Mtgale sicxliemnb. ( M. sicula, ) Le mile
Yeoz portés sur une très-légère éminence ; les quatre yenx antrieurs tont ronds, sur une ligne presque droite; lesintermëdîaires antérieurs n'étant que peu reculés à l'égard des antérieurs. Gotps d'un brun foncé uniforme ; extrémité de l'article tibial des deux pattes antérieures , dépourvue d'apophyse pointue dans les deux sexes; tontes les|jambes, et le premier article des quatre tarses postérieurs armés d épines ou de piquants allongés ou mobOes. Les griffes supérieures découvertes , dentelées; mandibules dont la tige , à son extrémité supérieure , est munie de petites dents an nombre de six ou sept. Ventre qui présente une éminence entre les deux premières opercules branchiales. L'organe copulatenr du maie dilaté et renflé à sa base antérieure. La pointe du eonjonctenr est indivise, et droite.
Latreîlle, Cours d'entomologie , p. 509. Ibid. Vues générales sur las Aranéides , Nouvelles Annales du Muséum d'hist. nat. t. I , p. 71 ou p. 12 du Mémoire tiré à part.
Ancien-Monde — Europe — Sicile.
Cette espèce, qui se trouve en Sicile, et qui ne m'est connue que par la description incomplète de Latreille , me paraît devoir former une race à part entre les Digitigrades inermes et les Digitigrades mineuses, et démontre surabondamment l'impossibilité de séparer génériquement des autres Mygales les Mygales mineuses. LatreiUe a oublié d'indiquer la forme du corselet , ce qui laisse incomplet le caractère de la race. Les deux plus grandes filières dans cette espèce sont médiocrement saillantes , cylindroconkpies , arec le premier article plus grand et le dernier court. Les dents des mandibules sont au nombre de six on sept.
Mygaix db Bakkow.
ie noaune ainsi provisoirement , et en attendant qn^elle soit mieux connue , une Aranéide décrite par ce toyageur dana lai termes suivants :
àfTÈnsj Touz t. t'6
34a THÊRAf AOSEd.
c Son corps , y compris ses jambes courtes , a trois pouces de diamètre. Il est noir, couvert dé poils ; ses jattibès sont légèrement tachetées ; le devant de la tête est rouge. Elle vit sons terre « et construit au-dessus de son trou une couverture composée de terre et de fiente liée par une substance qu'elle file en la retirant de ses entrailles. Cette couverture tourne sur une charnière. Lorsque l'animal épie sa proie , il se tient auprès du couvercle entr'onvert , prêt à s'élancer sur les insectes dont il se nourrit. A l'aspect du danger l'Araignée ferme son couvercle , et , peu d'instants après 4 elle l'ouvre, avec précaution, pour voir si l'ennemi « fait sa retraite. »
Èarroi^'s, Tra^tts into the interioràfiouthern Jfriea,i, ï, p. Sgi. — Trad. f^anç. t. Il, p. 274.
Ancien-Monde — Afrique , dans la régiou du cap de Bonne- Espérance.
Bairow dit que les Boschîman^ des environs de Khamies-Berg lljiêlent le jus de cette Aranéide avec celui de la bulbe de l'Amj^ rillis disticha pour empoisonner leurs flèches.
G. OLÉTÈftE. 4/{3
M***<W><*« ■ I ixAua^iOJ-^^^^,^
2' Gehre. OLETERë. ( Oletera. )
Teiix aa nombre dé huit , fbrmant un groupe ratha^sé Sur le deifdni\du côfselet entre les mandibules : trois de dhaque coté en un triangle dont r angle le plus aigu est dirigé en apam ; hideux autres situés entre les précédents sur une ligna transverse.
Lèvre petite , semi^-oualaire , insérée sous les md^ choires.
Mâchoires dii^ergentes ^ allongées ^ coniques ^ dilatées à leur base , et se terminant en pointe à leut extrémité.
Palpes courts ^ minces , insérés iur une dilatdtioh de ta base des mâchoires.
Paltéê allongées , fines ^ peu Inégales entte elles.
ÀMAiriiDEs chasseuses ^ courant après leur proie et sê treusaht des souterrains quelles garnissent d'un tube dé soie , dont une partie pend en dehors , et ou elles se renferment.
t. OvhiKt Attw. ( OUieta Jtrpà. ) long. 9 ligîiel.
Le mâle est d'im noff lulsâtit , la femelle d*Ûli bfttb roiigeâéfé. L'aMomen , comme le corselet , est glabre , luisant , non Veln. Ub eorSelet grand, et plui large à Sa partie àtitériëùre que dans tant té reste de sa longueur , et se rétrécissant graduellement k èà partie postérieure. L'abdomen ovofde ra éti grossissant yèrs Tanns. Les UlÉiidilmles sont trèé-proéminentes, à doè très-arqué , ayant à la baie da crochet et près de son Insertioh trofs pointes ol)tn8et
^44 THÉRAFH08ES.
oa trois proéminences qui ne sont lisibles que lorsque Tinsecte a ses crochets reployés. La quatrième et la première paire de pattes presque égales , mais la quatrième est la plus longue , la troisième la plus courte. Les griffes sont petites et pecUnées. Le digital des palpes du mâle se termine par une capsule ovale peu renflée., allongée , pointue , qui^est pourvue à rinléricur d'un conjoncteur globuleux à sa base , et terminé pv un prolongement bifide et crochu , armé d'une petite épine.
JraneaPicea, Saïzer ùbgekartzte Geschiehte der Insecicn^ p. 164, PI. 3o, fig. 3. — Aran, tubterranea, Roemer, Gêner. Ins. PI. So , fig. 2. — Mxpus Sulzeri, Latreille , Gêner. Crust. et Insect. 1. 1», p. 85, tab. 5, fig. t. — Al^e de Sulzcr , Léon Dnfonr, Ann. des Scienc. phys. t. V, p. 84, PI- 7-3, fig. 6. — Oléière Jljrpe ."Walckenaer,Tab. des Aran. p. 7, PI. i", fig. 8, 9, 10. — Jbid. Hist. nat. des Aranéides , fasc. 2 , n^ 6. — Ibid* Aranéides de France » p. ;• PL 2, fig. 3. — Jljrpus Sulzerij Hahut Monographie der Spinnen. ;i Heft, 1829, in-4'. PI !'•.
Ancien-Monde — Europe — France , Franche-Comté — Suisse.
On rencontre le maie plus souvent que la femelle. Cette Aranéide construit dans les endroits un peu humides une galerie souterraine d'abord horizontale , mais qui s'incline ensuite ; elle file dans l'intérieur de ce trou un tuyau de soie Manche très-serrée , qu'elle fortifie avec des brins d'herbe et de mousse , ^t au fond duquel elle pond ses œufs, qui présentent une masse ovoïde, enveloppée d'une toile blanche et fixée aux deux bouts avec de la soie. Elle laisse pendre une partie de toa tube en dehors du trou pour en protéger l'entrée. Cette partie externe a deux ou trois pouces de longueur ; son diamètre est de six lignes; le tissu de ce tuyau est très-serré et très-fin , très-blane, et ressemble au cocon de plusieurs chrysalides. Il est partout d*une largeur égale , et se termine un peu en pointe à son extrémité inférieure. Cette extrémité est attachée à un paquet de bourre de soie . entrelacé avec des fibres des plantes. Ainsi le fond de ce tube se trouve garanti par celte bourre de l'humidité de la terre. Nous avons trouvé les petits de cette espèce édos à la mi-«eptembre dans son nid , au nombre de trente-deux.
M. Lucas a observé que la variété de cette espèce • que l'on (rouTe dims lei environs de Lyon , est plus noire que celle qu'aq
G. OLÉTÈRE. :i,|5
rencontre en Normandie. Les individus que j'ai ms provenant de Normandie étaient tous plus gros et d'une couleur plus claire que celle des environs de Paris. Des observations suivies peuvent seules ai^rendre si ce sont des espèces des variétés on seulement des différences d'espèces.