde — Europe — lie de Corse.
Cette espèce se distingue facilement de la Mygale maçonne par nn corselet plus large , plus carré , plus élevé. Ses yeux sont ansM plus espacés , les deux latéraux postérieurs sont plus éloignés des deux latéraux antérieurs. Les mandibules sont aussi plus grosses et plus inclinées ; elles ont un râteau composé de dix dents on lames, sans compter trois plus grosses , dont une isolée » placée pins en dehors , sur une légère saillie au-dessus du crochet de la mandibule.
On la tronre dans l'île de Corse, sur les bords des chemins ; elle sort de son tron la nuit. Un petit bloc de terre, déposé dans la collection du Muséum d'histoire naturelle de Paris , présente sur lune de ses faces, quatre nids de Mygale pionnière, ce qui, dit très-bien Latreille , autorise à présumer que ces animaux rirent en bons Toi-
238 THÈHAFHOSES.
sins , et sans se dërorer les nns les antres. M. Andouin a examine eesnidsaysc attention «t les a très-bien décrits. Lie tttbeqoe constmit cette Arattéide n'tesftpak^inipleitaent creusé dans la terre argt* lense qui fiMnne la masse de la motte , il est creusé à la mnnière d'unpoîts,' o'est-à-dire qu'il a sa muraille dereyétement formée par unecapëoe demortier assez solide , muraille qui peut étreentière- Bsent isolée de la masse qm^>DAoure. La partie intérieure de cet ouvrage de maçonnerie semble avoir été faite arec un mortier plus fin que la partie extérieure^ -elle est unie & la surface comme tà elle eût été passée à la truelle. De plus, elle se trouve rerétne d'une double tapiils^e,.dont la plusgrossièreestappliquéeinmiédiatement sur la muraille , tandis que celle qui forme la tenture de cet appartement est 'fine et a Taspect d*un papier satiné. La porte qui ferme ce conduit est un disque plus large en haut qu'en bas , maintenu en place par une charnière , et reçu dans un érasement ^4m'nBe*fegrur6, qui oiot le tube hermétiquement. An dehors , cette porte ne présente qu^une surface raboteuse, qui se confond aVoc le sol enrirennant , mais an dedans elle est polîe , et tapissée comme le reste du conduit. Quoique cette ptoten*ait guère que iroia lignes d'épaisseur, elle est formée par la superposilkm de plus de trente couchea de terre séparées les unes des antres par autant de couches de toile. Toutes ces assises successiTes s^endMl* tent les. nnes4ians les antres, comme les poids- de cuivre k l*a* sage- de nos petites balances. Les couches de toilè se terminent an pourtour de la porte ; mais toute la partie de l'orifice du tube qui reçoit ce couvercle est taillée en biseau , comme les bords de cette porte, mais en sens inverse, de sorteque l'air ni le plus petit insecte n'y peut pénétrer. Les couches de toile; dans une portion de la rondelle qui forme la porte , se prolongent dans le mur même , et forment ainsi par leur réunion une charnière dont la force et l'élasticitésonten raison du nombre des couches, et par conséquent pro portionnéesau poids de la porte. Par cette construction cette porte s'ouTre lorsque l'Araignée la soulève , mais lorsqu'elle est sortie , elle se réferme d'elle-même aussitôt. A lendrott opposé aux gonds de cette porte , se trouvent une trentaine de petits trous , où TAraignée se cramponne quand elle veut empêcher qu'on ouvre sa demeure. Rossi dit qu'après avoir détruit l'opercule d'une de ces Aranéides , elle le reconstruisit dans l'espace d*un jour, mais qu'il n'était plus mobile. Avec Latreille on peut inférer de là qu'elle calfeutre sa porte après la ponte, et «Uz approches de
G. MYGALE. aSq
Iliirer. Ro»î dit aussi qn*elle porte ses petits sur son dos lorsqu'ils sont éclos. Ce serait , a le fait est eacaot ; un. rapport de plus entre ces Aranéides et les Lycoses. Les fourmis sont ks grands ^nn<T"«« des Aranéides maçonnes.